Le Code du travail prévoit que l’employeur doit prendre en charge les frais engagés par un salarié dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail. Les frais occasionnés par l’exercice du télétravail – notamment les frais de matériel informatique, de connexion et de fournitures diverses – en font partie.
Le remboursement de ces frais peut s’effectuer par le versement d’une allocation forfaitaire, exonérée de cotisations et de contributions sociales. Comme le rappelle Bercy dans une note mise en ligne le 3 février 2026, « le montant de cette indemnité versée par l’employeur au salarié en télétravail varie en fonction du nombre de jours télétravaillés et de l’existence ou non d’un accord collectif ». Le ministère de l’Économie et des Finances en profite pour communiquer les plafonds pour cette année. En l’absence d’un accord collectif (convention collective, accord de groupe, accord professionnel, accord interprofessionnel) ou d’une charte élaborée par l’employeur après avis du comité social et économique (CSE), l’allocation forfaitaire de télétravail fixée par jour ne peut excéder, depuis le 1er janvier 2026, 2,70 euros, dans la limite de 59,40 euros par mois. L’allocation fixée par mois, qui varie selon le nombre de jours télétravaillés par semaine, ne peut pas dépasser 11 euros par jour de travail à distance. En présence d’un accord collectif, l’allocation forfaitaire de télétravail fixée par jour et celle fixée par mois ne peuvent être respectivement supérieures à 3,30 euros (dans la limite de 72,60 euros par mois) et à 13,20 euros pour un jour de télétravail.