Bonne nouvelle pour les salariés : 90 % des employeurs estiment désormais avoir un rôle à jouer pour aider leurs collaborateurs à concilier vie privée et vie professionnelle, selon une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) rendue publique le 19 juin 2026.
Aménagements d’horaires, autorisations d’absence pour motifs familiaux, télétravail… ces dispositifs se sont largement diffusés, d’après l’enquête. Mais derrière cette dynamique encourageante, les écarts demeurent d’une entreprise à une autre. Tout se joue, en effet, sur la taille et le secteur d’activité de la société. Le télétravail, par exemple, n’est pratiqué que dans 55 % des entreprises de dix salariés ou plus, et ne concerne le plus souvent qu’une partie des effectifs. Les aides directement liées à la parentalité, elles, restent rares, à commencer par les solutions de garde d’enfants. Le soutien aux salariés aidants (qui aident régulièrement un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie) s’avère, lui aussi, limité : en 2023, seuls 6 % des entreprises ont déclaré qu’au moins un de leurs collaborateurs a eu recours au congé de proche aidant (CPA), qui permet de réduire ou de cesser son activité professionnelle pour s’occuper d’un enfant ou d’un parent handicapé ou dépendant. Plus révélateur encore, un tiers des employeurs ignorent qu’un de leurs salariés est aidant, ce qui freine la mise en place de dispositifs adaptés.