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Chefs d’entreprise : les contrats d’apprentissage modifiés

Chef d’entreprise
Formation
16 SEPTEMBRE 2019

L'ordonnance n° 2019-861, publiée dans le Journal Officiel du 22 août 2019, vient apporter des ajustements sur des dispositions inscrites dans loi Avenir professionnelle du 5 septembre 2018. Elle apporte notamment des modifications dans le domaine de l'apprentissage. Tout d’abord, le texte ouvre la possibilité de conclure des contrats d’apprentissage d’une durée inférieure ou supérieure à celle du cycle de formation. Cette durée peut ainsi s’adapter au niveau initial de l’apprenti, aux compétences acquises lors d’une mobilité à l’étranger ou à d’autres activités (un service civique ou un volontariat militaire, par exemple). Autre nouveauté : à compter du 1er janvier 2020, l’enregistrement des contrats d’apprentissage auprès des chambres consulaires sera remplacé par un dépôt auprès de l’opérateur de compétences (Opco) dont dépend l'entreprise. Ensuite, cette ordonnance « coquille » ouvre désormais la fonction de maître d'apprentissage au conjoint collaborateur de l'employeur, aux côtés de l’employeur et d’un salarié de l’entreprise. Enfin, l’apprenti dont le contrat a été rompu et qui poursuit sa formation au sein des centres de formation d’apprentis (CFA) bénéficie du statut de « stagiaire de la formation professionnelle » pendant six mois.

Source : legifrance

Médecins : 60 000 téléconsultations prises en charge par la Sécu en un an

TNS
Profession libérale
16 SEPTEMBRE 2019

Dans un communiqué publié le 12 décembre 2019, l’Assurance maladie dresse un bilan de la téléconsultation un an après l’entrée en vigueur de son remboursement. Elle estime que « plus de 60 000 » consultations médicales réalisées à distance, via un ordinateur, un smartphone ou une tablette équipée d'une caméra, ont été facturées au tarif de la Sécurité sociale depuis le 15 septembre 2018 en France.
Parmi les libéraux, ce sont les médecins généralistes qui ont le plus pratiqué la téléconsultation durant la période (65 % des actes), loin devant les spécialistes (35 %). L’Assurance maladie note, par ailleurs, que plus de la moitié (56 %) des quelque 30 000 patients bénéficiaires d’une téléconsultation ont moins de 40 ans. Un ratio qui atteint cependant 12 % chez les patients de 70 ans et plus. Les personnes atteintes d’affections de longue durée (ALD) y recourent également, avec 27 % des téléconsultations facturées à cette catégorie de patients. Autre constat notable : l’inégale répartition territoriale du recours à cette pratique. À elles seules, les téléconsultations réalisées en Île-de-France représentent près de la moitié (44 %) de l’ensemble des actes.

Sources : ameli.fr

Micro-entrepreneurs : changement de procédure pour les déclarations et les paiements

Cotisation
Micro-entrepreneur
16 SEPTEMBRE 2019

Dans une communication publiée le 4 septembre 2019, le site autoentrepreneur.urssaf.fr, mis en place par l’Urssaf, précise que la déclaration de chiffre d’affaires et le paiement des cotisations et contributions sociales auto-entrepreneur (obligatoirement faits en ligne depuis le 1er janvier 2019) doivent exclusivement être réalisés via cet espace depuis le 2 septembre de cette année. De facto, les micro-entrepreneurs ne peuvent plus passer par le portail net-entreprises.fr pour remplir ces formalités. Ceux qui ne disposent pas encore d'un compte sur autoentrepreneur.urssaf.fr peuvent s’en créer un, mais ce n’est pas une obligation. En effet, ils peuvent continuer à utiliser leur identifiant et leur mot de passe Net-Entreprises pour se connecter au site autoentrepreneur.urssaf.fr. Ce dernier leur offre également la possibilité d’obtenir des attestations, d’accéder aux déclarations archivées ou encore d’échanger avec leur Urssaf. À noter enfin qu’il est possible d’accéder au site via l’application mobile « AutoEntrepreneur Urssaf », téléchargeable depuis les plateformes App Store (pour les iPhones) et Google Play (pour les smartphones fonctionnant sous Android).

Source : www.autoentrepreneur.urssaf.fr

Avocats : les conditions d’admission des juristes étrangers précisées

Profession libérale
Décret
16 SEPTEMBRE 2019

Un décret, publié au Journal Officiel du 22 août 2019, fixe les modalités d’application de l'ordonnance n°2018-310 du 27 avril 2018, notamment les mesures concernant « la formalisation des demandes et la délivrance, la suspension et le retrait des autorisations d'exercer l'activité de consultation juridique et de rédaction d'actes sous seing privé pour autrui par les avocats inscrits aux barreaux d'États non membres de l'Union européenne, ainsi que celles relatives à l'inscription au barreau de ces avocats et aux procédures disciplinaires leur étant applicable ». Concernant, tout d’abord, les dispositions relatives à la reconnaissance des qualifications professionnelles des personnes ayant acquis la qualité d'avocat dans un État membre de l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (UE + Norvège + Islande + Liechtenstein) autre que la France, il est précisé que la demande est adressée par télé-procédure sur le site du Conseil national des barreaux (CNB) à compter du 1er octobre 2019. Celui-ci se prononce par décision motivée, cette dernière pouvant être déférée devant la cour d’appel de Paris. Le décret précise ensuite que, « en cas de manquement », les avocats concernés « sont soumis aux dispositions des articles 180 à 199 relatifs à la discipline des avocats inscrits à un barreau français ». Le décret comporte toutefois une spécificité qui s’applique aux avocats habilités à exercer à titre temporaire et occasionnel leur activité : en cas de manquement, « la peine disciplinaire de la radiation du tableau est remplacée par la peine de l'interdiction définitive d'exercer ».


Source : legifrance

Notaires : des tarifs adaptés pour des transferts de propriété de biens appartenant à l’État

Profession libérale
Réglementation
09 SEPTEMBRE 2019

Un arrêté, publié au Journal Officiel le 30 août 2019, est venu fixer les émoluments perçus par les notaires pour le transfert de propriété à titre gratuit des biens mobiliers et immobiliers de l'État mentionnés à l'article L.719-14 du code de l'éducation. Cet article en question fait référence aux biens (des locaux universitaires, par exemple) transférés par la puissance publique aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP). Au regard de la valeur spécifique de ces biens, l’arrêté procède à un ajustement des tarifs réglementés des officiers publics. Dans ce cas spécifique de changement de propriété d’un patrimoine national, le transfert donne lieu à la perception d’un émolument selon un barème particulier. Les taux applicables sont ainsi limités à 0,4% pour la tranche d’assiette allant de 0 à 10 millions d’euros, à 0,08 % pour la fourchette comprise entre 10 et 200 millions d’euros, et à 0,008 % pour celle supérieure à 200 millions d’euros.

Source : legifrance

Médecins : une retraite moyenne de 2 663 euros en juin 2019

Retraite
Profession libérale
09 SEPTEMBRE 2019

Dans sa dernière livraison statistique, relayée le 30 août 2019 sur son site Internet, la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) établit à 2 663 euros le montant mensuel de la pension de vieillesse perçue en moyenne en juin dernier par ses 72 905 affiliés retraités. Cela représente une légère augmentation de 0,7 % sur un an, puisque 69 020 médecins s'étaient vus verser une retraite moyenne de 2 644 euros pour le mois de juin 2018. C'est toujours le régime complémentaire vieillesse (RCV) qui représente la majeure partie de la prestation : avec 1 189 euros, il compose 45 % de la pension globale servie aux médecins retraités. « Le régime ASV (Allocation supplémentaire vieillesse, réservée aux médecins conventionnés, NDLR) s'élève en moyenne à 915 euros (34 %) suivi du régime de base d'un montant de 559 euros, soit 21 % de la retraite moyenne », détaille la CARMF. Autre chiffre dévoilé dans le même temps par la caisse : l’allocation versée aux conjoints survivants. La pension de réversion s’élève en moyenne à 1 156 euros, contre 1 152 euros pour le mois de juin 2018. La part majoritaire provient là-aussi du RCV (637 euros), devant l’ASV (376 euros) et le régime de base (143 euros).

Sources : .carmf.fr, source 1 et source 2 

TPE : les embauches en légère hausse au premier semestre 2019

Chef d’entreprise
TPE
09 SEPTEMBRE 2019

Dans son bilan publié le 3 septembre 2019, l’Union des entreprises de proximité (U2P), qui représente 2,8 millions d’artisans, de commerçants et de professionnels libéraux en France, indique que les très petites entreprises (TPE) ont été 18% à avoir embauché au moins un salarié au cours des six premiers mois de cette année. Au premier semestre 2018, elles n'avaient été que 16% à le faire. Tous secteurs confondus, le nombre moyen de salariés recrutés a progressé entre les deux périodes : il est passé de 1,4 à 1,9 salarié par entreprise. Les entreprises de l’artisanat des travaux publics enregistrent une hausse significative, puisque 35% des TPE de ce secteur ont embauché au premier semestre 2019 (contre 24% un an plus tôt). Un constat qui vaut également pour les entreprises de l’hôtellerie-restauration (33%, contre 25% douze mois plus tôt). L’U2P note, en revanche, un recul des recrutements sur un an de la part des entreprises de l’artisanat du bâtiment et des professions libérales de la santé. Pour le deuxième semestre 2019, le intentions d’embauche demeurent globalement stables (11%). « C’est dans l’artisanat de l’alimentation (20%), l’hôtellerie-restauration (19%) et l’artisanat des travaux publics (18%) que les entreprises sont les plus nombreuses à anticiper une augmentation de leurs effectifs », indiquent les auteurs.

Source : u2p-france.fr

Chefs d’entreprise : des précisions sur le « bonus-malus » des contributions chômage

Chef d’entreprise
Décret
09 SEPTEMBRE 2019

Un décret du 26 juillet 2019, paru au Journal Officiel du 28 juillet 2019, pose les nouvelles règles d’indemnisation de l’assurance chômage. Le texte met notamment en place un système de bonus-malus afin de limiter le recours aux contrats courts (CDD, missions d’intérim, etc.) dans les entreprises. Le dispositif doit s’appliquer, à partir de 2021, dans les entreprises de onze salariés et plus, appartenant à sept secteurs d’activité faisant apparaître un très fort taux de ruptures de contrats de contrat de travail (fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac ; autres activités spécialisées, scientifiques et techniques ; hébergement et restauration ; production et distribution d’eau-assainissement, gestion des déchets et dépollution ; transports et entreposage ; fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, et d’autres produits non métalliques ; travail du bois, industrie du papier et imprimerie). En fonction de la comparaison entre le taux de séparation de l’entreprise et le taux de séparation médian calculé dans le secteur d’activité de l’entreprise, le taux de la contribution patronale d’assurance chômage des employeurs concernés se verra alors majoré ou minoré. Ce taux (aujourd’hui fixé à 4,05% de la masse salariale) pourra descendre à 3% pour les entreprises les plus vertueuses, et monter à 5,05% pour les autres. À noter que toutes les fins de contrats de travail ne sont pas prises en compte par le futur dispositif : en sont exclues, par exemple, les démissions, les fins de contrat d’apprentissage et d’insertion.

Source : legifrance

Artisans : plus d’un professionnel sur deux juge le label RGE inadapté aux TPE

Artisans
TPE
26 JUILLET 2019

D’après une étude Ifop pour la confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), qui regroupe plus de 400.000 entreprises de moins de 20 salariés, plus d’un artisan sur deux (53%) estime que le dispositif RGE (pour « Reconnu garant de l’environnement ») « tel qu’il est aujourd’hui n’est pas adapté aux très petites entreprises (TPE) ». Certes, les professionnels interrogés reconnaissent que ce label leur attire de nouveaux marchés (66% de citations), contribue au développement durable (53%) et améliore l'image de l'entreprise (45%). Ils sont ainsi 32% à estimer que la qualification RGE leur a apporté « plus d’avantages que d’inconvénients », 25% « plus d’inconvénients que d’avantages » et 42% « ni l’un, ni l’autre ». Pour autant, 54% des sondés disent avoir rencontré des difficultés lors du montage de leur dossier. Ceux-là citent d’abord, à 89%, « le temps passé à renseigner le dossier, en particulier, pour fournir les références chantier » ; suivent « les difficultés à obtenir des documents administratifs » (43%) et « l’absence d’interlocuteur dédié » (22%). Sans remettre foncièrement en cause le dispositif RGE, les entreprises interrogées proposent deux pistes d’amélioration à mettre en œuvre prioritairement : 54% réclament « une simplification des procédures » et 68% exigent « un renforcement de la crédibilité du label en luttant contre les entreprises frauduleuses ».

