À quelques mois du premier tour de l’élection présidentielle, la défiance des patrons de très petites entreprises (TPE) envers l’exécutif atteint un sommet. Publié le 28 octobre 2026, le 85e baromètre Ifop pour Fiducial, spécialiste de l’accompagnement des petites entreprises, est sans appel : 90 % des dirigeants interrogés ne font pas confiance à la politique économique d’Emmanuel Macron et de son gouvernement, soit une hausse de sept points de pourcentage en un trimestre.
L’optimisme est également au plus bas. Seuls 10 % des dirigeants interrogés se montrent optimistes quant à l’avenir de l’économie française, contre 35 % pour celui de leur propre activité, un niveau inédit depuis 2014. Les difficultés financières gagnent aussi du terrain : 44 % des dirigeants de TPE déclarent en rencontrer, soit onze points de plus qu’au trimestre précédent. L’inflation (84 %) et le coût de l’énergie (82 %) arrivent en tête des préoccupations, devant les contraintes administratives et les prélèvements fiscaux et sociaux (80 % chacun). Dans ce contexte, 77 % des dirigeants préfèrent reporter leurs décisions d’investissement ou de recrutement dans l’attente d’une meilleure visibilité. La défiance s’étend aux candidats à la présidentielle.
Au total, 83 % des dirigeants interrogés estiment que les candidats comprennent mal les enjeux des TPE. Les « petits patrons » attendent notamment des propositions concrètes sur le pouvoir d’achat et les salaires (52 %), la fiscalité (51 %), ainsi que la croissance et l’emploi (51 %). Parmi les mesures évoquées dans le débat, trois bénéficient d’un soutien particulièrement élevé : l’instauration d’une règle d’or visant à encadrer les déficits publics (87 %), la prise en compte de la pénibilité dans les conditions de départ à la retraite (87 %) et un plan national de soutien aux petites entreprises (83 %).