Peu de micro-entrepreneurs le savent, mais ils peuvent exercer différents types d’activité. Pour rappel, deux activités sont possibles dans le cadre de la micro-entreprise : les activités artisanales et commerciale, ou les activités de prestations de services et de prestations d’hébergement.
En revanche, les micro-entrepreneurs ne sont pas autorisés à exercer des activités agricoles, des activités libérales réglementées – c’est-à-dire régies par un Ordre professionnel (médecins, avocats, notaires, experts-comptables…) -, des activités immobilières (agents immobiliers, marchands de biens, loueurs d’immeubles nus à usage professionnel) ou des activités artistiques (écrivains, compositeurs, photographes…).
Depuis le 1er janvier 2026, le seuil de chiffre d’affaires hors taxe (CAHT) à ne pas dépasser est fixé à 203 100 euros pour les activités artisanales et commerciales, et à 83 600 euros pour les prestations de services ou les prestations d’hébergement.
Dans une note diffusée le 11 mars 2026, le ministère de l’Économie et des Finances expose les règles de CAHT en cas d’activité double. Si le micro-entrepreneur exerce à la fois une activité de vente et une activité de prestations de services, le régime micro-fiscal s’applique à une double condition : le chiffred’affaires global (cumul des ventes et prestations de services) ne doit pas être supérieur à 203 100 euros, et le chiffre d’affaires global des prestations de services (y compris les activités libérales non réglementées) ne doit pas être supérieur à 83 600 euros. Ces seuils sont proratisés en cas de début d’activité en cours d’année. « Pour un début d’activité le 1er mars 2026 en prestations de services, l’activité ne représentera que 306 jours en 2026. Le seuil de chiffre d’affaires à ne pas dépasser sera de 83 600 euros x 306 / 365 = 70 087 euros », illustre Bercy.