Source : http://www.capeb.fr/www/capeb/media/document/communique-capeb-etude-rge-9-juillet-2019-version-definitive.pdf

Chefs d’entreprise : le fisc commente la réforme du régime fiscal des brevets

Fiscalité
Chef d’entreprise
26 JUILLET 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 17 juillet 2019, l'administration fiscale livre son commentaire sur la réforme de l'imposition des produits issus des brevets. Le fisc rappelle tout d’abord que l'article 37 de la loi de finances pour 2019, promulguée le 28 décembre 2018, met en conformité le régime français d’imposition des revenus tirés de la cession ou de la concession de brevets ou d'actifs assimilés avec l’approche dite « nexus » de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), relative à la lutte contre les pratiques d’évasion fiscale. « Le nouveau régime proportionne les revenus bénéficiant du taux réduit d’imposition au niveau des dépenses de recherche et développement réalisées par le titulaire de l’actif générant lesdits revenus », explique l’administration fiscale. Les cessions ou concessions de brevets peuvent donc bénéficier du taux réduit d’imposition de 10% à la seule condition que les dépenses de recherche liées au brevet soient effectuées sur le territoire français. Toujours au regard de l’article 37 de la loi de finances pour 2019, le fisc indique que « les entreprises soumises de plein droit ou sur option à un régime réel d'imposition peuvent, sous certaines conditions, soumettre à une imposition séparée au taux réduit de 10%, le résultat net de la cession, de la concession ou de la sous-concession de brevets et actifs incorporels assimilés ». Il précise enfin que ces dispositions « s'appliquent aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019 »

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11876-PGP?branch=2

Chefs d’entreprise : les contrats d’apprentissage modifiés

Chef d’entreprise
Formation
16 SEPTEMBRE 2019

L'ordonnance n° 2019-861, publiée dans le Journal Officiel du 22 août 2019, vient apporter des ajustements sur des dispositions inscrites dans loi Avenir professionnelle du 5 septembre 2018. Elle apporte notamment des modifications dans le domaine de l'apprentissage. Tout d’abord, le texte ouvre la possibilité de conclure des contrats d’apprentissage d’une durée inférieure ou supérieure à celle du cycle de formation. Cette durée peut ainsi s’adapter au niveau initial de l’apprenti, aux compétences acquises lors d’une mobilité à l’étranger ou à d’autres activités (un service civique ou un volontariat militaire, par exemple). Autre nouveauté : à compter du 1er janvier 2020, l’enregistrement des contrats d’apprentissage auprès des chambres consulaires sera remplacé par un dépôt auprès de l’opérateur de compétences (Opco) dont dépend l'entreprise. Ensuite, cette ordonnance « coquille » ouvre désormais la fonction de maître d'apprentissage au conjoint collaborateur de l'employeur, aux côtés de l’employeur et d’un salarié de l’entreprise. Enfin, l’apprenti dont le contrat a été rompu et qui poursuit sa formation au sein des centres de formation d’apprentis (CFA) bénéficie du statut de « stagiaire de la formation professionnelle » pendant six mois.

Source : legifrance

Médecins : 60 000 téléconsultations prises en charge par la Sécu en un an

TNS
Profession libérale
16 SEPTEMBRE 2019

Dans un communiqué publié le 12 décembre 2019, l’Assurance maladie dresse un bilan de la téléconsultation un an après l’entrée en vigueur de son remboursement. Elle estime que « plus de 60 000 » consultations médicales réalisées à distance, via un ordinateur, un smartphone ou une tablette équipée d'une caméra, ont été facturées au tarif de la Sécurité sociale depuis le 15 septembre 2018 en France.
Parmi les libéraux, ce sont les médecins généralistes qui ont le plus pratiqué la téléconsultation durant la période (65 % des actes), loin devant les spécialistes (35 %). L’Assurance maladie note, par ailleurs, que plus de la moitié (56 %) des quelque 30 000 patients bénéficiaires d’une téléconsultation ont moins de 40 ans. Un ratio qui atteint cependant 12 % chez les patients de 70 ans et plus. Les personnes atteintes d’affections de longue durée (ALD) y recourent également, avec 27 % des téléconsultations facturées à cette catégorie de patients. Autre constat notable : l’inégale répartition territoriale du recours à cette pratique. À elles seules, les téléconsultations réalisées en Île-de-France représentent près de la moitié (44 %) de l’ensemble des actes.

Sources : ameli.fr

Micro-entrepreneurs : changement de procédure pour les déclarations et les paiements

Cotisation
Micro-entrepreneur
16 SEPTEMBRE 2019

Dans une communication publiée le 4 septembre 2019, le site autoentrepreneur.urssaf.fr, mis en place par l’Urssaf, précise que la déclaration de chiffre d’affaires et le paiement des cotisations et contributions sociales auto-entrepreneur (obligatoirement faits en ligne depuis le 1er janvier 2019) doivent exclusivement être réalisés via cet espace depuis le 2 septembre de cette année. De facto, les micro-entrepreneurs ne peuvent plus passer par le portail net-entreprises.fr pour remplir ces formalités. Ceux qui ne disposent pas encore d'un compte sur autoentrepreneur.urssaf.fr peuvent s’en créer un, mais ce n’est pas une obligation. En effet, ils peuvent continuer à utiliser leur identifiant et leur mot de passe Net-Entreprises pour se connecter au site autoentrepreneur.urssaf.fr. Ce dernier leur offre également la possibilité d’obtenir des attestations, d’accéder aux déclarations archivées ou encore d’échanger avec leur Urssaf. À noter enfin qu’il est possible d’accéder au site via l’application mobile « AutoEntrepreneur Urssaf », téléchargeable depuis les plateformes App Store (pour les iPhones) et Google Play (pour les smartphones fonctionnant sous Android).

Source : www.autoentrepreneur.urssaf.fr

Avocats : les conditions d’admission des juristes étrangers précisées

Profession libérale
Décret
16 SEPTEMBRE 2019

Un décret, publié au Journal Officiel du 22 août 2019, fixe les modalités d’application de l'ordonnance n°2018-310 du 27 avril 2018, notamment les mesures concernant « la formalisation des demandes et la délivrance, la suspension et le retrait des autorisations d'exercer l'activité de consultation juridique et de rédaction d'actes sous seing privé pour autrui par les avocats inscrits aux barreaux d'États non membres de l'Union européenne, ainsi que celles relatives à l'inscription au barreau de ces avocats et aux procédures disciplinaires leur étant applicable ». Concernant, tout d’abord, les dispositions relatives à la reconnaissance des qualifications professionnelles des personnes ayant acquis la qualité d'avocat dans un État membre de l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (UE + Norvège + Islande + Liechtenstein) autre que la France, il est précisé que la demande est adressée par télé-procédure sur le site du Conseil national des barreaux (CNB) à compter du 1er octobre 2019. Celui-ci se prononce par décision motivée, cette dernière pouvant être déférée devant la cour d’appel de Paris. Le décret précise ensuite que, « en cas de manquement », les avocats concernés « sont soumis aux dispositions des articles 180 à 199 relatifs à la discipline des avocats inscrits à un barreau français ». Le décret comporte toutefois une spécificité qui s’applique aux avocats habilités à exercer à titre temporaire et occasionnel leur activité : en cas de manquement, « la peine disciplinaire de la radiation du tableau est remplacée par la peine de l'interdiction définitive d'exercer ».


Source : legifrance

Notaires : des tarifs adaptés pour des transferts de propriété de biens appartenant à l’État

Profession libérale
Réglementation
09 SEPTEMBRE 2019

Un arrêté, publié au Journal Officiel le 30 août 2019, est venu fixer les émoluments perçus par les notaires pour le transfert de propriété à titre gratuit des biens mobiliers et immobiliers de l'État mentionnés à l'article L.719-14 du code de l'éducation. Cet article en question fait référence aux biens (des locaux universitaires, par exemple) transférés par la puissance publique aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP). Au regard de la valeur spécifique de ces biens, l’arrêté procède à un ajustement des tarifs réglementés des officiers publics. Dans ce cas spécifique de changement de propriété d’un patrimoine national, le transfert donne lieu à la perception d’un émolument selon un barème particulier. Les taux applicables sont ainsi limités à 0,4% pour la tranche d’assiette allant de 0 à 10 millions d’euros, à 0,08 % pour la fourchette comprise entre 10 et 200 millions d’euros, et à 0,008 % pour celle supérieure à 200 millions d’euros.

Source : legifrance

Médecins : une retraite moyenne de 2 663 euros en juin 2019

Retraite
Profession libérale
09 SEPTEMBRE 2019

Dans sa dernière livraison statistique, relayée le 30 août 2019 sur son site Internet, la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) établit à 2 663 euros le montant mensuel de la pension de vieillesse perçue en moyenne en juin dernier par ses 72 905 affiliés retraités. Cela représente une légère augmentation de 0,7 % sur un an, puisque 69 020 médecins s'étaient vus verser une retraite moyenne de 2 644 euros pour le mois de juin 2018. C'est toujours le régime complémentaire vieillesse (RCV) qui représente la majeure partie de la prestation : avec 1 189 euros, il compose 45 % de la pension globale servie aux médecins retraités. « Le régime ASV (Allocation supplémentaire vieillesse, réservée aux médecins conventionnés, NDLR) s'élève en moyenne à 915 euros (34 %) suivi du régime de base d'un montant de 559 euros, soit 21 % de la retraite moyenne », détaille la CARMF. Autre chiffre dévoilé dans le même temps par la caisse : l’allocation versée aux conjoints survivants. La pension de réversion s’élève en moyenne à 1 156 euros, contre 1 152 euros pour le mois de juin 2018. La part majoritaire provient là-aussi du RCV (637 euros), devant l’ASV (376 euros) et le régime de base (143 euros).

Sources : .carmf.fr, source 1 et source 2 

TPE : les embauches en légère hausse au premier semestre 2019

Chef d’entreprise
TPE
09 SEPTEMBRE 2019

Dans son bilan publié le 3 septembre 2019, l’Union des entreprises de proximité (U2P), qui représente 2,8 millions d’artisans, de commerçants et de professionnels libéraux en France, indique que les très petites entreprises (TPE) ont été 18% à avoir embauché au moins un salarié au cours des six premiers mois de cette année. Au premier semestre 2018, elles n'avaient été que 16% à le faire. Tous secteurs confondus, le nombre moyen de salariés recrutés a progressé entre les deux périodes : il est passé de 1,4 à 1,9 salarié par entreprise. Les entreprises de l’artisanat des travaux publics enregistrent une hausse significative, puisque 35% des TPE de ce secteur ont embauché au premier semestre 2019 (contre 24% un an plus tôt). Un constat qui vaut également pour les entreprises de l’hôtellerie-restauration (33%, contre 25% douze mois plus tôt). L’U2P note, en revanche, un recul des recrutements sur un an de la part des entreprises de l’artisanat du bâtiment et des professions libérales de la santé. Pour le deuxième semestre 2019, le intentions d’embauche demeurent globalement stables (11%). « C’est dans l’artisanat de l’alimentation (20%), l’hôtellerie-restauration (19%) et l’artisanat des travaux publics (18%) que les entreprises sont les plus nombreuses à anticiper une augmentation de leurs effectifs », indiquent les auteurs.

Source : u2p-france.fr

Chefs d’entreprise : des précisions sur le « bonus-malus » des contributions chômage

Chef d’entreprise
Décret
09 SEPTEMBRE 2019

Un décret du 26 juillet 2019, paru au Journal Officiel du 28 juillet 2019, pose les nouvelles règles d’indemnisation de l’assurance chômage. Le texte met notamment en place un système de bonus-malus afin de limiter le recours aux contrats courts (CDD, missions d’intérim, etc.) dans les entreprises. Le dispositif doit s’appliquer, à partir de 2021, dans les entreprises de onze salariés et plus, appartenant à sept secteurs d’activité faisant apparaître un très fort taux de ruptures de contrats de contrat de travail (fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac ; autres activités spécialisées, scientifiques et techniques ; hébergement et restauration ; production et distribution d’eau-assainissement, gestion des déchets et dépollution ; transports et entreposage ; fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, et d’autres produits non métalliques ; travail du bois, industrie du papier et imprimerie). En fonction de la comparaison entre le taux de séparation de l’entreprise et le taux de séparation médian calculé dans le secteur d’activité de l’entreprise, le taux de la contribution patronale d’assurance chômage des employeurs concernés se verra alors majoré ou minoré. Ce taux (aujourd’hui fixé à 4,05% de la masse salariale) pourra descendre à 3% pour les entreprises les plus vertueuses, et monter à 5,05% pour les autres. À noter que toutes les fins de contrats de travail ne sont pas prises en compte par le futur dispositif : en sont exclues, par exemple, les démissions, les fins de contrat d’apprentissage et d’insertion.

Source : legifrance

Artisans : plus d’un professionnel sur deux juge le label RGE inadapté aux TPE

Artisans
TPE
26 JUILLET 2019

D’après une étude Ifop pour la confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), qui regroupe plus de 400.000 entreprises de moins de 20 salariés, plus d’un artisan sur deux (53%) estime que le dispositif RGE (pour « Reconnu garant de l’environnement ») « tel qu’il est aujourd’hui n’est pas adapté aux très petites entreprises (TPE) ». Certes, les professionnels interrogés reconnaissent que ce label leur attire de nouveaux marchés (66% de citations), contribue au développement durable (53%) et améliore l'image de l'entreprise (45%). Ils sont ainsi 32% à estimer que la qualification RGE leur a apporté « plus d’avantages que d’inconvénients », 25% « plus d’inconvénients que d’avantages » et 42% « ni l’un, ni l’autre ». Pour autant, 54% des sondés disent avoir rencontré des difficultés lors du montage de leur dossier. Ceux-là citent d’abord, à 89%, « le temps passé à renseigner le dossier, en particulier, pour fournir les références chantier » ; suivent « les difficultés à obtenir des documents administratifs » (43%) et « l’absence d’interlocuteur dédié » (22%). Sans remettre foncièrement en cause le dispositif RGE, les entreprises interrogées proposent deux pistes d’amélioration à mettre en œuvre prioritairement : 54% réclament « une simplification des procédures » et 68% exigent « un renforcement de la crédibilité du label en luttant contre les entreprises frauduleuses ».

