Via une communication interministérielle diffusée le 31 décembre 2025 par le biais de sa lettre Bercy Infos, le gouvernement dresse la liste des changements survenus pour les entreprises au 1er janvier dernier sur le plan social et fiscal.
Cela passe, d’abord, par la traditionnelle revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic), dont le montant brut horaire a augmenté de 1,18 % pour atteindre 12,02 euros. De son côté, la gratification minimale accordée aux stagiaires a augmenté, passant de 4,35 à 4,50 euros par heure. La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026 a étendu la déduction forfaitaire de cotisations patronales sur les heures supplémentaires aux entreprises de plus de 250 salariés, à compter du 1er janvier 2026. Ce même texte, promulgué le 31 décembre 2025, relève la contribution patronale applicable aux indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite conclues depuis le début de cette année : elle passe de 30 % à 40 % sur la part des indemnités exonérées de cotisations de Sécurité sociale. Au chapitre des taxes et impositions, un malus sur les cotisations patronales d’assurance vieillesse est instauré pour les entreprises de 300 salariés et plus qui « ne mettent pas en place des actions pour embaucher et retenir les seniors ».
Dans la catégorie des aides fiscales, notons que, depuis le 1er janvier, les entreprises qui embauchent dans des métiers en manque de main-d’œuvre (hors travailleurs indépendants libéraux spécifiques) ou qui s’installent dans des zones économiquement fragiles verront leurs exonérations de cotisations patronales limitées à 25 % pour des embauches ciblées (à l’exclusion du secteur agricole). Enfin, la LFSS 2026 modifie le dispositif de l’aide à la création et à la reprise d’entreprise (ACRE), désormais réservée aux demandeurs d’emploi et aux personnes en situation de fragilité.