Les sage-femmes gagnent nettement mieux leur vie. Les maïeuticiens et maïeuticiennes ont perçu, en moyenne, 42 200 euros de revenu d’activité en 2021, contre 31 400 euros quatre ans plus tôt, soit une hausse de 6,3 % par an en euros constants, selon des données publiées le 15 septembre 2026 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), le service statistique des ministères sociaux.
Cette progression s’explique notamment par plusieurs mesures tarifaires : revalorisation de la consultation, alignement des tarifs pour les actes pouvant être réalisés par d’autres professionnels de santé, notamment les gynécologues et possibilité de pratiquer de nouveaux actes depuis 2019. Le revenu des autres professions de santé a progressé plus lentement. Celui des infirmiers a atteint 57 100 euros, en hausse de 3 % par an, et 51 100 euros (+ 1,4 %) pour celui des masseurs-kinésithérapeutes. Les chirurgiens-dentistes ont affiché un revenu moyen de 118 100 euros (+ 1,2 %), près de trois fois celui des sages-femmes. Les dentistes restent les mieux rémunérés des quatre professions, mais la moyenne marque de forts écarts : en 2021, la moitié d’entre eux percevaient moins de 93 700 euros.
Les écarts de rémunération entre femmes et hommes concernent les quatre professions. Le revenu moyen s’éleve à 54 000 euros pour les infirmières, contre 71 500 euros pour leurs confrères. Chez les dentistes, il atteint 94 900 euros pour les femmes et 137 700 euros pour les hommes. L’effet de l’ancienneté varie selon les professions. Un dentiste installé depuis moins de dix ans perçoit 94 600 euros, versus 136 900 euros entre dix et vingt-neuf ans d’exercice. Chez les sages-femmes, les plus récemment installées touchent davantage : 44 900 euros, contre 33 200 euros pour celles installées depuis trente ans ou plus. Ces montants correspondent au revenu d’activité, qui additionne les revenus tirés de l’activité libérale et, le cas échéant, d’une activité salariée. Il s’agit d’un revenu net fiscal avant impôt.