Source : http://www.capeb.fr/www/capeb/media/document/communique-capeb-etude-rge-9-juillet-2019-version-definitive.pdf

Chefs d’entreprise : le fisc commente la réforme du régime fiscal des brevets

Fiscalité
Chef d’entreprise
26 JUILLET 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 17 juillet 2019, l'administration fiscale livre son commentaire sur la réforme de l'imposition des produits issus des brevets. Le fisc rappelle tout d’abord que l'article 37 de la loi de finances pour 2019, promulguée le 28 décembre 2018, met en conformité le régime français d’imposition des revenus tirés de la cession ou de la concession de brevets ou d'actifs assimilés avec l’approche dite « nexus » de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), relative à la lutte contre les pratiques d’évasion fiscale. « Le nouveau régime proportionne les revenus bénéficiant du taux réduit d’imposition au niveau des dépenses de recherche et développement réalisées par le titulaire de l’actif générant lesdits revenus », explique l’administration fiscale. Les cessions ou concessions de brevets peuvent donc bénéficier du taux réduit d’imposition de 10% à la seule condition que les dépenses de recherche liées au brevet soient effectuées sur le territoire français. Toujours au regard de l’article 37 de la loi de finances pour 2019, le fisc indique que « les entreprises soumises de plein droit ou sur option à un régime réel d'imposition peuvent, sous certaines conditions, soumettre à une imposition séparée au taux réduit de 10%, le résultat net de la cession, de la concession ou de la sous-concession de brevets et actifs incorporels assimilés ». Il précise enfin que ces dispositions « s'appliquent aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019 »

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11876-PGP?branch=2

Exploitants agricoles : l’indice national des fermages enraye la baisse de son taux

Exploitant agricole
Réglementation
26 JUILLET 2019

Un arrêté du 12 juillet 2019, paru au Journal Officiel du 18 juillet 2019, fixe le nouvel indice national des fermages à 104,76 pour l'année 2019. Cela représente une augmentation de 1,66% par rapport à 2018, où il s'établissait à 103,05. Il s’agit de la première hausse de cet indice après trois années de baisse consécutive. L’indice national des fermages sert à la révision annuelle du montant du loyer des terres nues et des bâtiments d’exploitation agricole. Il est actualisé tous les ans avant le mois d’octobre, en tenant compte de l’augmentation des prix. En outre, l’arrêté indique que l’indice du revenu brut d’entreprise agricole national à l’hectare retenu pour 2019 est de 102,45, tandis que l’indice du prix du produit intérieur brut retenu pour cette année est de 108,22. Pour connaître le nouveau loyer par hectare, la formule à appliquer est la suivant : loyer par hectare en 2018 x 104,76 (indice de fermage de 2019) / 103,05 (indice de fermage de 2018).

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038777748&dateTexte=&categorieLien=id

Chefs d’entreprise : 61% des dirigeants n’anticipent pas une éventuelle perte d’emploi

TNS
Chef d’entreprise
26 JUILLET 2019

Selon une double enquête de l’Ifop, menée auprès de 469 dirigeants affiliés à la garantie sociale des chefs d’entreprise (GSC) et de 501 entrepreneurs, un peu moins de deux chefs d’entreprise sur trois (61%) interrogés « n’ont pas du tout anticipé une éventuelle perte d’activité ». Une situation d’autant plus surprenante qu’ils savent qu’ils sont exclus de l’assurance-chômage de Pôle emploi. « Pour 97% des chefs d’entreprise interrogés, chaque dirigeant devrait être informé sur les effets d’une perte d’activité et l’existence des dispositifs de maintien de revenus dès l’étape de création ou reprise d’une entreprise », relèvent les auteurs de l’enquête, rendue publique le 10 juillet 2019 et menée pour le compte de l’association GSC. Ils notent que si 55% des sondés se prononcent en faveur d’une obligation de protection, « ils sont 96% à revendiquer une liberté dans le choix d’une souscription d’assurance ». L’enquête pointe aussi du doigt le « contraste saisissant » entre les attentes des chefs d’entreprise et la réalité. Alors que 74% de des dirigeants comptent sur un expert-comptable pour les sensibiliser sur la question de la perte d’emploi, « dans les faits, seuls 27% de ceux ayant souscrit une assurance avaient été informés par leur conseil », constate ainsi l’Ifop.

Source : https://www.gsc.asso.fr/wp-content/uploads/2019/07/Etude-Ifop-pour-association-GSC-juin-2019.pdf

TPE-PME : seules 23% des entreprises sont équipées en fibre optique

PME
TPE
22 JUILLET 2019

D’après une étude réalisée par l’Ifop et l’opérateur de télécommunications Covage, publiée le 16 juillet 2019, moins d’un quart (23%) des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) françaises indiquent être raccordées à la fibre optique. Cette proportion marque en réalité des disparités importantes selon la taille de l’entreprise. « Seules 20% des entreprises les plus petites (de 1 à 5 salariés) sont raccordées, contre 41% des entreprises de plus de 50 salariés », notent les auteurs de l’étude. Celle-ci pointe également des inégalités territoriales en termes d’accès à la fibre. Ainsi, les entreprises installées en zones rurales affichent un taux d’équipement de seulement 7%, contre 22% pour celles localisées en zones urbaines hors Île-de-France et 42% pour celles basées en région parisienne. Et quand 26% des entreprises des secteurs du commerce et des services déclarent bénéficier de la fibre, le pourcentage tombe à 20% pour les entreprises du bâtiment et travaux publics (BTP). Il chute à 12% et 10% pour les entreprises spécialisées respectivement dans l’industrie et l’agriculture. Toujours selon l’étude, 80% des TPE et PME qui ont choisi la fibre « estiment que la fibre a un impact positif sur leur activité ». Quant à celles qui ne sont pas encore équipées, 34% prévoient de le faire « dans le courant de 2019 », tandis que 47% l’envisagent « dans un délai de trois ans ».

Source : https://www.covage.com/wp-content/uploads/2019/07/Etude_Covage_IFOP_JUIN2019.pdf

Médecins : le service sanitaire plébiscité par les praticiens pour améliorer la prévention

TNS
Profession libérale
22 JUILLET 2019

Le Baromètre santé 360 sur la thématique de la prévention-santé, réalisé par Odoxa pour France Info et Le Figaro Santé, et publié le 8 juillet 2019, révèle que plus des deux-tiers (70%) des médecins qui ont entendu parler du service sanitaire, instauré pour les étudiants en santé à la rentrée universitaire 2018, permettra de familiariser les Français à la prévention. Ils sont même 56% à estimer que « cette démarche aura des conséquences positives à moyen terme sur l’état de santé des Français », selon cette étude. Il est important de noter que si le service sanitaire reste peu connu de la majorité de nos concitoyens, 37% des praticiens interrogés avouent « ne pas savoir précisément de quoi il s’agit ». Une méconnaissance (48%) qui existe aussi au sujet du plan national sur la prévention, présenté il y a quelques mois par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Parmi les médecins qui expriment un avis, près des deux-tiers (61%) considèrent que ce plan sera efficace. Au palmarès des comportements de prévention qu’ils recommandent, les médecins placent en première position l’arrêt de la consommation de tabac (77%), devant la pratique régulière d’une activité sportive (36%) et la limitation de la consommation d’alcool (25%). Toujours selon cette étude, 88% des praticiens sondés estiment qu’il est « plus efficace d’améliorer la prévention » que de soigner les gens lorsqu’ils sont malades. Si 84% d’entre eux jugent que la solution passe par une meilleure rémunération des personnels soignants pour débloquer du temps à la prévention, ils rejettent massivement une participation financière accrue des patients (59%) ou une prise en charge par des acteurs privés de type start-up (67%).

Source : http://www.odoxa.fr/sondage/prevention-sante-france-aujourdhui

PME : un tiers des dirigeants concilient difficilement vie privée et vie professionnelle

Chef d’entreprise
PME
22 JUILLET 2019

Selon une enquête, réalisée par OpinionWay pour le groupe d'audit et de conseil Grant Thornton auprès de 300 dirigeants d'une société (PDG, DG, DAF...) d'au moins 50 salariés dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 50 millions d’euros, un tiers (33%) des chefs d'entreprise n'arrivent pas à conjuguer leurs obligations professionnelles et personnelles. L'étude, rendue publique le 17 juillet 2019, indique que ce sentiment « se renforce particulièrement pour les personnes ayant au moins deux enfants (45%) ». À l'inverse, « Ce sont les dirigeants âgés de 45 à 54 ans qui ont plus de facilité (75%) » à atteindre un équilibre de vie. Questionnés sur l’ensemble des solutions susceptibles d’améliorer leur vie professionnelle, deux-tiers de ceux qui peinent à trouver un équilibre de vie (66%) plébiscitent le télétravail. Étonnamment, une large majorité des répondants (89%) ne considèrent pas le temps partiel comme une réponse à leurs difficultés. Quant à la possibilité de prendre plus de congés, elle n’enchante pas 56% des dirigeants interrogés. On apprend enfin que près de sept chefs d’entreprise sur dix (68%) estiment avoir assez de temps libre pour leurs loisirs (sorties culturelles, sport, engagements associatifs).

Source : https://www.grantthornton.fr/globalassets/1.-member-firms/france/pdf/insight/2019/07-2019-booklet-opinionway-gt-equilibre-de-vie-dirigeants-vf.pdf

Chefs d’entreprise : le fisc commente la renonciation à l’option pour l’impôt sur les so-ciétés

Fiscalité
Chef d’entreprise
22 JUILLET 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 10 juillet 2019, l'administration fiscale livre son commentaire sur les nouvelles modalités d’exercice du droit de renonciation à l’option pour l’impôt sur les sociétés (IS) dont bénéficient, sous conditions, certaines sociétés de personne et entreprises individuelles à responsabilité limitée (EIRL). Cette possibilité de renonciation résulte de l’article 50 de la loi de finances pour 2019, promulguée le 28 décembre 2018. Cet article a mis un terme au principe d’irrévocabilité de l’option pour l’IS, à condition que le droit de renonciation soit exercé dans les cinq années qui suivent cette décision. Le fisc précise que ce droit « s'applique aux exercices clos à partir du 31 décembre 2018 ». Il ajoute que « ce droit de renonciation s'applique ainsi notamment aux sociétés ou groupements ayant opté pour leur assujettissement à l'impôt sur les sociétés au titre d'exercices clos antérieurement au 31 décembre 2018 et pour lesquels la période de cinq exercices pour renoncer à cette option n'est pas forclose. » En application du décret du 27 juin 2019, paru au Journal Officiel du 28 juin 2019, la notification de renonciation doit être adressée « au service des impôts du lieu du principal établissement de la société ou du groupement qui souhaite exercer cette option ». Doivent y figurer la dénomination de la société ou du groupement, le lieu du siège social et l’indication de l’exercice d’application de la renonciation.

Sources : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11709-PGPhttps://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038695915&dateTexte=&categorieLien=id

TPE-PME : seules 23% des entreprises sont équipées en fibre optique

PME
TPE
22 JUILLET 2019

D’après une étude réalisée par l’Ifop et l’opérateur de télécommunications Covage, publiée le 16 juillet 2019, moins d’un quart (23%) des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) françaises indiquent être raccordées à la fibre optique. Cette proportion marque en réalité des disparités importantes selon la taille de l’entreprise. « Seules 20% des entreprises les plus petites (de 1 à 5 salariés) sont raccordées, contre 41% des entreprises de plus de 50 salariés », notent les auteurs de l’étude. Celle-ci pointe également des inégalités territoriales en termes d’accès à la fibre. Ainsi, les entreprises installées en zones rurales affichent un taux d’équipement de seulement 7%, contre 22% pour celles localisées en zones urbaines hors Île-de-France et 42% pour celles basées en région parisienne. Et quand 26% des entreprises des secteurs du commerce et des services déclarent bénéficier de la fibre, le pourcentage tombe à 20% pour les entreprises du bâtiment et travaux publics (BTP). Il chute à 12% et 10% pour les entreprises spécialisées respectivement dans l’industrie et l’agriculture. Toujours selon l’étude, 80% des TPE et PME qui ont choisi la fibre « estiment que la fibre a un impact positif sur leur activité ». Quant à celles qui ne sont pas encore équipées, 34% prévoient de le faire « dans le courant de 2019 », tandis que 47% l’envisagent « dans un délai de trois ans ».

