Actualité des marchés financiers - 13 avril 2020

Décryptage macroéconomique et convictions AXA Investment Managers au 13 Avril 2020

Information publiée le 14 avril 2020 - Rédaction : AXA Investment Managers

 

  • La récession du premier semestre 2020 est plus profonde qu'on ne le pensait initialement, nous avons abaissé nos perspectives de croissance mondiale pour 2020 à -1,8 %. Les prévisions de chaque pays sont réduites de la même manière : Les États-Unis : -3,2 %, la zone euro : -4,6 %, la Chine : 2,3 % et le Japon : -5,8 %.
  • Cependant, nous prévoyons un solide taux de croissance mondiale de 5,4 % en 2021, soit le taux le plus rapide depuis 2010. Cette tendance se retrouvera dans les différents pays, notamment aux États-Unis (4,0 %), dans la zone euro (5,2 %), en Chine (8 %) et au Japon (3,3 %).
  • Les économies mondiales et la plupart des économies internationales devraient encore connaître des conditions d'offre excédentaire et un écart de production négatif jusqu'à la fin de 2021, ce qui laisse supposer que les conditions de désinflation se poursuivent.
  • Nos prévisions sont fondées sur une hypothèse donnée de la trajectoire de COVID-19 et sur des sources de données économiques en temps réel. L’analyse future examinera plus en détails d'autres hypothèses sur la réaction du marché du travail, l'efficacité des politiques et les effets à long terme.

Les principales convictions d'AXA Investment Managers

  • Actions : exposition globale réduite à court terme

La situation s’améliore en Europe mais reste à surveiller aux Etats-Unis. L’impact sur la croissance et le PIB sera plus élevé que prévu et devra tenir compte de la durée de normalisation de l’activité une fois que la crise sera derrière nous.

  • Obligations : exposition neutre

Malgré une volatilité extrême sur les marchés obligataires au mois de mars, nous restons vigilants face à l’augmentation des dégradations de notation mais profitons des primes offertes sur le marché primaire.

  • Actifs risqués : vision constructive à moyen terme

Bien que notre exposition aux actions reste faible dans les portefeuilles diversifiés, nous réaugmentons l’exposition aux actions dans les secteurs que nous estimons les plus à même de traverser les turbulences actuelles. Les stratégies de croissance ainsi que les tendances de long terme montrent leur résilience face à la crise.

Le point avec les experts d'AXA Investment Managers

Point macroéconomique par Gilles Moëc, Chef économiste du Groupe AXA et Directeur de la recherche d'AXA Investment Managers

Le choc a commencé avec l’épidémie et se finira sans doute avec. Les nouvelles sont relativement bonnes en Europe continentale, à l’image de l’Italie où le taux de croissance de la propagation diminue avec un nombre de nouveaux cas journaliers inférieur à 4 %. La levée du confinement devrait se mettre en place très progressivement en Europe à compter de la fin du mois d’avril.
Aux Etats-Unis, malgré le ralentissement du nombre de cas, le rythme de progression est toujours important et le pays a atteint un seuil critique. A ce rythme, la normalisation de la situation devrait s’observer à la fin du deuxième trimestre.
Le choc du confinement est estimé à 30 % du PIB. Alors que l’impact sur la croissance en 2020 sera encore plus fort que nous l’avions estimé, il faudra également tenir compte de la vitesse de normalisation de l’activité une fois que le confinement sera terminé. L’investissement est freiné face à cette incertitude, tandis que les marchés restent hésitants quant à une reprise au troisième ou au quatrième trimestre.

