À partir du 1er juillet, les mères et les pères en activité pourront bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance d’un ou deux mois à condition qu’ils exercent une activité professionnelle. Facultatif et indemnisé par la Sécurité sociale, il s’ajoutera aux congés de maternité, de paternité ou d’adoption.
Ce congé, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, a été précisé par plusieurs décrets publiés au Journal officiel du 31 mai 2026. Il viendra s’ajouter au congé de maternité de 16 semaines, au congé de paternité de 28 jours ou au congé d’adoption de 16 semaines.
Une durée d’un ou deux mois, fractionnable
Le congé supplémentaire de naissance sera facultatif. Chaque parent pourra choisir de s’arrêter un ou deux mois. Ce congé pourra être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois. Les deux parents pourront le prendre en même temps ou séparément.
Il devra être utilisé dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer (en cas d’adoption), et seulement après le congé de maternité, de paternité ou d’adoption. Pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, ainsi que pour ceux nés avant le 1er janvier 2026 mais dont la naissance était prévue à partir de cette date, le délai de neuf mois commencera à courir à partir du 1er juillet 2026.
Une indemnité proportionnelle pour les salariés et les agents publics
Le congé supplémentaire de naissance donnera droit à une indemnisation versée par l’Assurance maladie. Pour les salariés du secteur privé, les fonctionnaires et les agents non titulaires de la fonction publique (contractuels, vacataires), elle atteindra 70 % du salaire ou du traitement indiciaire le premier mois, puis 60 % le second mois.
Cette indemnisation ne pourra pas excéder le plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS). En 2026, le PMSS s’élève à 4 005 euros. L’indemnité ne pourra, en conséquence, pas dépasser, 2 803,50 euros pour le premier mois et 2 403 euros pour le second cette année.
Une indemnité forfaitaire pour les indépendants
Les travailleurs non-salariés (TNS), comme les artisans, les commerçants, les chefs d’entreprise non-salariés, les exploitants agricoles et les professions libérales (médecins, notaires, pharmaciens, architectes, experts-comptables…), percevront une indemnité forfaitaire. Elle correspondra à 70 % de l’indemnité journalière versée au titre de la maternité, de la paternité ou de l’adoption des indépendants pour le premier mois, puis à 60 % pour le second.
En 2026, cette indemnité journalière s’établit à 65,84 euros. Les TNS toucheront donc 46 euros par jour le premier mois, puis 39,50 euros par jour le second mois de congé supplémentaire de naissance.
Des règles strictes de non-cumul
L’indemnité ne pourra pas être cumulée avec les indemnités journalières versées en cas d’arrêt de travail pour maladie ou accident, ni avec les allocations chômage. Elle ne pourra pas non plus s’ajouter à la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), destinée aux parents qui cessent ou réduisent leur activité pour s’occuper d’un enfant de moins de trois ans, ni au complément de libre choix du mode de garde (CMG), qui aide à financer la garde d’un enfant de moins de six ans.
Les salariés et les fonctionnaires devront informer leur employeur au moins un mois avant le début du congé. Ce délai sera réduit à 15 jours lorsque la demande intervient à l’issue d’un congé de maternité, de paternité ou d’adoption. Cette dernière devra préciser si le parent souhaite prendre un ou deux mois de congé, en une seule fois ou de manière fractionnée. Elle devra être réalisée par écrit, remise en main propre contre récépissé ou envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception (AR).