Depuis le 1er mars 2026, l’aide publique destinée aux travaux de raccordement à la fibre optique est étendue à l’ensemble du territoire, comme le rappelle un communiqué diffusé le 21 avril 2026 par le gouvernement. Jusqu’ici limité à 3 000 communes prioritaires concernées par la fermeture progressive du réseau cuivre d’ici 2023, le dispositif change d’échelle et cible notamment les très petites entreprises (TPE), souvent confrontées à des coûts élevés lors de raccordements complexes. Mis en œuvre par la Direction générale des entreprises (DGE) et opéré par l’Agence de services et de paiement (ASP), ce dispositif vise les situations où le raccordement échoue lors de la première intervention d’un opérateur, en raison de travaux à réaliser sur la partie privative (tranchées, passage de câbles, accès difficile…).
Sont concernées les TPE de moins de dix salariés réalisant moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. L’aide est versée sous forme de forfait, dont le montant varie selon l’ampleur du chantier : 400 euros pour les travaux de faible ampleur, 800 euros pour les chantiers intermédiaires et 1 200 euros pour les cas les plus complexes. Le montant est directement déduit de la facture présentée par l’entreprise de travaux, sans avance de trésorerie.
L’objectif : lever un frein financier qui retarde l’accès effectif au très haut débit. En effet, si le raccordement standard est pris en charge par les opérateurs, les surcoûts liés à des configurations particulières restent à la charge des entreprises. Pour les plus petites, ces dépenses peuvent constituer un frein réel à la transition numérique. Dans la pratique, la TPE doit d’abord souscrire un abonnement auprès d’un fournisseur d’accès à Internet (FAI) et obtenir auprès de ce dernier une attestation d’échec de raccordement. La demande est ensuite à déposer sur le portail de l’ASP. Le dispositif reste ouvert jusqu’au 31 janvier 2027.