Source : https://www.covage.com/wp-content/uploads/2019/07/Etude_Covage_IFOP_JUIN2019.pdf

Médecins : le service sanitaire plébiscité par les praticiens pour améliorer la prévention

TNS
Profession libérale
22 JUILLET 2019

Le Baromètre santé 360 sur la thématique de la prévention-santé, réalisé par Odoxa pour France Info et Le Figaro Santé, et publié le 8 juillet 2019, révèle que plus des deux-tiers (70%) des médecins qui ont entendu parler du service sanitaire, instauré pour les étudiants en santé à la rentrée universitaire 2018, permettra de familiariser les Français à la prévention. Ils sont même 56% à estimer que « cette démarche aura des conséquences positives à moyen terme sur l’état de santé des Français », selon cette étude. Il est important de noter que si le service sanitaire reste peu connu de la majorité de nos concitoyens, 37% des praticiens interrogés avouent « ne pas savoir précisément de quoi il s’agit ». Une méconnaissance (48%) qui existe aussi au sujet du plan national sur la prévention, présenté il y a quelques mois par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Parmi les médecins qui expriment un avis, près des deux-tiers (61%) considèrent que ce plan sera efficace. Au palmarès des comportements de prévention qu’ils recommandent, les médecins placent en première position l’arrêt de la consommation de tabac (77%), devant la pratique régulière d’une activité sportive (36%) et la limitation de la consommation d’alcool (25%). Toujours selon cette étude, 88% des praticiens sondés estiment qu’il est « plus efficace d’améliorer la prévention » que de soigner les gens lorsqu’ils sont malades. Si 84% d’entre eux jugent que la solution passe par une meilleure rémunération des personnels soignants pour débloquer du temps à la prévention, ils rejettent massivement une participation financière accrue des patients (59%) ou une prise en charge par des acteurs privés de type start-up (67%).

Source : http://www.odoxa.fr/sondage/prevention-sante-france-aujourdhui

PME : un tiers des dirigeants concilient difficilement vie privée et vie professionnelle

Chef d’entreprise
PME
22 JUILLET 2019

Selon une enquête, réalisée par OpinionWay pour le groupe d'audit et de conseil Grant Thornton auprès de 300 dirigeants d'une société (PDG, DG, DAF...) d'au moins 50 salariés dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 50 millions d’euros, un tiers (33%) des chefs d'entreprise n'arrivent pas à conjuguer leurs obligations professionnelles et personnelles. L'étude, rendue publique le 17 juillet 2019, indique que ce sentiment « se renforce particulièrement pour les personnes ayant au moins deux enfants (45%) ». À l'inverse, « Ce sont les dirigeants âgés de 45 à 54 ans qui ont plus de facilité (75%) » à atteindre un équilibre de vie. Questionnés sur l’ensemble des solutions susceptibles d’améliorer leur vie professionnelle, deux-tiers de ceux qui peinent à trouver un équilibre de vie (66%) plébiscitent le télétravail. Étonnamment, une large majorité des répondants (89%) ne considèrent pas le temps partiel comme une réponse à leurs difficultés. Quant à la possibilité de prendre plus de congés, elle n’enchante pas 56% des dirigeants interrogés. On apprend enfin que près de sept chefs d’entreprise sur dix (68%) estiment avoir assez de temps libre pour leurs loisirs (sorties culturelles, sport, engagements associatifs).

Source : https://www.grantthornton.fr/globalassets/1.-member-firms/france/pdf/insight/2019/07-2019-booklet-opinionway-gt-equilibre-de-vie-dirigeants-vf.pdf

Chefs d’entreprise : le fisc commente la renonciation à l’option pour l’impôt sur les sociétés

Fiscalité
Chef d’entreprise
22 JUILLET 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 10 juillet 2019, l'administration fiscale livre son commentaire sur les nouvelles modalités d’exercice du droit de renonciation à l’option pour l’impôt sur les sociétés (IS) dont bénéficient, sous conditions, certaines sociétés de personne et entreprises individuelles à responsabilité limitée (EIRL). Cette possibilité de renonciation résulte de l’article 50 de la loi de finances pour 2019, promulguée le 28 décembre 2018. Cet article a mis un terme au principe d’irrévocabilité de l’option pour l’IS, à condition que le droit de renonciation soit exercé dans les cinq années qui suivent cette décision. Le fisc précise que ce droit « s'applique aux exercices clos à partir du 31 décembre 2018 ». Il ajoute que « ce droit de renonciation s'applique ainsi notamment aux sociétés ou groupements ayant opté pour leur assujettissement à l'impôt sur les sociétés au titre d'exercices clos antérieurement au 31 décembre 2018 et pour lesquels la période de cinq exercices pour renoncer à cette option n'est pas forclose. » En application du décret du 27 juin 2019, paru au Journal Officiel du 28 juin 2019, la notification de renonciation doit être adressée « au service des impôts du lieu du principal établissement de la société ou du groupement qui souhaite exercer cette option ». Doivent y figurer la dénomination de la société ou du groupement, le lieu du siège social et l’indication de l’exercice d’application de la renonciation.

Sources : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11709-PGPhttps://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038695915&dateTexte=&categorieLien=id

Professionnels de santé : le droit de prescription des médecins coordonnateurs en Ehpad encore élargi

Profession libérale
Décret
15 JUILLET 2019

Un décret du 5 juillet 2019, publié au Journal Officiel du 6 juillet 2019, élargit les missions du médecin coordonnateur en établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes (Ehpad). Si, comme jusque-là, il « réalise des prescriptions médicales pour les résidents de l'établissement au sein duquel il exerce ses fonctions de coordonnateur en cas de situation d'urgence ou de risques vitaux, ainsi que lors de la survenue de risques exceptionnels ou collectifs nécessitant une organisation adaptée des soins », le texte précise que ces situations exceptionnelles incluent « la prescription de vaccins et d'antiviraux dans le cadre du suivi des épidémies de grippe saisonnière en établissement ». Le décret prévoit aussi que le médecin coordonnateur peut désormais réaliser des prescriptions médicamenteuses « lorsque le médecin traitant ou désigné par le patient ou son remplaçant n'est pas en mesure d'assurer une consultation par intervention dans l'établissement, conseil téléphonique ou téléprescription ». Comme auparavant, « les médecins traitants des résidents concernés sont dans tous les cas informés des prescriptions réalisées », insiste le texte.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038730185&dateTexte=&categorieLien=id

Avocat : précision sur le calcul du CMIR en cas de changement de catégorie d’impôt Tags : fiscalité, TNS

Fiscalité
TNS
15 JUILLET 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 26 juin 2019, l'administration fiscale a répondu à une interrogation d'un contribuable qui souhaitait, au regard de son cas particulier, connaître les modalités de détermination du crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR) accordé au titre de l'imposition des revenus non exceptionnels de 2018. Cet avocat, imposé dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) du fait de l'exercice de son activité professionnelle sous forme libérale, était devenu, le 1er janvier 2017, co-gérant non rémunéré d'une société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) soumise à l'impôt sur les sociétés. De facto, seule la structure juridique au sein de laquelle il exerce son activité professionnelle a changé au cours de la période de trois ans servant de référence pour l’appréciation du caractère exceptionnel ou non des revenus de cette activité. Dans son rescrit, le fisc indique que dans ce cas, la nature de l’activité professionnelle étant « demeurée inchangée », le revenu 2018 peut être comparé au revenu de même nature perçu en 2017 et aux bénéfices non commerciaux perçus en 2015 et 2016. Pour rappel, le CIMR correspond à la moyenne des revenus des trois dernières années. Il permet d'« annuler » les revenus perçus en 2018 afin d'éviter aux contribuables d'être doublement imposés avec la mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu depuis le 1er janvier 2019.

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11959-PGP.html?identifiant=BOI-RES-000052-20190626

Pharmaciens : la télédéclaration du chiffre d’affaires testée dans neuf départements

TNS
Profession libérale
15 JUILLET 2019

Un décret du 27 juin 2019, paru au Journal Officiel du 8 juillet 2019, met en place une expérimentation permettant aux pharmacies d'officine de déclarer par voie dématérialisée auprès des agences régionales de santé (ARS) leur chiffre d'affaires global et détaillé. Ce test est conduit jusqu’au 31 décembre prochain dans neuf départements : l'Yonne, l'Eure-et-Loir, la Haute-Corse, la Corse-du-Sud, l'Aisne, le Val-d'Oise, le Tarn, la Mayenne et les Alpes-de-Haute-Provence. « Les pharmacies mutualistes et de secours minières n'entrent pas dans le champ de cette expérimentation », précise le texte. Pour effectuer sa télédéclaration, « le pharmacien participant à l'expérimentation s'identifie sur la plateforme de télédéclaration au moyen de sa carte de professionnel de santé, et à défaut par des données permettant son identification ainsi que celle de sa pharmacie », explique le décret. Il doit déclarer les éléments « mentionnés dans le formulaire CERFA numéro 12630*04 », qui lui a été adressé prérempli par l’ARS (attention, ce document n’est pas disponible en ligne), mais aussi « les données complémentaires figurant dans le formulaire annexé au présent décret ». Pour les pharmaciens concernés, « la date limite de déclaration du chiffre d'affaires prévue à l'article 1er de l'arrêté du 29 avril 2019 (le 30 juin 2019, Ndlr) est reportée au 30 août 2019 ». Au terme de l’expérimentation, une évaluation sera menée par les ARS concernées.

Source :  https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038702708&dateTexte=20190708

Micro-entrepreneurs : 36% toujours actifs trois ans après leur immatriculation

TNS
Micro-entrepreneur
15 JUILLET 2019

D’après une étude publiée le 11 juillet 2019 par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), plus d’un tiers des micro-entrepreneurs immatriculés au premier semestre 2014 étaient toujours actifs sous ce régime juridique en 2017. L’Insee rappelle que l’année 2014 avait enregistré 551.000 créations d’entreprise, dont 283.500 immatriculations (soit 51%) sous le régime d'auto-entrepreneur (créé en 2009 et rebaptisé micro-entrepreneur depuis 2016). Si 66% des personnes qui s’étaient enregistrées comme tel ont débuté une activité, il s’avère que « 34% n’ont pas déclaré de chiffre d’affaires lors de leurs huit premiers trimestres d’exercice et sont considérés comme n’ayant pas démarré leur activité ». Sur les 66% ayant entamé une activité entrepreneuriale, 36% restaient actifs trois ans après leur début, tandis que 30% avaient cessé leur activité en tant qu'auto-entrepreneur. Par ailleurs, l'Insee souligne que la pérennité de l'activité d'un micro-entrepreneur dépend fortement du secteur d'activité. C’est dans la santé et l’action sociale (60%) et dans l’enseignement (48%) que la proportion est la plus élevée. En revanche, la construction (36%) ou encore le commerce (28%) figurent parmi les mauvais élèves. Autre enseignement : la pérennité croît proportionnellement avec l’âge de l’auto-entrepreneur, mais aussi avec les moyens financiers engagés au démarrage. Enfin « la pérennité est plus forte en cas de vie en couple, aussi bien pour les hommes que pour les femmes », indique l’Institut de la statistique, qui souligne en revanche l’effet marginal de l'expérience professionnelle et du niveau de diplôme.

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4189659

TPE-PME : les attaques par cryptovirus évaluées à plus de 700 millions d’euros par an aux entreprises

PME
TPE
08 JUILLET 2019

À l’occasion d’une conférence réalisée avec la Fédération française de l’assurance (FFA) et la Chaire Cyber Insurance, l'Institut de recherche technologique (IRT) SystemX a publié, le 25 juin 2019, les résultats d’une étude de terrain menée sur trois ans (entre 2016 et 2019) auprès de plus de soixante petites et moyennes entreprises (PME) et de très petites entreprises (TPE) française, victimes de cyber-attaques. D’après cette enquête, les coûts additionnés pour les attaques par cryptovirus (des logiciels malveillants qui chiffrent les données d'un réseau afin de réclamer une rançon en échange de la clé de déchiffrement, Ndlr), subis par les PME-TPE de moins de 50 employés en France « s’élève à plus de 700 millions d’euros par an ». Ses auteurs en profitent pour tordre le cou à « deux grandes croyances communément admises » : d’abord, « le nombre de cyber-attaques réussies s’avère bien supérieur aux estimations habituellement rendues publiques » ; ensuite, « le coût moyen des cyber-attaques se révèle en revanche beaucoup plus faible que supposé ». L’étude de l’IRT SystemX démonte aussi l’idée selon laquelle les entreprises devraient débourser des sommes colossales pour s’offrir une sécurité informatique infaillible.

Source : https://www.irt-systemx.fr/wp-content/uploads/2019/06/CP_SystemX_190625_etudecyber_VF.pdf

Exploitants agricoles : le vin a grandement contribué à la hausse de la production en 2018

TNS
Exploitant agricole
08 JUILLET 2019

Selon une étude dévoilée le 4 juillet 2019 par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la valeur de la production agricole a enregistré en 2018 une hausse de 5,7% sur un an. Elle s'est ainsi établie à 76,4 milliards d'euros hors subventions. Pour expliquer ce bon bilan, l'Insee met en avant le « fort rebond du vin ». Après trois années de baisse, la production de vin a bondi l’an passé de 28,7%, « du fait de conditions climatiques particulièrement favorables ». Si l’agriculture tricolore a retrouvé des couleurs, c’est aussi grâce à la croissance de 10,3% en valeur de la production végétale, liée à prix « dynamiques » pour les céréales et les pommes de terre. Ce facteur a permis, selon l’institut de la statistique, de compenser la baisse de la production en volume de l’ensemble des productions végétales (ce qui inclut les céréales et les pommes de terre) enregistrée en 2018, provoquée en particulier par la sécheresse estivale. En revanche, la production animale fait grise mine. Certes, elle a peu varié en volume l’an passé (-0,9%). Mais sa valeur a fléchi de 1,1%, principalement sous l’effet de la chute du prix du porc (-11,9%). Enfin, l’Insee note qu’après quatre ans de baisse, les charges des agriculteurs ont augmenté de 2% en 2018, « du fait de la remontée des prix de l’énergie ».

