Les aides publiques constituent un soutien de taille pour les entreprises françaises innovantes. D’après une enquête relayée le 25 novembre 2024 par Insee Première, une publication de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), l’État a apporté son soutien financier à près d’une entreprise engagée dans une activité d’innovation sur cinq (19 %) entre 2020 et 2022.
Ces mesures d’aides publiques se sont traduites par des exonérations fiscales, comme le crédit d’impôt recherche (CIR) ou le crédit d’impôt innovation (CII), ou d’autres types d’exonérations fiscales ou sociales dédiées à la recherche et développement (R&D). Durant cette période, 18 % des entreprises innovantes indiquent « avoir reçu des soutiens financiers publics (provenant) des collectivités territoriales (région, département, commune, etc.), d’organismes gouvernementaux ou (…) à la fois d’organismes gouvernementaux, de collectivités territoriales ou de l’Union européenne ». C’est dans le secteur de l’information-communication que « les entreprises innovantes ont le plus souvent perçu des exonérations fiscales (54 %), mais aussi utilisé des soutiens financiers publics (32 %) », remarquent encore les auteurs de l’étude.
Autre enseignement : « Les entreprises de 250 salariés ou plus bénéficient plus fréquemment de financements pour innover de la part d’organismes gouvernementaux nationaux (17 %) que les entreprises de 10 à 49 salariés (10 %) ». L’Insee relève, par ailleurs, qu’en 2022, les sociétés « ayant déclaré des dépenses pour des activités d’innovation y ont consacré en moyenne 10 % de leur chiffre d’affaires ». Ces dépenses concernent en grande majorité la R&D (pour 90 % des coûts), mais aussi l’acquisition de machines, d’équipements ou de droits à la propriété intellectuelle.