Les « petits » patrons sont des inconditionnels de l’apprentissage. D’après le 80e baromètre de conjoncture de Fiducial sur les très petites entreprises (TPE) dévoilé le 7 juillet 2025 et réalisé auprès de 1 003 dirigeants de TPE employant moins de 20 salariés, 52 % des sondés déclarent avoir déjà recruté un salarié en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation au cours des dix dernières années.
Parmi eux, 18 % ont embauché des alternants de manière permanente ou continue durant la période. Plus la TPE est grande et plus elle a recours à l’apprentissage : 64 % des entreprises de 6 à 9 salariés et 67 % de celles de 10 à 19 salariés. Les dirigeants, qui ont fait appel au dispositif, ne le regrettent pas. Plus de huit sur dix (84 %) d’entre eux ont une bonne image de l’apprentissage, dont 23 % ont une « très bonne image ». Ils sont 85 % à considérer que l’apprentissage facilite le recrutement du personnel et 78 % que les formations proposées permettent de s’adapter rapidement à l’évolution des métiers ou à l’émergence de nouveaux métiers. Près de neuf sur dix (89 %) apprécient les aides et déductions fiscales liées à ce type de contrat. Ce pourcentage est en hausse de 11 points par rapport à 2016 (78 %), preuve de l’importance des récentes incitations fiscales instaurées par les pouvoirs publics. Au final, 82 % des dirigeants de TPE estiment que l’apprentissage a un impact positif sur leur entreprise, dont 20 % « très positif ». Seul point noir : 78 % des patrons sondés disent rencontrer des difficultés à trouver « un bon apprenti facilement ». Un score en hausse de 5 points par rapport à 2011, souligne le baromètre Fiducial.