En 2025, l’intelligence artificielle générative (plus communément appelée « IA générative » ou IAG) a changé d’échelle dans les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME).
C’est ce que démontre une étude de conjoncture de Bpifrance Le Lab, dévoilée le 10 février 2026. Alors qu’à fin 2024, 31 % des dirigeants de TPE-PME interrogés indiquaient utiliser cet outil capable de générer du texte, des fichiers audio, des images ou du codage, cette proportion a bondi à 55 % un an plus tard.
Dans le détail, 17 % des patrons sondés déclarent avoir recours régulièrement à l’IAG, soit une augmentation de onze points de pourcentage en une année. Les usages se concentrent d’abord sur la génération de contenus écrits (item cité par 72 % des utilisateurs, + 3 points sur un an) et l’analyse de données et d’informations (67 %, + 10 points). « Les autres principaux usages de l’IAG sont la traduction (34 %) et la génération de contenus visuels (29 %), puis la relecture et/ou la vérification de conformité (22 %), en progression depuis un an (+6 points) », notent encore les auteurs.
À ces utilisateurs réguliers s’ajoutent 37 % de répondants qui font appel à l’IA générative de manière occasionnelle. Et le mouvement est loin d’être achevé : 13 % de patrons interrogés prévoient d’y recourir prochainement. Symétriquement, le camp des entreprises réfractaires se réduit à vue d’œil. Selon Bpifrance Le Lab, seules 32 % des TPE-PME n’envisagent toujours pas d’utiliser l’IAG à court terme, un recul de 19 points sur un an… et de 40 points en deux ans. Un basculement que la banque publique d’investissement accompagne financièrement : en 2025, Bpifrance a investi 220 millions d’euros en capital-développement dans l’intelligence artificielle, contre 17 millions d’euros en 2024.