Comme l’indique une note publiée le 28 janvier 2026 sur entreprendre.service-public.fr, le site d’information administrative et de démarches pour les entreprises, les seuils de chiffres d’affaires conditionnant l’accès au statut de la micro-entreprise et son maintien ont connu une forte revalorisation triennale au 1er janvier dernier.
Pour bénéficier de ce régime fiscal, les micro-entrepreneurs (ME) exerçant des activités de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place doivent afficher un chiffre d’affaires annuel hors taxes (CAHT) ne dépassant pas 203 100 euros au titre des années 2026, 2027 et 2028. Pour la période 2023-2025, ce plafond était fixé à 188 700 euros. En ce qui concerne les ME proposant des prestations de services commerciales, artisanales ou libérales relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC), le CAHT ne doit pas excéder 83.600 euros, contre 77 700 euros auparavant. En cas d’activité mixte (si le micro-entrepreneur exerce une activité de vente et de prestations de services), le CAHT global ne peut pas dépasser la limite de 203 100 euros, avec un maximum de 83 600 euros pour les prestations de services. En cas de dépassement du plafond de chiffre d’affaires une fois, le ME bénéficie d’une année de tolérance. En revanche, s’il dépasse le seuil de chiffres d’affaires pendant deux années consécutives, il perd définitivement le régime fiscal et social de la micro-entreprise à compter du 1ᵉʳ janvier de l’année suivante.