Les incendies exceptionnels qui frappent la Nouvelle-Aquitaine et le Var désorganisent l’activité de nombreuses entreprises. Afin de répondre aux interrogations des employeurs, le ministère du Travail et des Solidarités a publié, le 28 juillet 2026, une foire aux questions (FAQ) qui présente les mesures à mettre en œuvre pour protéger les salariés et limiter les conséquences économiques de ces incendies. La priorité demeure la santé et la sécurité des salariés. Faute de seuil réglementaire d’exposition aux particules fines fixé par le Code du travail, l’employeur doit évaluer les risques à partir des données disponibles, notamment celles de la Fédération Atmo France, puis adapter l’organisation du travail.
Le ministère rappelle que les mesures de prévention collective doivent être privilégiées :
- le recours au télétravail lorsque cela est possible,
- la délocalisation de l’activité,
- la limitation des déplacements et des efforts en extérieur,
- ou encore l’adaptation des horaires.
En cas d’exposition prolongée aux fumées, le port d’un masque FFP2 peut s’avérer nécessaire.
Lorsque l’activité est réduite ou interrompue en raison des incendies, les entreprises peuvent également recourir à l’activité partielle (la nouvelle dénomination du « chômage partiel »). Le dispositif peut être activé notamment en cas de sinistre, d’évacuation ou lorsque les recommandations des autorités sanitaires empêchent la poursuite normale de l’activité. Les employeurs disposent d’un délai de trente jours pour déposer leur demande lorsque celle-ci est liée à un sinistre ou à une circonstance exceptionnelle. Le ministère invite les employeurs à étudier d’autres solutions afin de préserver la rémunération des salariés, comme la prise de congés ou la récupération des heures perdues durant la période de baisse ou d’interruption d’activité. Les directions départementales de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) demeurent les interlocuteurs de proximité pour instruire les demandes d’activité partielle et orienter les entreprises vers les dispositifs d’accompagnement économique déployés localement.