Les médecins retraités, qui ont repris une activité professionnelle, vont pouvoir se constituer une seconde pension complémentaire. À compter du 1er janvier 2027, les cotisations vieillesse qu’ils versent dans le cadre de leur activité, vont leur générer des points de retraite complémentaire. À partir de 2028, ils pourront liquider ces points pour toucher une seconde retraite complémentaire. Cette nouvelle règle, officialisée par un arrêté publié au Journal officiel du 17 juillet 2026, concerne uniquement les médecins libéraux en cumul emploi-retraite (CER) dit « intégral », c’est-à-dire autorisés à cumuler intégralement leurs pensions et un revenu d’activité parce qu’ils sont partis à 67 ans (âge de retraite sans décote) ou avec tous leurs trimestres (taux plein). Les praticiens en CER « partiel », qui ont liquidé leurs droits avant 67 ans sans respecter leur durée de cotisation, ne peuvent pas se constituer une seconde pension complémentaire. Ce dispositif, instauré par la réforme des retraites de 2023, s’applique déjà à tous les actifs (dont les médecins libéraux), pour la pension de base. Les retraités en CER intégral, qui ont liquidé leurs droits depuis le 1er septembre 2023, peuvent ainsi percevoir à terme une seconde retraite de base. Attention : les retraités qui vont liquider leurs droits à compter du 1er janvier 2027, devront partir à 67 ans pour bénéficier du CER intégral. Cette disposition résulte de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026 qui modifie profondément modifier le cumul emploi-retraite pour les retraites liquidées à partir de 2027. Seuls les médecins qui prendront leur retraite à 67 ans à compter de l’année prochaine pourront dons acquérir de nouveau points de retraite complémentaire dans le cadre du CER.