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4185625

TPE-PME : 95% des repreneurs d’entreprise ont une formation supérieure

PME
TPE
08 JUILLET 2019

Dans son dernier Observatoire de la transmission des TPE-PME, publié le 24 juin 2019, l'association Cédants et repreneurs d'affaires (CRA) dresse le profil type des repreneurs de très petites entreprises et de petites et moyennes entreprises. Sur la base d’une étude menée sur l’année 2018 auprès d’un panel de 1.272 adhérents du CRA, il ressort que les repreneurs ont en moyenne 45 ans et que 95% d’entre eux ont une formation supérieure. Ainsi, 32% des personnes interrogées sortent d’une école d’ingénieurs et 26% sont diplômées d’une école de commerce. Autre enseignement : les transmissions en interne (à la famille ou aux salariés) ne représentent globalement que 30% des opérations, quand 45% sont réalisées en externe. Les auteurs de l’étude notent, par ailleurs, que « l’effectif moyen des entreprises cédées (toutes activités confondues), est de six personnes, soit une chute importante des effectifs ». Si la valeur moyenne de cession reste stable (839.000 euros en 2018 contre 844.000 euros en 2017), le chiffre d’affaires moyen affiche une baisse de 4% (il est passé de 1,523 million d’euros en 2017 à 1,474 million d’euros en 2018).

Source :  https://www.cra.asso.fr/wp-content/uploads/2019/05/Observatoire-CRA-2019-maj21-06-19.pdf 

Chefs d’entreprise : le taux de cotisation AGS reste fixé à 0,15%

Cotisation
Chef d’entreprise
08 JUILLET 2019

Dans un communiqué en date du 27 juin 2019, publié au lendemain de sa réunion, le conseil d'administration de l'AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés) a maintenu le taux de la cotisation d'assurance garantie des salaires à 0,15% au 1er juillet 2019 - un taux inchangé depuis le 1er juillet 2017. Il indique avoir pris cette décision « malgré une hausse notable » des avances salariales versées aux salariés d’entreprises en difficultés en mai dernier. Et de faire état d'une augmentation de 24% de ces avances salariales par rapport au même mois de 2018. « Compte tenu du contexte économique incertain et en responsabilité, le conseil d’administration a décidé à l’unanimité de ne pas faire supporter davantage de charges aux entreprises, leur permettant de préserver leur compétitivité », souligne le communiqué. Pour mémoire, la cotisation d’assurance garantie des salaires est à la charge exclusive de l’employeur. Elle assure les salariés contre le risque de non-paiement des sommes qui leur sont dues en exécution du contrat de travail (rémunération, préavis, indemnités), en cas de redressement ou de liquidation de leur entreprise. L’AGS est due dans la limite de quatre fois le plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 13.508 euros par mois en 2019.

Source : https://www.ags-garantie-salaires.org/actualites/items/taux-de-cotisation-103.html

Professions libérales : l'abattement sur les gains de cession pour départ à la retraite plus en vigueur pour les associés non dirigeants

Fiscalité
Profession libérale
01 JUILLET 2019

Dans une réponse ministérielle (RM) au député de Charente-Maritime Didier Quentin, parue le 18 juin 2019 au Journal Officiel de l'Assemblée nationale, Bercy confirme que le bénéfice de l’abattement de 500.000 euros applicable aux dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) qui cèdent leurs titres à l’occasion de leur départ à la retraite ne s’applique plus, depuis le 1er janvier 2018, à un associé non dirigeant qui exerce une profession libérale dans la société, contrairement au dispositif précédent qui a pris fin le 31 décembre 2017. Le ministère de l'Economie et des Finances explique que, désormais, la condition d’exercice effectif d’une fonction de direction « est applicable aux associés d’une société d’exercice libéral (SEL) comme aux autres cédants ». En conséquence, si le professionnel libéral n'a pas exercé de fonction de direction au sein de la SEL, il n'a plus le droit depuis l'année dernière à l'abattement de 500.000 euros sur les gains nets de cession de ses titres lorsqu’il part à la retraite.

Source : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-6666QE.htm

TPE-PME : nouveaux taux du versement transport dans les entreprises d'au moins 11 salariés

PME
TPE
01 JUILLET 2019

Le ministère de l’Économie et des Finances a signalé, le 21 juin 2019 sur son portail Internet, la modification des taux de versement transport (VT) à compter du 1er juillet. Cette contribution, recouvrée par l'Urssaf, est destinée à financer les transports en commun. Elle concerne les employeurs des secteurs publics et privés employant 11 salariés et plus en Île-de-France ou dans l'une des zones de province où le versement a été institué. Parmi les communes qui connaissent une augmentation du versement transport figurent la plaine d'Estrées en Picardie (le taux s'affiche désormais à 0,30%, contre 0,10% précédemment), le Pays de Saint-Omer dans le Nord-Pas de Calais (0,70% au lieu de 0,55%) ou l'Agglomération Clermontoise en Auvergne-Rhône-Alpes (où le taux passe de 1,80% à 2%). Bercy met sur son site un lien vers le simulateur de l'Urssaf, qui permet non seulement de savoir si la commune d’implantation d’une entreprise est assujettie au versement transport, mais aussi de connaître le taux applicable.

Source : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/versement-transport?xtor=ES-29-[BIE_171_20190627]-20190627-[https://www.economie.gouv.fr/entreprises/versement-transport]-1309247

Exploitants agricoles : le fisc commente les modalités du passage à l’impôt sur les sociétés

Fiscalité
Exploitant agricole
01 JUILLET 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 19 juin 2019, l'administration fiscale livre son commentaire sur la possibilité offerte aux exploitants agricoles, par l’article 59 de la loi de finances pour 2019, d’opter pour l’impôt sur les sociétés (IS) et d’étaler le paiement de l’impôt sur le revenu (IR) lors du changement de régime fiscal. Le fisc rappelle qu'en cas de cessation d'activités agricole, « l'impôt sur le revenu afférent aux reprises de déduction pour investissement (DPI), de déduction pour aléas (DPA) et de déduction pour épargne de précaution (DEP), à l'excédent du bénéfice agricole sur la moyenne triennale et à la fraction des revenus exceptionnels non encore rapportés à la date de la cessation peut, sur option du contribuable, faire l'objet d'un paiement fractionné sur cinq années ». Il note que cette possibilité de paiement fractionné a lieu en cas « d'apport d'une exploitation agricole à une société passible de l'IS », « d'option pour l'assujettissement à l'IS exercée par des sociétés ou groupements ou par une exploitation agricole exerçant dans le cadre d'une entreprise individuelle à responsabilité limitée » ou« de transformation d'une société ou d'un groupement placé sous le régime des sociétés de personnes en une société passible de l'IS ». L'administration fiscale précise que ce dispositif « s'applique aux opérations intervenues au cours d'exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019 ».

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11814-PGP

Travailleurs non-salariés : congé de paternité allongé pour les pères de bébés hospitalisés

TNS
Réglementation
01 JUILLET 2019

Un décret du 24 juin 2019 et un arrêté du 24 juin 2019, publiés le 25 juin 2019 au Journal Officiel, fixent les modalités de prolongation du congé paternité en cas d’hospitalisation immédiate du nouveau-né. Le décret précise que les pères, dont le bébé est admis dès la naissance dans une unité de soins spécialisés (définie par l'arrêté), peuvent bénéficier, dès le 1er juillet de cette année, de 30 jours de congé de paternité et d'accueil supplémentaires. Ces 30 jours consécutifs s'ajoutent aux 11 jours de congé de paternité (ou 18 jours dans le cas de naissances multiples) et aux trois jours de naissance pour les salariés. Ils doivent être pris dans les quatre mois qui suivent la naissance. Ce congé paternité étendu est ouvert à l'ensemble des régimes de Sécurité sociale, dont la Sécurité sociale des indépendants (SSI) pour les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise et les professions libérales et la Mutualité sociale agricole (MSA) pour les exploitants agricoles. Côté indemnisation, le dispositif répond aux mêmes règles que celles du congé de paternité classique. Si les salariés bénéficient d'une indemnité journalière (IJ) plafonnée à 87,71 euros par jour durant le congé allongé, les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, entrepreneurs) et les professionnels libéraux touchent pour leur part une IJ de 55,51 euros. De leur côté, les exploitants agricoles se voient attribuer une allocation de remplacement d'un montant de 151 euros par jour. Précision importante : pour bénéficier de ce congé, le travailleur non salarié (TNS) doit présenter « sans délai » à sa caisse de SSI ou à sa caisse de MSA un document justifiant de l’hospitalisation du nouveau-né.

Sources : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038677577&dateTexte=&categorieLien=id

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038677780&dateTexte=&categorieLien=id

PME : un programme Accélérateur dédié aux filières chimie, plasturgie et santé

Chef d’entreprise
PME
24 JUIN 2019

Dans un communiqué diffusé le 19 juin 2019, la banque publique d’investissement Bpifrance annonce le lancement, en fin d’année, de son nouvel Accélérateur réservé aux petites et moyennes entreprises (PME) de moins de 50 salariés des secteurs de la chimie, de la plasturgie et de la santé. Pour mener à bien son projet intitulé « DEFI Croissance », Bpifrance a noué un partenariat avec les fédérations de la chimie (France Chimie, Febea, Fipec et FNCG), de la plasturgie (Fédération de la Plasturgie et des Composites) et de la santé (le Leem et L’Union). Deux promotions régionales, de 30 entreprises chacune, seront ainsi constituées en Auvergne-Rhône-Alpes et en Île-de-France. Dans la première région, le programme sera lancé le 20 novembre 2019 ; dans la seconde, le coup d’envoi est fixé au 3 décembre 2019. Toujours selon le communiqué, ces rendez-vous s’articulent autour de trois piliers : « Le conseil, à travers un suivi individuel de l’entreprise pour challenger son business model ; la formation, via des sessions collectives présentielles (en partenariat avec de grandes écoles de commerce, d’ingénieurs et des écoles spécialisées) et des dispositifs digitaux ; la mise en réseau afin de bénéficier d’un accès privilégié aux communautés d’entrepreneurs et de partenaires de Bpifrance et de l’élargir ». Les entreprises qui souhaitent déposer leur candidature doivent s’inscrire d’ici le 11 septembre prochain sur le site Internet de Bpifrance.

Source : https://presse.bpifrance.fr/defi-croissance-un-nouvel-accelerateur-dedie-aux-pme-de-moins-de-50-salaries-des-secteurs-de-la-chimie-plasturgie-et-santenbsp

Exploitants agricoles : le fisc commente la nouvelle déduction pour épargne de précaution

Fiscalité
Exploitant agricole
24 JUIN 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 19 juin 2019, l'administration fiscale livre son commentaire sur la déduction pour épargne de précaution (DEP). Ce mécanisme de déduction fiscale, accompagné d’une obligation d’épargne, a été mis en place par la loi de finances 2019. La DEP, qui remplace désormais la déduction pour investissement (DPI) et la déduction pour aléa (DPA), est « ouverte aux exploitants agricoles soumis à un régime réel d'imposition qui souhaitent se constituer une épargne professionnelle ». Elle leur « permet de déduire, sous certaines limites et au titre de chaque exercice, une somme de leur bénéfice imposable ». Bercy rappelle que la DEP doit être utilisée « dans les dix ans pour faire face aux dépenses nécessitées par l’exercice de la profession ». Il précise que les dispositions relatives à la DEP et l’abrogation de la DPI s’appliquent « aux exercices clos à compter du 1er janvier 2019 ». Ultime précision du fisc : les sommes précédemment déduites au titre de la DPI et de la DPA seront réintégrées selon les anciennes règles.

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11689-PGP

Chefs d’entreprise : le prix de cession d’une société reprise à la barre du tribunal n’apure que 6% du passif

TNS
Chef d’entreprise
24 JUIN 2019

Le cabinet d'audit et de conseil KPMG a publié, le 4 juin 2019, une étude consacrée aux reprises à la barre du tribunal. Cette pratique permet à un repreneur de racheter à moindre coût une entreprise en difficulté (redressement ou liquidation judiciaire), en reprenant son actif (machines, fonds de commerce...) mais pas son passif (dettes). Pour mener leur analyse, les auteurs ont analysé les cas de 458 des 483 entreprises de plus de 20 salariés qui ont changé de main devant le juge, en France métropolitaine, en 2017 et 2018. S'ils notent que les reprises à la barre ont permis, en moyenne, de sauver 76% des emplois menacés, ils constatent en revanche que la procédure s'avère « peu efficace » lorsqu'il s'agit d'apurer le passif des sociétés ayant fait l'objet d'un plan de cession. En effet, « ce passif n’est en moyenne apuré qu’à hauteur de 6% par le prix de cession proposé ». Autre constat : le prix de cession tourne autour de 6% du chiffre d’affaires des entreprises rachetées. Quant aux repreneurs, les responsables de KPMG indiquent que, « contrairement à certaines idées reçues », ils sont « très majoritairement français » (92%). Enfin l’étude évoque de fortes disparités quant aux secteurs bénéficiant d’offres de reprise, l’architecture et l’ingénierie tirant mieux leur épingle du jeu que la construction.

