Face à la hausse des infections invasives à méningocoques chez les adolescents et les jeunes adultes, le ministère de la Santé a renforcé sa stratégie vaccinale en 2025, sur avis de la Haute Autorité de santé (HAS). Le rôle des pharmaciens restait toutefois à préciser. Plusieurs de ces professionnels de santé avaient interrogé leur instance professionnelle pour savoir s’ils pouvaient vraiment proposer la vaccination contre le méningocoque B. La Direction générale de la santé (DGS) a tranché, et le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) a relayé la réponse sur son site Internet, le 11 juin 2026. Le sujet prêtait à confusion. La vaccination contre le méningocoque B n’est pas recommandée de façon systématique à tous les adolescents et jeunes adultes. Mais elle peut être proposée aux 15-24 ans qui souhaitent se protéger : désormais intégrée au calendrier vaccinal, elle est remboursée pour cette tranche d’âge. Elle prend un relief particulier dans les territoires touchés par des cas groupés, comme Rennes et Lyon en 2025. Reste la question du périmètre. Le cadre, fixé par l’arrêté du 8 août 2023 modifié, autorise les pharmaciens d’officine, les pharmaciens exerçant en pharmacie à usage intérieur et les pharmaciens biologistes médicaux à prescrire et à administrer les vaccins du calendrier aux personnes âgées de 11 ans et plus. La DGS a confirmé cette lecture pour le sérogroupe B : Bexsero et Trumenba sont donc concernés pour les 15-24 ans, selon les schémas prévus par le calendrier vaccinal. Pour les jeunes concernés, l’enjeu est concret : recevoir l’information, la prescription et l’injection dans un lieu de soins de proximité. Pour les pharmaciens, cette clarification confirme leur rôle croissant dans la prévention, au-delà de la délivrance des vaccins.