Le ministère de la Santé a récemment présenté une stratégie globale pour lutter contre l’obésité déclinée en plusieurs mesures et actions concrètes.

La France se met en ordre de bataille contre l’obésité. Entre 2015 et 2024, la part des adultes obèses, c’est-à-dire présentant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30, a grimpé de 17 % à 18,1 % de la population. Pire : 6,1 % des adultes français sont aujourd’hui en obésité sévère (IMC supérieur à 35). La proportion d’adultes en surpoids (IMC comprise entre 25 et 30) a, quant à elle, très légèrement diminué sur la période, passant de 49 % à 48,8 % de la population.

Or, toutes les études le montrent, la surcharge pondérale augmente les risques de diabète, de maladies cardiovasculaires, d’hypertension artérielle, d’infarctus du myocarde, d’insuffisance cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC). Le surpoids et l’obésité accroissent également le risque de développer plusieurs cancers (sein, endomètre, ovaire, œsophage, pancréas, côlon, rectum, vésicule biliaire, foie, rein et prostate). Enfin, ils peuvent avoir des répercussions psychologiques (déprime, dépression…).

Un accent mis sur la prévention

C’est pourquoi, après le Plan Obésité 2010-2013 et la feuille de route 2019-2022, le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées a lancé, le 14 janvier 2026, un nouveau plan national pour la période 2026-2030. Celui-ci vise à améliorer la prévention de l’obésité à travers huit mesures, elles-mêmes déclinées en 22 actions.

Parmi les dispositions prévues, on peut citer la sensibilisation des centres de protection maternelle et infantile (PMI) au repérage et à l’orientation des enfants de 0 à 6 ans. L’objectif est de réduire le taux de surpoids (17 %) et d’obésité (4 %) chez les 6-17 ans. Les médecins du travail vont, quant à eux, être formés au repérage et à l’adressage des patients en situation d’obésité.

Des professionnels mieux formés

Par ailleurs, le recueil des données épidémiologiques, notamment en matière d’hyperphagie boulimique (la consommation récurrente de grandes quantités d'aliments), va être amélioré. De nouveaux traitements (médicamenteux et chirurgicaux) de l’obésité vont également être proposés. Le parcours bariatrique (la prise en charge chirurgicale des patients souffrant d’obésité sévère) va être amélioré, de l’orientation au suivi des personnes opérées.

Un module d’enseignement spécifique sur l’obésité va être développé au sein du 3e cycle des études médicales d’autres spécialités que celle en endocrinologie-diabétologie-nutrition (EDN). Des programmes de formation sur l’obésité et sa prise en charge, incluant le repérage de l’hyperphagie boulimique, vont être proposés aux professionnels de santé. La formation des diététiciens va évoluer. Enfin, le réseau des centres spécialisés de l’obésité (CSO) va être renforcé. Cinq CSO ont déjà été créés en 2025, venant compléter un réseau jusque-là composé de 42 centres.

https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/fdr_obesite.pdf

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