Source : https://home.kpmg/fr/fr/home/media/press-releases/2019/06/reprises-a-la-barre-outil-efficace-pour-preservation-emploi.html

Exploitantes agricoles : la durée minimum du congé maternité passe à huit semaines

Exploitant agricole
Réglementation
24 JUIN 2019

Un décret du 14 juin 2019, paru au Journal Officiel du 16 juin 2019, aligne la durée minimale du congé maternité des agricultrices non-salariées sur celui des salariées et des indépendantes. Alors qu'elles bénéficiaient jusque-là d'un congé maternité d'une durée minimale de deux semaines, le texte indique qu'elles pourront « cesser tout travail sur l'exploitation ou dans l'entreprise agricole (...) pendant une période minimale d'au moins huit semaines dont six semaines de congé post-natal ». Ce congé plus long vise à préserver la santé des enfants à naître, mais aussi celle des agricultrices qui, à l'instar des salariées et indépendantes, ont droit à seize semaines (112 jours) de congé maternité. Ces dispositions concernent les congés « débutant postérieurement au lendemain » de la publication du décret. En outre, celui-ci précise le montant des indemnités journalière (IJ) subsidiaire « versée si l'exploitante agricole ne peut se faire remplacer sur l'exploitation ». Ce montant est fixé à 55,51 euros par jour, comme pour les travailleuses indépendantes. Cette mesure, qui vient s'ajouter à l'allocation de remplacement maternité déjà existante, s'applique, quant à elle, de manière rétroactive aux congés maternité débutés le 1er janvier 2019, selon le décret.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038625805&dateTexte=&categorieLien=id

TPE-PME : Bercy lance un guide dédié à l’achat public innovant

PME
TPE
17 JUIN 2019

Dans un communiqué publié le 29 mai 2019, Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, a présenté le nouveau « Guide pratique dédié à l’achat public innovant ». Rédigé sous l’égide de l’Observatoire économique de la commande publique (OECP), cette « boîte à outils » (en lien ci-dessous) expose la marche à suivre pour atteindre « l’objectif de 2% d’achats attribués aux PME (petites et moyennes entreprises, NDLR) innovantes par l’État et ses opérateurs à l’horizon 2020 ». Conformément à un décret du 24 décembre 2018, une expérimentation de trois ans permet, depuis le 1er janvier dernier, aux acheteurs publics de conclure, sans publicité ni mise en concurrence, des marchés négociés pour leurs achats innovants d’un montant inférieur à 100.000 euros hors taxe. La présentation du guide a été l’occasion pour Agnès Pannier-Runacher de dresser un premier bilan de ce dispositif expérimental. Dans son communiqué, la secrétaire d’État fait remarquer que « les premières expérimentations montrent que l’achat innovant ne se limite pas aux seuls usages numériques mais peuvent concerner de larges pans d’activité ». À cette occasion, elle a rappelé que « la commande publique, qui représente 200 milliards d’euros, constitue un levier stratégique pour notre économie ».

Sources : https://minefi.hosting.augure.com/Augure_Minefi/r/ContenuEnLigne/Download?id=5CF97B5C-B891-405D-97F4-9F42D8058064&filename=1242%20-%20CP%20guide%20achat%20public%20innovant.pdf

https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/daj/marches_publics/conseil_acheteurs/guides/guide-pratique-achat-public-innovant.pdf

TPE-PME : nouvelle baisse des taux de cotisation au régime chômage intempéries du BTP

PME
TPE
17 JUIN 2019

Le réseau CIBTP, qui assure la gestion des congés payés pour les salariés du bâtiment et des travaux publics, a indiqué, le 25 mai 2019 sur son site Internet, qu'entre le 1er avril 2019 et le 31 mars 2020, les taux de la cotisation du régime chômage intempéries sont fixés à 0,74% du montant des salaires à prendre en compte pour les entreprises du gros œuvre et des travaux publics, et à 0,15% pour les autres entreprises. Le CIBT a précisé que « ces valeurs sont applicables à titre provisoire, dans l’attente de la publication de l’arrêté ministériel ». Il s’agit de la deuxième année de baisse de ces taux, passés respectivement de 0,98% à 0,84% et de 0,21% à 0,17% lors de la précédente période. L’arrêté à venir doit également fixer le montant de l’abattement annuel à défalquer du total des salaires. D’ores et déjà, le réseau rappelle que « les cotisations intempéries ne sont dues que si les salaires déclarés par l’entreprise dépassent un abattement annuel fixé par arrêté ministériel égal à 8.000 fois le Smic horaire, soit 80.244 euros pour la 74ème campagne ». Le régime chômage intempéries a été créé en 1947 afin de permettre aux entreprises du BTP de partager les risques d'interruption de chantiers et la charge de l'indemnisation de leurs salariés.

Source : http://www.cibtp.fr/actualites/article/regime-chomage-intemperies-baisse-de-taux-le-1er-avril-2019

Exploitants agricoles : les conditions pour participer à l’expérimentation des abattoirs mobiles précisées

Exploitant agricole
Réglementation
17 JUIN 2019

Un arrêté du 31 mai 2019, publié au Journal Officiel du 8 juin 2019, fixe la liste des pièces du dossier à transmettre par les exploitants d’abattoir mobile désireux de participer à l’expérimentation de dispositifs d’abattoirs mobiles. Le texte indique que, pour obtenir un agrément, le candidat « transmet la fiche en annexe dûment complétée, par courrier avec accusé de réception à la direction départementale de la Cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) ou à la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF) pour les départements d’Outre-mer auprès de laquelle a été obtenu l’agrément ». Outre ses informations sur son dispositif mobile et son activité, le postulant doit notamment s’engager à « autoriser les personnes en charge de l’évaluation à être présentes à leur demande lors des opérations d’abattage ». Après vérification du dossier, chaque organisme « informe l’exploitant des suites données quant à sa participation à l’expérimentation ». Cet arrêté fait suite à la publication d’un décret paru le 16 avril 2019 qui a autorisé le lancement, sur une base expérimentale de quatre ans, des abattoirs mobiles, conformément à l'article 73 de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable (Egalim) promulguée le 1er novembre 2018. Situés au plus près des fermes d’élevage, ce type d’équipement vise à réduire le transport et la souffrance animale.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038565410&dateTexte=&categorieLien=id

Chefs d’entreprise : les avis d’acompte de CFE-IFER 2019 à régler au plus tard le 17 juin

Fiscalité
Chef d’entreprise
17 JUIN 2019

Le 21 mai 2019, l'administration fiscale a signifié aux professionnels (entreprises, micro-entrepreneurs, etc.), sur son portail impots.gouv.fr, la date limite de paiement de leur avis d'acompte de CFE (Cotisation foncière des entreprises) et/ou d'imposition forfaitaire des entreprises de réseaux (IFER) au titre de l’année 2019. Pour un paiement direct en ligne, la validation du règlement doit intervenir au plus tard le 17 juin à minuit sur le site des Impôts ou du Centre Prélèvement Service (CPS) dont les coordonnées figurent sur les avis. Le fisc rappelle aux redevables concernés que la création d’un espace professionnel (depuis le site impots.gouv.fr, à la rubrique « votre espace professionnel ») était un préalable pour consulter et payer les avis. S’ils optent pour un prélèvement mensuel, les professionnels doivent adhérer à ce choix avant le 15 juin à minuit, également sur le site impots.gouv.fr ou auprès du CPS.

Source : https://www.impots.gouv.fr/portail/actualite/cfe-etou-ifer-date-limite-de-paiement

PME : les seuils des petites et des moyennes entreprises au sens comptable fixés par décret

PME
Décret
10 JUIN 2019

Un décret du 29 mai 2019, publié au Journal Officiel du 30 mai 2019, fixe les seuils de définition des petites entreprises (PE) et des moyennes entreprises (ME) dans le cadre de l'élaboration et de la publication de leurs états financiers. Le texte relève les seuils de définition des petites entreprises aux niveaux maximum prévus par le droit européen. Désormais, les PE sont celles qui, au titre du dernier exercice comptable clos et sur une base annuelle, ne dépassent pas deux des trois seuils suivants : 6 millions d’euros de total de bilan (contre 4 millions d’euros auparavant), 12 millions d’euros de chiffre d’affaires net (contre 8 millions d’euros précédemment) et un effectif de 50 salariés (un seuil inchangé). Les moyennes entreprises, quant à elles, forment une nouvelle catégorie d’entreprises, intermédiaires entre les petites entreprises et les grandes. Les ME sont introduites par l’article 47 de la loi Pacte (pour Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), promulguée le 23 mai 2019. Le décret précise que les moyennes entreprises sont celles qui, au titre du dernier exercice clos, ne dépassent pas deux de ces trois seuils : 20 millions d’euros de total du bilan, 40 millions d’euros de chiffre d’affaires net et un effectif de 250 salariés.

Source: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038529289&dateTexte=&categorieLien=ID

Exploitants agricoles : le dispositif de soutien en faveur des exploitations en difficulté modifié

Cotisation
Profession libérale
10 JUIN 2019

Deux textes, parus au Journal Officiel en date du 5 juin 2019, modifient les modalités de mise en œuvre du dispositif de soutien en faveur des exploitations agricoles en difficulté. D’abord, un décret du 4 juin 2019, « substitue à l’aide au diagnostic », réalisée par un expert choisi par l'exploitant sur une liste établie par le préfet pour évaluer sa pérennité et définir les moyens à mettre en œuvre pour assurer son redressement, « une aide à l’audit, qui permettra aux exploitations agricoles de bénéficier d'une prestation d'expertise susceptible de les orienter vers le dispositif d'aide au plan de redressement ou le dispositif d'aide à la reconversion professionnelle ». Par ailleurs, les aides au redressement et au suivi technico-économique sont remplacées par« un dispositif d'aide à la relance des exploitations agricoles, qui comporte une aide à la restructuration de l'exploitation, obligatoirement précédée d'un audit global de l'exploitation, et une aide au suivi technico-économique ». Seules pourront prétendre à ces aides « les exploitations répondant à des critères permettant de s'assurer qu'elles sont effectivement en difficulté », insiste le décret. Un arrêté du 4 juin 2019 fixe, pour sa part, le montant de l’aide attribuée pour réaliser l’audit global et celui de l'aide au suivi technico-économique. Il ne peut excéder 1.500 euros, dont au maximum 80% pris en charge par l'Etat dans la limite de 1.000 euros.

Sources:

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038550224&dateTexte=&categorieLien=ID https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038550286&dateTexte=&categorieLien=id

Médecins libéraux : le seuil d'exonération sociale du cumul emploi-retraite porté à 80.000 euros dans les déserts médicaux

Cotisation
Profession libérale
10 JUIN 2019

Un arrêté du 28 mai 2019, publié dans le Journal Officiel du 4 juin 2019, relève le seuil d’affiliation au régime des prestations complémentaires de vieillesse des médecins retraités qui exercent une activité libérale dans les zones « sous-denses » ( définies comme « les zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins »). Actuellement, les praticiens en cumul emploi-retraite (CER) peuvent demander à être exonérés de cotisations au régime des allocations supplémentaires vieillesse (ASV), à condition que leur revenu annuel d’activité ne dépasse pas 40.000 euros. L'arrêté indique que ce seuil passera à 80.000 euros à compter du 1er janvier 2020. La ministre des Solidarité et de la Santé, Agnès Buzyn, avait déjà fait une annonce en ce sens le 3 mai 2019. En ce qui concerne les médecins libéraux en activité et les praticiens en cumul emploi-retraite qui officient hors zone « sous-dense », le seuil de dispense au régime ASV reste quant à lui fixé à 12.500 euros.

Source: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038543526&dateTexte=&categorieLien=ID

TPE-PME : une croissance en hausse de 2,6% au premier trimestre 2019

PME
TPE
10 JUIN 2019

La croissance des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) françaises s’est accélérée sur le premier trimestre 2019. C’est ce qui ressort du dernier baromètre économique Image PME de l'Ordre des experts-comptables, publié le 4 juin 2019, et réalisé auprès de 340.000 entreprises dont le chiffre d'affaires annuel est compris entre 20.000 euros et moins de 50 milliards d'euros. Selon l’étude, le chiffres d’affaires des TPE-PME a, au niveau national, « progressé, à nombre de jours comparables, de 2,6% par rapport au premier trimestre 2018 ». Sur le plan régional, ce sont les Pays-de-la-Loire qui affichent la plus forte hausse d’activité (+4%). La Bretagne et le Centre-Val de Loire (+3,5 % tous les deux) complètent le podium. L’Île-de-France, avec 1,9% de hausse d’activité, figure dans le bas du classement. Cinq des secteurs sur les neuf plus spécifiquement suivis par l’Ordre enregistrent une hausse de leur activité sur la période. Le secteur des transports et entreposage (+3,9%) reste en tête, « malgré une performance bien en deçà des cinq derniers trimestres », constatent les auteurs de l’étude. De leur côté, « les entreprises des secteurs de l’hébergement restauration (+3,5%) et de la construction (+2,7%) améliorent nettement leur résultat par rapport au trimestre précédent ». Autre signe de satisfaction pour l’Ordre : après cinq trimestres consécutifs de baisse, les TPE-PME tricolores affichent une légère reprise de l’investissement (+0,8%). Sur ce plan, ce sont les entreprises des activités financières et d’assurance qui continuent d’accroître les montants investis (+16,9%). Côté région, le Centre-Val de Loire se distingue encore avec la plus forte hausse de l’investissement (+10,6%).

