Le métier d’orthophoniste gagne en technicité. Publié au Journal officiel (JO), un décret du 10 juillet 2026 élargit la liste des actes professionnels que ces praticiens sont autorisés à réaliser. Pris en application du code de la santé publique, il complète l’article R. 4341-3. Les orthophonistes peuvent désormais pratiquer des aspirations orales, nasales et pharyngées, destinées à évacuer les sécrétions de la bouche, du nez et de la gorge. Ils sont également habilités à effectuer des aspirations trachéales chez les personnes porteuses d’une trachéotomie. Cette nouvelle prérogative reste, toutefois, strictement encadrée. Les professionnels doivent avoir acquis cette compétence lors de leur formation au certificat de capacité d’orthophoniste ou, à défaut, suivre une formation spécifique dont les modalités seront fixées par arrêté du ministre chargé de la Santé. Ils doivent également être titulaires d’une attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (AFGSU) en cours de validité. Entré en vigueur dès le lendemain de sa publication, le décret s’applique immédiatement aux orthophonistes remplissant ces conditions. Pour les patients concernés, il permet une prise en charge plus complète. Cette évolution s’inscrit dans le mouvement d’élargissement des compétences de la profession, amorcé notamment avec l’accès direct et la primo-prescription.