L'impact sur les stratégies multi-actifs par Serge Pizem, Responsable monde de la gestion Multi-Asset

A la lumière des relatives bonnes nouvelles, nous avons ré-augmenté notre exposition aux actions en renforçant certaines de nos positions sur les secteurs de la technologie, les paiements numériques, la cybersécurité, la santé, les gaz industriels ainsi que sur certaines sociétés de services financiers.
Sur la poche obligataire, nous sommes constructifs sur le Credit Investment Grade ; les spreads sont attrayants, alors que la classe d’actifs bénéficie des programmes d’achat des banques centrales. Nous participons également aux émissions primaires pour bénéficier des primes offertes par les émetteurs.
Les entreprises vont prochainement publier des résultats en baisse et nous accorderons une importance toute particulière à la qualité des annonces et des perspectives envisagées, les marchés y seront sensibles.

L'impact sur les marchés actions par Stéphane Lago, Spécialiste des investissements actions thématiques

Après le rebond des marchés actions sur la fin du mois de mars, nous nous tournons vers un monde « post coronavirus », fort d’une bonne résilience de nos stratégies de croissance.
Nous sommes convaincus que de nombreuses opportunités continueront de voir le jour dans le commerce en ligne, la cybersécurité et la « supply chain ».

L’impact sur les marchés obligataires par Christophe Herpet, Responsable monde AXA Fixed Income

Dans un mois de mars intensément volatile, nous observons des anomalies sur les problématiques de « Funding » à court terme aux Etats-Unis et sur les taux réels en Europe qui demeurent anormalement élevés et pourraient handicaper l’économie réelle s’ils persistent à ces niveaux-là.
Nous voyons des opportunités sur le marché primaire et profitons des primes offertes par les grandes entreprises américaines et européennes émettrices de dette.
Nous restons vigilants quant à la très forte augmentation des dégradations de notation depuis le 22 mars et n’hésitons pas à vendre les « fallen angels » pour nous prémunir du risque de défaut.

Cette semaine dans le monde

Etats-Unis

La semaine dernière

  • La Fed annonce un paquet de mesures de 2,3 milliards de dollars pour faciliter les prêts dans l'économie réelle
  • Les demandes d'allocations de chômage augmentent de 6,6 millions
  • Les nouveaux cas de virus commencent à se stabiliser dans les « points chauds »

A suivre cette semaine...

  • Les demandes d'allocations chômage après une hausse de 17 millions en 3 semaines
  • Les signes du mois de mars ont un impact sur les ventes au détail et la production industrielle. Nous prévoyons une baisse du PIB de 1,6 % (an.) au 1er trimestre 2020, ce qui marquera le début d'une récession.

Europe

La semaine dernière

  • La BCE a assoupli son cadre de garanties pour donner plus de liquidités aux banques - les mesures comprennent une réduction des décotes de valorisation des garanties.
  • La Banque de France estime que le PIB aurait pu chuter de 6% au 1er trimestre 2020.

A suivre cette semaine...

  • Nous sommes concentrer sur les données de covid-19.
  • Des mesures budgétaires supplémentaires seront probablement annoncées, nous pourrions voir des nouvelles sur une éventuelle stratégie de sortie, en particulier en Italie.

Chine

La semaine dernière

  • La Chine a encore renforcé les restrictions pour contrôler les infections importées.
  • Le président Xi a demandé que la reprise
    économique progresse pleinement.

A suivre cette semaine...

  • Les données de mars montrent une amélioration par rapport à février, mais une croissance négative par rapport à l'année précédente.
  • Le PIB du premier trimestre se contractera de 7,5%, avec des risques à la baisse.

Marchés émergents

La semaine dernière

  • La banque centrale polonaise a réduit les taux de 50 points de base à 0,50, tout en lançant des achats de dette publique. La Hongrie a relevé ses taux pour limiter la dépréciation du HUF et a également lancé un programme d'assouplissement quantitatif.
  • La Thaïlande et Singapour ont également annoncé des mesures de relance budgétaire sur COVID-19.
  • L'inflation au Mexique est de 3,25 %, contre un taux cible de 3 %. L'inflation au Brésil est de 3,3 % inférieure à l'objectif de 4 %.

A suivre cette semaine...

  • Indice des prix à la consommation de mars en Pologne.

Sur les marchés

 

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