Source: https://www.imagepme.fr/wp-content/uploads/T12019_France.pdf

Chefs d’entreprise : nouveau cadre pour l’obligation d’emploi des travailleurs handi-capés

Chef d’entreprise
Réglementation
03 JUIN 2019

Trois décrets du 27 mai 2019, publiés dans le Journal Officiel du 28 mai 2019, fixent le nouveau cadre réglementaire de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH) des entreprises, en application de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

 

Le premier décret détermine les modalités de mise en œuvre de l'OETH par l'application d'un accord agréé. Le deuxième décret harmonise les règles de calcul des effectifs de l'entreprise pour la détermination de l'obligation et précise les informations que les employeurs devront communiquer par voie dématérialisée via la déclaration sociale nominative (DSN). Enfin, le troisième décret fixe le barème permettant de calculer le montant de la contribution en fonction de l'effectif de l'entreprise. L'entrée en vigueur de ces trois textes est fixée au 1er janvier 2020.

 

Sources :

Médecins : 61% des généralistes libéraux exercent en groupe

TNS
Profession libérale
03 JUIN 2019

Une enquête diffusée le 5 mai 2019 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), un organisme dépendant du ministère des Solidarités et de la Santé, révèle que 61% des médecins généralistes libéraux exerçaient en groupe au titre de leur activité principale au début de l'année 2019.

 

Le quatrième Panel des médecins généralistes, réalisé auprès d'un panel de 3.300 praticiens, indique que cette proportion a augmenté de sept points depuis 2010 (l'exercice en groupe ne représentait que 54% des généralistes à l'époque). Dans neuf cas sur dix (94%), le regroupement est réalisé avec un autre médecin généraliste. Un peu plus d'un quart (27%) des répondants collaborent avec un professionnel paramédical (dont 21% avec des infirmiers). La Drees note que plus les médecins sont jeunes et plus ils ont tendance à exercer en groupe : ainsi, « 81% des moins de 50 ans sont dans ce cas, contre 57% pour les 50-59 ans et 44% pour les 60 ans ou plus ». L’étude révèle également de fortes disparités régionales. S’il est pratiqué par 74% des médecins généralistes des Pays de la Loire, l’exercice en groupe ne concerne que 56% de leurs homologues installés en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA).

 

Source : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1114.pdf

PME-TPE : les difficultés de recrutement en forte hausse sur un an

PME
TPE
03 JUIN 2019

Dans son dernier baromètre trimestriel dédié aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux très petites entreprises (TPE), réalisé en partenariat avec Bpifrance le Lab et publié le 24 mai 2019, l'institut d'étude économique Rexecode révèle que plus de huit entreprises sur dix (82%) ont éprouvé des difficultés à recruter du personnel au cours des douze derniers mois.

 

Cette part est en très nette augmentation par rapport aux chiffres communiqués au deuxième trimestre de 2018 : à l'époque, 70% des PME-TPE indiquaient ne pas avoir pu conclure les embauches qu'elles envisageaient. Pour 74% des répondants, la raison principale tient tout simplement à l'absence de postulant. L'inadéquation entre l'expérience des candidats et le poste proposé est citée dans la moitié des dossiers (55%), suivie par l'absence d’expérience (33%) ou la faible adaptabilité du candidat à l'entreprise (29%). « Le salaire demandé n’apparaît qu’au cinquième rang des raisons aux difficultés de recrutement et est moins cité que l’an passé (17% après 20%) », font remarquer les auteurs de l’étude. Pour remédier à ces obstacles, les chefs d’entreprise sont contraints de s’adapter. Plus de la moitié des personnes sondées (56%) affirment avoir modifié leurs techniques de recrutement et se tournent désormais vers les réseaux sociaux, les cabinets spécialisés, et même leurs concurrents.

 

Source : http://www.rexecode.fr/public/Analyses-et-previsions/A-noter/Les-difficultes-de-recrutement-principal-frein-a-la-croissance-des-PME-en-France-sont-en-forte-hausse

Travailleurs indépendants : des améliorations apportées au congé maternité et aux indemnités journalières

Cotisation
Chef d’entreprise
03 JUIN 2019

Un décret du 27 mai 2019, paru au Journal Officiel du 29 mai 2019, aligne la durée d'indemnisation du congé maternité des travailleuses indépendantes (artisanes, commerçantes et professionnelles libérales) sur celui des salariées. Cette durée est fixée à 112 jours maximum (16 semaines) pour une maternité débutant à compter du 1er janvier 2019 (la mesure est rétroactive), contre 74 jours maximum (environ dix semaines) précédemment.

 

Le texte apporte des précisions sur la décomposition de la durée minimale d'arrêt pour le bénéfice de l'indemnisation au titre de ce congé maternité. « Les indemnités journalières (...) sont versées sous réserve que l'assurée cesse toute activité pendant toute la durée de l'arrêt de l'activité et que cet arrêt soit d'au moins huit semaines, dont six semaines de repos post-natal », peut-on ainsi lire dans le décret. Par ailleurs, le texte simplifie le calcul des indemnités journalières (IJ) au titre de la maladie et de la maternité des travailleurs indépendants. Depuis le 1er janvier 2019, ils ne sont plus soumis à la condition d’être à jour des cotisations sociales personnelles pour percevoir des IJ maladie et maternité. Précision importante : les nouvelles règles de calcul des IJ ne s'appliqueront qu’à partir du 1er janvier 2020.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038514527&dateTexte=&categorieLien=id

Exploitants agricoles : dérogation en micro-BA pour le versement tardif des aides PAC

Fiscalité
Exploitant agricole
27 MAI 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 15 mai 2019, l’administration fiscale modifie de manière temporaire les règles de détermination des recettes à retenir pour l’appréciation du régime d’imposition des exploitants agricoles du fait du versement tardif de plusieurs annuités d'aides de la politique agricole commune (PAC), notamment au cours des années 2018 et 2019. Dans un rescrit, elle rappelle qu’une telle situation « pourrait avoir pour conséquence de faire passer un certain nombre d’exploitants agricoles, qui étaient jusqu’à présent imposés selon le régime des micro-exploitations (ou « micro-BA »), à un régime réel d’imposition à compter du 1er janvier 2019 (moyenne des recettes des années 2016, 2017 et 2018) ».

Dès lors, l'administration fiscale a décidé, « à titre dérogatoire et pour les seuls revenus imposables au titre des années 2019, 2020 et 2021, que le seuil d’imposition desdits exploitants soit déterminé en retenant, pour chaque année prise en compte pour la moyenne triennale, les recettes encaissées au cours de l’année de référence, majorées des seules aides PAC pour lesquelles la demande a été déposée au cours de cette même année ». Pour la déclaration en 2020 des revenus de 2019, il faudra donc « retenir, pour la moyenne triennale 2016/2018, les recettes encaissées hors aides PAC en 2016, 2017 et 2018 ainsi que les aides PAC pour lesquelles une demande a été déposée en 2016, 2017 et 2018 ». Précision du fisc : « Ces aides PAC doivent être prises en compte dans les recettes servant de base au calcul du bénéfice imposable selon le régime micro-BA au titre de l’année de leur encaissement ».

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11874-PGP

PME-TPE : des dirigeants stressés, mais heureux et confiants

PME
TPE
27 MAI 2019

Les dirigeants des petites et moyennes entreprises (PME) et des très petites entreprises (TPE) « se sentent à la fois utiles et heureux dans leur travail, mais ils sont également durement impactés par le stress ». C'est ce que constatent les auteurs du dernier baromètre de la fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur, réalisé par OpinionWay auprès de 1.501 dirigeants d'entreprises de moins de 50 salariés et diffusé le 18 avril 2019. Selon cette étude, le stress touche 70% des personnes interrogées (dont 6% déclarent « passer des journées extrêmement stressantes »).

La surcharge de travail (57%) se place en première position de leurs sources d’angoisse et d’anxiété, devant le manque de trésorerie (53%) et les incertitudes sur l’activité de l’entreprise (48%). Autre constat : 39% des sondés peinent à concilier vie professionnelle et vie privée. En dépit de cela, huit patrons de PME et de TPE sur dix affirment être en bonne forme physique, et neuf sur dix se déclarent en bonne santé mentale. Et la plupart d’entre eux gardent espoir dans l’avenir. « En 2019 la confiance des dirigeants reste élevée quant à leur vie personnelle (90%), leur santé (88%) et la situation financière de leur foyer (84%) », indique l’étude.

Source : https://fondation-entrepreneurs.mma/news/174944/5eme-barometre-de-la-forme-des-dirigeants-de-la-fondation-mma.htm

Pharmaciens : les fermetures d’officines au plus haut depuis dix ans

TNS
Profession libérale
27 MAI 2019

Dans son rapport annuel publié le 22 mai 2019, l’Ordre national des pharmaciens indique que 240 pharmacies ont fermé en France en 2018, dont 226 en métropole. Un record qui confirme une tendance : 1.556 officines ont baissé le rideau en dix ans, selon les calculs réalisés par l'organisme professionnel, selon lequel « la restructuration du réseau officinal s'accélère ». Au 1er janvier 2019, l'Hexagone comptait 21.665 pharmacies, dont 20.966 en métropole.

Avec 249 fermetures d'établissements entre 2014 et 2018, l'Île-de-France est de loin la région la plus touchée. Suivent la Nouvelle-Aquitaine (106 pharmacies fermées) et Auvergne-Rhône-Alpes (104 fermetures). L'Ordre note que plus de la moitié (53%) des fermetures sont « actives » et non « contraintes », c'est-à-dire liées à un regroupement (21%) par fusion d'officines ou à une cession de clientèle (32%). Les liquidations pures et simples ne représentent, elles, que 6% des fermetures. L’Ordre se félicite qu’en dépit de cette évolution, « le maillage territorial reste équilibré et harmonieux », avec une moyenne de 32,4 officines pour 100.000 habitants.

Source : http://www.ordre.pharmacien.fr/content/download/458867/2117170/version/1/file/la-demographie-2019-brochure-web.pdf

PME-TPE : la loi Pacte publiée au Journal Officiel

PME
TPE
27 MAI 2019

Après un long marathon législatif, la loi Pacte (pour Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) a été publiée au Journal Officiel le 23 mai 2019. Ce texte tentaculaire (il comprend 221 articles !), dont les principales mesures avaient été validées la semaine précédente par le Conseil constitutionnel, vise, entre autres, à améliorer la performance des petites et moyennes entreprises (PME) et des très petites entreprises (TPE). Dans cette optique, la loi Pacte simplifie la réglementation entourant la création d’entreprise.

Cela repose notamment sur la mise en place d’une plateforme unique en ligne qui remplacera les voies actuelles d’enregistrement des formalités (Infogreffe.fr, greffe du tribunal de commerce, guichet-entreprises...). Les seuils imposant des obligations fiscales et sociales aux entreprises sont également simplifiés, trois d’entre eux étant désormais privilégiés (11, 50 et 250 salariés). Le texte amène aussi des changements destinés à favoriser le développement de l'épargne salariale (participation, intéressement, plans d'épargne d'entreprise). Par ailleurs, il facilite la transmission d’entreprise et réduit les délais et les coûts des procédures de liquidation judiciaire. Plusieurs décrets et ordonnances doivent paraître dans les prochains mois pour connaître les détails d’application des différents volets de la loi Pacte.

Source :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038496102&dateTexte=&categorieLien=id

Exploitants agricoles : l’abattement fiscal pour les jeunes en installation en vigueur

Fiscalité
Exploitant agricole
20 MAI 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 15 mai 2019, l'administration fiscale officialise les règles d'aménagement de l'abattement fiscal sur les bénéfices imposables des jeunes agriculteurs pendant les soixante premiers mois d’activité, telles que prévues par l'article 26 de la loi de finances pour 2019. Pour les aider à s'installer, le texte indique que « le taux de l'abattement est porté à 75% lorsque le bénéfice de l'exercice est inférieur ou égal à 43.914 euros ».

Les autres exploitants agricoles profitent d’une défiscalisation « de 50% pour la fraction du bénéfice inférieure ou égale à 43.914 euros, et de 30% pour la fraction supérieure à 43 914 euros et inférieure ou égale à 58.552 euros ». Pour la fraction du bénéfice inférieure ou égale à 43.914 euros, l'abattement est porté à 100%. Il atteint 60% pour celle comprise entre 43.914 et 58.552 euros. Le fisc précise enfin que « ces dispositions entrent en vigueur pour les dotations à l'installation des jeunes agriculteurs octroyées à compter du 1er janvier 2019 ».

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11767-PGP

PME-TPE : les reprises d’entreprise en forte baisse entre 2013 et 2016

PME
TPE
20 MAI 2019

Dans une étude publiée le 14 mai 2019, l’Observatoire BPCE constate une diminution drastique de la cession et de la transmission des entreprises en France ces dernières années. Le nombre d’opérations est ainsi passé de 76.105 en 2013 à 50.877 en 2016. Si la tendance baissière a touché toutes les tailles d’entreprises, elle a plus particulièrement affecté les très petites entreprises (TPE) artisanales : 5.650 ont été cédées en 2016, soit une chute de 66% en trois ans. Le repli est de 22% sur la période pour les TPE sociétés commerciales (un peu plus de 34.000 reprises). « Environ 10.500 petites et moyennes entreprises (PME) et 667 entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont trouvé un repreneur, en recul de respectivement 28% et 54% depuis 2013 », constatent encore les auteurs de l’étude.

