
L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) est une aide financière versée à une personne âgée en perte d’autonomie pour l’achat de biens et de services définis par un plan d’aide personnalisé élaboré par une équipe médico-sociale.
Elle peut financer des services, des professionnels qui vont permettre le soutien à domicile d’une personne âgée handicapée ou financer le soutien à la perte d’autonomie d’un résident en maison de retraite. Elle peut aussi servir au financement d’une place en accueil de jour, de l’hébergement temporaire, des aides techniques, des travaux d’adaptation du logement.
Qui peut demander l’APA ?
Les personnes de plus de 60 ans confrontées à une perte d’autonomie (physique ou mentale) nécessitant une assistance pour le quotidien. L’appréciation de la dépendance s’effectue à partir de la “grille AGGIR” ( Autonomie Gérontologique Groupes-Iso-Ressources) qui répartit les demandeurs de l’APA en six groupes, des plus dépendants (GIR 1) aux plus autonomes (GIR 6). Seules les personnes relevant des groupes 1 à 4 sont susceptibles de toucher l’APA.
Comment est-elle calculée ?
L’APA est une aide différenciée selon les besoins relevés par le plan d’aide, la nature des aides nécessaires et vos revenus (certaines ressources étant exclues du calcul). En outre, les règles de calcul présentent des différences selon que vous résidez à votre domicile ou en établissement :
A quel moment est-elle versée ?
Le 1er versement de l’APA intervient pour le mois suivant sa date d’attribution sauf cas particulier. Elle est ensuite versée au plus tard le 10 du mois pour lequel elle est servie. Elle peut être versée directement au bénéficiaire ou aux structures professionnelles (services d’aides à domicile, établissement…) qui mettent en œuvre ce plan d’aide.
L’APA fait l’objet d’une révision périodique, dans un délai fixé lors de son attribution. Elle peut être aussi révisée à votre demande, ou à celle du président du conseil général en fonction d’éléments nouveaux.
Besoin de financement
La part des aides de l’État permet de couvrir environ 25 % à 30 % du montant mensuel moyen dépensé par une personne dépendante. Le financement de la perte d’autonomie repose aujourd’hui sur la solidarité familiale et des ressources complémentaires comme l’assurance-vie et l’assurance dépendance.
5ème branche de la Sécurité sociale, l’Etat réfléchit à la mise en œuvre d’un financement mutualisé du panier de services en réponse aux besoins du grand-âge. A suivre…
Article mis à jour en février 2010.
En savoir plus
Parce que le premier besoin des personnes dépendantes est d’avoir les moyens financiers suffisants pour assumer les frais liés à la perte d’autonomie, pouvoir rester chez soi et ne pas être à la charge de leur famille, on a tout lieu d’estimer que la préparation du grand âge est un acte patrimonial aussi nécessaire que d’autres.
Actuellement plus de 900 000 personnes âgées sont partiellement ou totalement dépendantes et, du fait de l’accroissement de l’espérance de vie, elles seront 1,5 million en 2040. Or, la dépendance coûte cher. C’est donc dès à présent que la question doit être envisagée.
Vous hésitez ? Pourtant, lorsque l’on sait que les frais de la dépendance peuvent atteindre 20 000 euros annuels
Seule une étude personnalisée permet de choisir l’assurance la mieux adaptée. De plus, il faut garder à l’esprit que la dépendance liée au grand âge est forcément progressive. Attention, donc, aux contrats ne couvrant que la perte totale d’autonomie.