Entre la préparation des bagages, les formalités administratives, les fortes chaleurs et les imprévus de santé, les vacances d’été demandent un minimum d’anticipation. Que vous partiez en France ou à l’étranger, quelques précautions permettent de profiter pleinement de votre séjour, tout en limitant les risques pour votre santé et celle de vos proches.
Un voyage réussi commence souvent plusieurs semaines avant le départ. Si vous prévoyez de partir à l’étranger, il est conseillé de vérifier que vos vaccinations sont à jour et de vous renseigner sur les éventuelles recommandations sanitaires propres à votre destination. Une consultation médicale peut être utile, notamment pour les séjours dans des zones isolées ou présentant des risques particuliers.
Vigilance accrue pour les personnes sous traitement ou avec une maladie chronique
Les personnes qui suivent un traitement régulier doivent également anticiper leur voyage. Elles doivent prévoir une quantité suffisante de médicaments pour toute la durée du séjour, conserver les médicaments dans leur emballage d’origine (avec les notices explicatives qui peuvent s’avérer utiles à l’étranger) et emporter les ordonnances.
Veillez à vérifier les conditions de conservation des traitements et adapter les horaires de prise en cas de décalage horaire important. Enfin, si vous êtes allergique ou si vous souffrez d’une maladie chronique (asthme, diabète, hypertension, insuffisance cardiaque…), consultez votre médecin traitant avant le départ pour vérifier que vous ne devez pas prendre des dispositions particulières.
Une trousse à pharmacie bien préparée
Même en vacances, personne n’est à l’abri d’un petit bobo ou d’un problème bénin de santé. Une bonne trousse à pharmacie permet de soigner rapidement et d’éviter des complications, comme une infection par exemple.
Elle doit comprendre du matériel de premier secours, tels que des compresses stériles, un antiseptique, des pansements de différentes tailles, du sparadrap, des bandes élastiques, un pansement hémostatique qui arrête les saignements, un thermomètre, un tire-tique, un gel spécial brûlures. Du côté des médicaments, la trousse doit contenir un médicament contre le mal des transports, un antalgique ou antipyrétique (type paracétamol), un antidiarrhéique, un laxatif, un répulsif antimoustique, une crème contre les démangeaisons, du sérum physiologique ou un collyre antiseptique.
Les démarches indispensables pour les voyages à l’étranger
Pour un séjour dans un pays de l’Espace économique européen (les 27 États membres de l’Union européenne + la Norvège + l’Islande + le Liechtenstein), en Suisse ou au Royaume-Uni, la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) est incontournable. Elle permet la prise en charge des soins médicaux dans les établissements publics du pays d’accueil. Chaque voyageur, y compris les enfants, doit disposer de sa propre carte.
Il est recommandé de demander la CEAM au moins quinze jours avant le départ. La demande peut être réalisée en quelques clics sur son compte Ameli. Il est aussi conseillé de conserver une copie numérique de ses ordonnances, de ses résultats d’examens, des justificatifs médicaux et du carnet de vaccination.
Si vous avez dû recevoir des soins à l’étranger, conservez soigneusement l’ensemble des justificatifs (factures, prescriptions et preuves de paiement). Ces documents permettront d’effectuer une demande de remboursement auprès de l’Assurance maladie une fois de retour en France.
Les astuces pour limiter le mal des transports et le décalage horaire
Les longs trajets peuvent rapidement gâcher le début des vacances. Pour réduire le mal des transports, choisissez une place où les mouvements sont moins ressentis, fixez l’horizon autant que possible, ouvrez les vitres de la voiture, faites des pauses fréquentes, hydratez-vous régulièrement.
Pour les voyages distants de plusieurs fuseaux horaires, quelques habitudes permettent de mieux supporter le décalage. Vous pouvez avancer ou retarder progressivement vos horaires de sommeil avant le départ, adopter rapidement les horaires locaux à l’arrivée, privilégier les siestes courtes, consulter un médecin avant d’utiliser un traitement à base de mélatonine (« l’hormone du sommeil »).
Les bons réflexes en cas de fortes chaleurs
Les épisodes de chaleur intense surviennent désormais dès le printemps et peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé. Il faut boire régulièrement (et sans attendre d’avoir soif), éviter les sorties aux heures les plus chaudes, privilégier les endroits frais, porter des vêtements légers et amples, et limiter les efforts physiques intenses.
Les femmes enceintes supportent généralement moins bien les fortes chaleurs. Il est conseillé de boire jusqu’à deux litres d’eau par jour et de favoriser une activité physique douce comme la marche ou la natation. Elles doivent éviter les vêtements serrés, les bains chauds et les expositions prolongées au soleil.
Avec l’âge, les mécanismes de régulation de la température deviennent moins efficaces. Les personnes âgées doivent penser à boire régulièrement, à rester en contact avec leurs proches et à ne pas hésiter à demander de l’aide en cas de difficulté liée à la chaleur. Les seniors isolés doivent s’inscrire sur le registre communal des personnes vulnérables.
Les jeunes enfants se déshydratent aussi rapidement. En conséquence, quelques précautions s’imposent : ne jamais exposer un bébé de moins d’un an directement au soleil, privilégier les sorties à l’ombre, proposer à boire très fréquemment, rafraîchir régulièrement les enfants, ne jamais laisser un enfant seul dans une voiture, même quelques minutes.
D’une manière générale, une fatigue inhabituelle, des maux de tête, des vomissements ou une température supérieure à 39°C doivent conduire à consulter rapidement ou à appeler les secours en cas de canicule. La hausse des températures favorise l’allongement des périodes de pollinisation et peut accentuer les allergies saisonnières, ainsi que certaines crises d’asthme.
Les personnes allergiques doivent être attentives aux éternuements répétés, au nez bouché ou qui coule, aux yeux rouges et larmoyants, aux irritations de la gorge, aux réactions cutanées, aux difficultés respiratoires ou sifflements. En cas de symptômes persistants, il est important de consulter son médecin et de suivre le traitement prescrit.