Créer ou reprendre une entreprise dans un quartier difficile peut désormais permettre de réduire encore plus sa fiscalité. C’est ce que souligne, dans un article publié le 25 août 2026, Bercy infos Entreprise, la newsletter du ministère de l’Économie et des Finances dédiée aux actualités fiscales, comptables et financières des entreprises. Aux exonérations de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) s’ajoute, depuis le 1er janvier, une exonération d’impôt sur les bénéfices, d’impôt sur le revenu (IR) ou d’impôt sur les sociétés (IS), selon les cas. La France métropolitaine et les Outre-mer comptent environ 1 300 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), l’appellation officielle des quartiers difficiles. Pour bénéficier des trois avantages fiscaux, l’entreprise doit remplir plusieurs critères. Elle doit créer ou reprendre un établissement dans un QPV entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030, exercer une activité commerciale, artisanale ou une profession de santé, employer moins de 50 salariés et réaliser un chiffre d’affaires annuel hors taxes ou un bilan n’excédant pas 10 millions d’euros. L’exonération d’impôt sur les bénéfices vaut quel que soit le régime d’imposition, y compris pour les micro-entreprises. Elle est totale pendant cinq ans, puis se transforme en abattement dégressif de 60% la sixième année, 40% la septième et 20% la huitième. Le même calendrier s’applique à la CFE, avec un point de départ décalé : l’année suivant la création de l’entreprise, ou la deuxième année suivant son installation. L’exonération de TFPB, elle, concerne les immeubles rattachés à un établissement éligible à l’exonération de CFE et dure cinq ans. Les exonérations de CFE et de TFPB s’obtiennent sur demande auprès du service des impôts des entreprises, par courrier ou depuis l’espace professionnel sur impots.gouv.fr. Les communes et les intercommunalités peuvent les supprimer par délibération prise avant le 1er octobre pour l’année suivante. Les allègements ne peuvent excéder 300 000 euros sur trois exercices fiscaux.