La facturation électronique semble avoir pris un bon départ. Un peu plus d’un mois après le lancement de sa première phase, le 1er septembre 2026, la réforme affiche des résultats encourageants. Le premier comité de suivi, réuni le 8 octobre sous la présidence du ministre de l’Action et des Comptes publics, a dressé un premier bilan de son déploiement. Au 4 octobre, 75v% des entreprises déclarant de la TVA avaient déjà désigné leur plateforme de réception. Plus de 20 millions de factures ont été échangées, pour un montant supérieur à 70 milliards d’euros. Une progression qui dépasse les objectifs initiaux.
Pour les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME), plusieurs difficultés restent toutefois à surmonter. Les organisations professionnelles pointent le manque de lisibilité des offres et les interrogations sur leur coût, les difficultés liées au choix ou au changement de plateforme, ainsi que les contraintes liées à l’adaptation des logiciels. Une mise à jour du guide de démarrage doit apporter des réponses à ces difficultés. De quoi rassurer les entreprises qui ne sont pas encore prêtes : aucune sanction ne sera prononcée avant la fin de 2026. Le ministre assure que l’administration fera preuve de « bienveillance ».
La prochaine échéance est fixée au 1er septembre 2027. À cette date, les PME et les microentreprises devront à leur tour émettre leurs factures électroniques. La transmission des données de transaction et de paiement à l’administration fiscale, appelée « e-reporting », montera également en charge. Cette nouvelle étape nécessitera un accompagnement renforcé des plus petites structures.