Vitrines brisées, stocks pillés, rideaux baissés… Après les violences des 17 et 18 octobre 2026, qui ont touché plusieurs milliers de commerces en France selon le gouvernement, une série de mesures d’urgence a été annoncée pour soutenir les professionnels sinistrés.
Premier dispositif mobilisé : l’activité partielle (la nouvelle appellation du chômage technique). Les salariés empêchés de travailler perçoivent une indemnité équivalant à 60 % de leur rémunération brute, avec une garantie de 100 % pour ceux payés au Smic. Dans les entreprises de moins de 250 salariés, l’indemnisation serait intégralement prise en charge par l’État. Autre coup de pouce : les Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf) autorisent un report pouvant atteindre douze mois pour les cotisations patronales dues au cours des trois mois suivant les violences. Pour soulager la trésorerie des sinistrés, l’administration fiscale propose des délais de paiement sans pénalités et accélère le remboursement des créances fiscales.
À la demande du gouvernement, Bpifrance, la banque publique d’investissement, va proposer des prêts à taux zéro pouvant atteindre 50 000 euros, remboursables sur trois ans, pour aider les commerçants à reconstituer leurs stocks. Les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) proposent, elles, une aide pouvant atteindre 1 500 euros. Un fonds dédié aux entreprises de moins de 50 salariés les plus touchées prévoit également une aide dont le montant dépend du chiffre d’affaires. Du côté des assurances, le délai de déclaration des sinistres est porté de cinq à 30 jours. Des avances sur indemnisation et une prise en charge des frais de sécurisation des locaux sont également prévues.