Selon une étude réalisée par la société mondiale de paiement bancaire GoCardless avec OpinionWay auprès de 440 entreprises privées françaises d’au moins dix salariés, le pessimisme domine pour 2026 sur la question des délais de de paiement. Les résultats, dévoilés le 3 février 2026, montrent que près des deux-tiers des dirigeants interrogés (65 %) « s’attendent à ce que la fréquence des retards de paiement augmente cette année ». Il ressort également que plus de neuf entreprises sondées sur dix (94 %) affirment perdre de l’argent en raison des paiements tardifs. Outre la fragilisation des flux de trésorerie, le rallongement des délais pèse directement sur les choix stratégiques des entreprises. Ainsi, 27 % des patrons expliquent avoir dû augmenter leurs prix sur le client final pour compenser l’impact, tandis que 22 % ont reporté le lancement de nouveaux produits et 19 % ont gelé leurs recrutements. « Le phénomène est particulièrement prégnant dans la banque et la finance, où près de la moitié des acteurs (46 %) ont différé leurs projets d’embauche en raison des retards de paiement, affaiblissant encore la dynamique économique globale », peut-on lire. Toujours selon l’étude, plus de la moitié des patrons questionnés (52 %) déclarent avoir évité de discuter des retards de paiement avec leurs clients au cours de l’année écoulée. Un silence qui a un prix, puisque « un dirigeant d’entreprise sur cinq déclare préférer perdre 20 % de son chiffre d’affaires annuel plutôt que d’avoir une conversation difficile sur l’argent », d’après les auteurs de l’enquête GoCardless-OpinionWay.