Les défaillances d’entreprises en France ont été au plus haut en 2025.
D’après les chiffres communiqués le 19 janvier 2026 par le cabinet Altares, notre pays a enregistré l’ouverture de 69 957 procédures de liquidation, de redressement judiciaire et de sauvegarde sur l’ensemble de l’année dernière. Ce chiffre affiche une progression de 3,1 % par rapport à 2024. Sur le seul quatrième trimestre de 2025, le nombre de défauts d’entreprise a atteint 19 024, note Altares, qui évoque « un record absolu pour cette période », dans la mesure où cela correspond à « 4 000 jugements de plus que la moyenne des T4 des quinze dernières années ». Néanmoins, le cabinet indique que le rythme de progression s’inscrit dans une tendance « en très net ralentissement » depuis plusieurs mois : + 1,7 % sur un an, après + 10 % au quatrième trimestre 2024, + 38 % fin 2023 et + 48 % fin 2022.
Dans le détail, ce sont 47 078 liquidations judiciaires qui ont été prononcées sur l’ensemble de 2025, soit une légère hausse de 0,9 % sur un an (il y en avait eu 46 640 en 2024). De leur côté, les redressements judiciaires (RJ) ont augmenté de 8,6 % en 2025, pour 21 336 jugements enregistrés. Avec 1 543 enregistrés, le nombre de procédures de sauvegarde a diminué l’an dernier de 0,4 % par rapport à 2024. Le cabinet Altares constate que les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) d’au moins 100 salariés « apparaissent particulièrement exposées » : 236 d’entre elles ont fait l’objet d’une défaillance en 2025, soit une hausse annuelle de 18,6 %. Parmi les secteurs concernés figurent principalement l’industrie manufacturière (21 % des défauts), les services administratifs aux entreprises (19 %) et le secteur social (12 % des faillites d’au moins 100 salariés l’an passé). Enfin, sur le plan géographique, plusieurs régions ont affiché une amélioration en fin d’année. C’est tout particulièrement le cas de la Normandie, qui enregistre la meilleure performance du quatrième trimestre (760 défaillances au cours des trois derniers mois de 2025, soit – 12,1 % par rapport au T4 de 2024), alors qu’elle présentait la plus forte dégradation de l’Hexagone (+ 31 % sur l’année 2024). À l’inverse, la situation reste très dégradée en Corse, en Pays de la Loire et dans les territoires d’Outre-mer.