À l’approche de l’été, les difficultés autour du recrutement de saisonniers persistent. Selon une enquête nationale menée par Staff & Go – une plateforme collaborative qui simplifie la gestion des ressources humaines dans les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) -, un peu moins d’une société sur deux interrogées (47 % exactement) n’ont pas réussi à pourvoir l’ensemble de leurs postes.
L’étude, dont les résultats ont été dévoilés le 30 mars 2026, montre que les besoins restent pourtant élevés. Ainsi, 61 % des entreprises prévoient d’embaucher, le plus souvent pour de petits volumes, inférieurs à dix postes. Mais l’écart entre les besoins exprimés et les recrutements effectifs demeure, signe d’un marché sous pression. Pour recruter, les entreprises sondées privilégient avant tout des circuits de proximité : près d’une sur deux (49 %) réembauche d’anciens saisonniers, tandis que les candidatures spontanées (42 %) et le bouche-à-oreille (38 %) restent des leviers majeurs.
Dans un marché qui représente près de 467 600 recrutements potentiels sur cinq secteurs clés (hébergement-restauration, agriculture, commerce de détail, industrie agroalimentaire, transports), le déséquilibre ne se résorbe pas. D’après Staff & Go, 49 % des entreprises estiment qu’il est plus difficile de trouver des saisonniers cette année que les années précédentes, et 56 % pointent le contexte politico-économique comme facteur aggravant. Enfin, au-delà de la pénurie de candidats, les contraintes administratives alourdissent encore le processus d’embauche : près des deux tiers des employeurs questionnés (67 %) estiment consacrer plus de 30 minutes aux formalités d’embauche pour chaque saisonnier.