Seule modalité de transmission à ne pas avoir reculé : les transmissions familiales, qui représentaient 22% des cession de PME et ETI en 2016 (contre moins de 17% trois ans auparavant). Autre enseignement de l’étude de l’Observatoire BPCE : la baisse du nombre de cessions-transmissions a particulièrement touché les sociétés ayant à leur tête un dirigeant âgé. Si le recul du taux de cession des chefs d’entreprise quadragénaires s’est limité à 1,8 point de pourcentage entre 2013 et 2016, le repli s’est aggravé de 3,1 points pour les sexagénaires et de quatre points au-delà de 65 ans. Une situation qui conduit les auteurs de l’étude à parler d’une « urgence économique » qui pose « un risque majeur pour l’avenir du tissu de PME français ».

Source :
https://groupebpce.com/etudes-economiques/les-carnets-de-bpce-l-observatoire-2019

Pharmaciens : les officines affichent un chiffre d’affaires en hausse en 2018

TNS
Profession libérale
20 MAI 2019

Les pharmaciens retrouvent des couleurs. Dans le dernier numéro de l’Observatoire des petites entreprises, publié le 30 avril 2019, la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) note qu’après un recul de leur activité de 0,6% en 2017, les officines ont vu leur chiffre d’affaires progresser de 1,7% l’année dernière. Sur le seul quatrième trimestre 2018, la hausse a même atteint 3%. Les pharmacies se placent ainsi, derrière les taxis (+4,3%), la charcuterie artisanale (+2,3%) et les détaillants en fruits et légumes (+2,1%), dans le hit-parade des commerces et services de proximité qui ont le plus profité l’an passé de la progression de l’activité des très petites entreprises (TPE).

Toujours dans le domaine de la santé, la situation est un peu moins idyllique pour les opticiens : leur activité, qui avait déjà chuté de 1,5% en 2017, a enregistré une nouvelle baisse de 1,3% en 2018. Parmi les autres secteurs en crise cités par la FCGA figurent l’habillement et le bâtiment, qui ont enregistré respectivement un recul de leur chiffre d’affaires de 4,9% et 1,7%.

Source : https://www.fcga.fr/wp-content/uploads/2019/05/OBS-72_TPE_170419.pdf

PME : le fisc commente le retour de l’avantage fiscal sur les investissements en robotique

Fiscalité
PME
20 MAI 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 15 mai 2019, l'administration fiscale livre son commentaire sur l'article 55 de la loi de finances pour 2019 qui a instauré une déduction exceptionnelle de 40% en faveur des investissements de transformation numérique et de robotisation des petites et moyennes entreprises (PME) industrielles. « Cette déduction exceptionnelle s'applique aux biens acquis, fabriqués ou pris en crédit-bail ou en location avec option d'achat à compter du 1er janvier 2019 et jusqu'au 31 décembre 2020 », indique Bercy. Le fisc précise que ce dispositif, déjà mis en place pour la première fois pour les investissements productifs réalisés entre le 15 avril 2015 et le 14 avril 2017, pourrait néanmoins concerner les biens acquis à compter du 1er janvier 2021.

Dans ce cas, trois conditions s’imposent pour bénéficier de la déduction : une commande des biens entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020, le versement d’acomptes représentant au moins 10% du montant total de la commande et l’acquisition effective des biens dans un délai de deux ans à compter de la commande. Parmi les sept catégories de biens éligibles au nouveau dispositif figurent les équipements robotiques et cobotiques (liés à la collaboration homme-robot), les équipements de fabrication additive (les imprimantes 3D) ou les équipements de réalité augmentée et de réalité virtuelle utilisés pour des opérations de conception, de fabrication ou de transformation.

Sources :

http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11662-PGP

Médecins : les généralistes travaillent en moyenne 54 heures par semaine

TNS
Profession libérale
13 MAI 2019

Une enquête rendue publique le 7 mai par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), qui dépend du ministère des Solidarités et de la Santé, et réalisée auprès d'un panel de 3.300 médecins généralistes libéraux, révèle que les praticiens interrogés déclarent qu'en ce début d'année 2019, leur semaine ordinaire de travail, toutes activités confondues dure 54 heures, réparties sur 9,5 demi-journées. « Parmi eux, 64% indiquent travailler 50 heures ou plus par semaine, la moitié 53 heures ou plus et un quart 60 heures ou plus », souligne la Drees, qui note que « la durée moyenne de temps de travail hebdomadaire reste quasiment stable depuis 2014, après une baisse entre 2011 et 2014 ».

L’essentiel de ce temps est dévolu à leurs patients (44 heures et 30 minutes, dont 7 heures pour les visites à domicile), avec des consultations en cabinet qui durent en moyenne huit minutes. Par ailleurs, les généralistes libéraux consacrent en moyenne 5 heures et 30 minutes par semaine à des tâches de gestion et de coordination, et deux heures à l’actualisation de leurs connaissances médicales. Malgré leur agenda chargé, 60% des médecins généralistes déclarent que leurs horaires s’adaptent bien à leur vie privée. Toujours selon la Drees, ils ont pris « 6,2 semaines de vacances en moyenne en 2017, contre 5,3 en 2010 ».

Source : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1113.pdf

PME-ETI : la majorité des entreprises françaises maîtrisent la performance RSE

Chef d’entreprise
PME
13 MAI 2019

Selon une étude publiée le 17 avril 2019 et menée par le médiateur des entreprises, placé sous la tutelle du ministre de l’Économie et des Finances, et la plateforme mondiale d'évaluation des performances dans la responsabilité sociale et environnementale (RSE) EcoVadis, 70% des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises à taille intermédiaire (ETI) françaises disposent d'une pratique RSE « adaptée », voire « exemplaire ». Une amélioration notoire puisque lors de la première étude en 2012, les PME et ETI n'étaient que 42% à avoir un système de gestion adapté et 2% exemplaire. Désormais, ces proportions atteignent respectivement 56% et 14%. Au niveau mondial, les PME et ETI françaises se classent à la cinquième place du classement de l’ensemble de leurs consœurs évaluées, dont celles de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Elles se situent légèrement en deçà de leurs homologues tricolores de plus de 1.000 employés, positionnées à la troisième place du classement mondial de leur catégorie. « Sur le classement mondial PME/ETI, elles ne sont cependant qu’à 1,5 point du premier (les PME/ETI de Suède). De par leur dynamique, elles pourraient s’assurer d’une place sur le podium dans les prochaines années », estiment les auteurs de l’étude.

Source :
https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/mediateur-des-entreprises/PDF/3_ACHETER_RESPONSABLE/barometre_ecovadis.pdf

TPE : 28% des salariés travaillent à temps partiel

Chef d’entreprise
TPE
13 MAI 2019

D'après une note diffusée le 23 avril 2019 par la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), qui dépend du ministère du Travail, 28% des salariés des très petites entreprises (TPE) travaillent à temps partiel, alors que les entreprises de plus de dix salariés ou plus n'y ont recours qu'à hauteur de 16%. Autre constat : les salariés à temps complet des TPE effectuent en moyenne davantage d'heures de travail que dans les autres sociétés. Leur durée collective de travail s'élève ainsi à 36,2 heures hebdomadaires, contre 35,6 heures par semaine pour les salariés des entreprises de taille supérieure.

Sur une année complète, les salariés des TPE à temps complet effectuent environ 70 heures supplémentaires, contre 41 heures en moyenne pour leurs homologues des autres entreprises. La Dares note, par ailleurs, que 21% des très petites entreprises (soit 226.000) étaient concernées par le travail dominical. Les salariés de ces TPE ouvertes le dimanche - essentiellement des boulangeries, des hôtels, des cafés, des restaurants et des commerces de détail alimentaires - « sont plus souvent des femmes (56% contre 46 %), en CDD (18% contre 12%) et travaillent plus fréquemment à temps partiel (34% contre 27%) », constate la Dares.

Source : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/dares-etudes-et-statistiques/etudes-et-syntheses/dares-analyses-dares-indicateurs-dares-resultats/article/le-temps-de-travail-dans-les-tpe

Travailleurs indépendants : les modalités de transfert de caisse de retraite dévoilées

Cotisation
Chef d’entreprise
13 MAI 2019

Deux décrets du 29 avril 2019, publiés au Journal Officiel du 2 mai 2019, fixent les taux de cotisation spécifiques et la règle de conversion des droits à la retraite complémentaire pour les professionnels libéraux qui décident de quitter la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse (Cipav) pour adhérer à la Sécurité sociale des indépendant (SSI), le successeur du Régime social des indépendants (RSI) depuis le 1er janvier 2018. Les libéraux exclus du périmètre d’affiliation de la Cipav établi par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2018, et qui ont démarré leur activité depuis le 1er janvier 2019, cotisent désormais obligatoirement à la SSI pour la retraite. Les libéraux hors périmètre ayant lancé leur activité avant cette date peuvent opter pour un transfert à la SSI d’ici le 31 décembre 2023.

Ils se voient alors appliquer un taux particulier de cotisation de 0% au titre de la retraite complémentaire si leurs revenus d’activité n’excèdent pas le plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass). Ce taux monte à 14% pour les revenus compris entre un et quatre Pass (soit entre 40.524 et 162.096 euros en 2019). Lors du passage d’une caisse à l’autre, les points acquis au régime complémentaire de la Cipav sont convertis en points du régime complémentaire des indépendants (RCI). Concernant la retraite de base des libéraux « transférés », les caisses SSI se chargeront de liquider les droits acquis auprès de la Cipav.

Sources :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038431204&dateTexte=&categorieLien=id https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038431216&dateTexte=&categorieLien=id

Outre-mer : le modèle de demande d’exonération de charges sociales des sinistrés d’Irma publié

Chef d’entreprise
Exploitant agricole
06 MAI 2019

Paru au Journal Officiel le 2 mai 2019, un arrêté du 26 avril 2019 fixe les modèles d'attestation d'abandon de créances de cotisations et contributions sociales pour les entrepreneurs des collectivités d'Outre-mer de Saint-Barthélemy et Saint-Martin « qui justifient d'une baisse de leur chiffre d'affaires majeure et durable imputable directement aux évènements climatiques exceptionnels survenus entre le 5 septembre et le 7 septembre 2017 ».

Les employeurs du régime général et du régime agricole, mais aussi les travailleurs indépendants et exploitants agricoles concernés par le passage dévastateur de l'ouragan Irma, doivent adresser un formulaire dûment rempli à leur organisme de recouvrement - caisse générale de Sécurité sociale (CGSS) ou caisse de la Mutualité sociale agricole (MSA) - pour que ce dernier étudie leur demande. Selon l'arrêté, ils doivent notamment notifier les éléments factuels sur le préjudice subi, ainsi qu'une estimation de la perte de chiffre d'affaires et de clientèle, les délais de remise en état ou encore, le cas échéant, le recours au chômage partiel.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038431516&dateTexte=&categorieLien=id

Médecins libéraux : des revenus de nouveau en hausse

TNS
Profession libérale
06 MAI 2019

La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) a diffusé, le 30 avril 2019, les bénéfices non commerciaux (BNC) perçus en 2017 par les 104.655 praticiens libéraux en exercice. Après deux années de stagnation, les revenus moyens enregistrent une hausse de 1,48% en euros courants par rapport à 2016 (+ 0,45% en euros constants avec une inflation de 1,03%). En 2017 - année d’application des hausses tarifaires de la nouvelle convention -, les médecins généralistes ont déclaré en moyenne 77.243 euros de BNC (+ 1,57% par rapport à 2016). « Dans le détail, les revenus des généralistes de secteur 1 augmentent moins que ceux de secteur 2 (respectivement + 1,49% et + 1,75%) », précise la CARMF. De leur côté, les spécialistes affichent des revenus moyens de 111.161 euros, en hausse de 2%. Avec, à la clé, de très forts écarts selon les spécialités.

Parmi celles connaissant une forte augmentation de rémunération figurent la radiologie / imagerie médicale (+ 5,16%), la cardiologie (+ 3,22%) ou encore la pneumologie (+ 2,75%). Les baisses les plus conséquentes concernent les gastro-entérologues (- 2,9%), les rhumatologues (- 1,2%), et les anesthésistes (-1,1%). Enfin, d'autres disciplines s'illustrent par des progressions importantes de leur BNC, mais sur des effectifs réduits (+ 8,3% chez les anapaths, +1 % en cancérologie ou + 14,5% en médecine nucléaire).

Source :
http://www.carmf.fr/page.php?page=chiffrescles/stats/2019/bnc2017.htm

Travailleurs indépendants : le nouveau formulaire « DSI - revenus 2018 » est disponible

Fiscalité
Chef d’entreprise
06 MAI 2019

Un arrêté du 26 mars 2019, paru au Journal officiel du 2 mai 2019, homologue la nouvelle télé-procédure entourant la déclaration des revenus 2018 des travailleurs indépendants. Le texte indique que le modèle S2223d du formulaire « Déclaration sociale des indépendants - revenus 2018 » est « enregistré par la Direction interministérielle de la transformation publique sous le numéro Cerfa 15893*02 ». En conséquence, l’ancien Cerfa (numéro 15893*01) institué par l’arrêté du 21 décembre 2018 est abrogé.

Pour rappel, les chefs d’entreprise ayant une activité artisanale, commerciale ou libérale - à l’exception des micro-entrepreneurs, qui déclarent leurs revenus de façon trimestrielle ou mensuelle - sont désormais tenus de déclarer leurs revenus par voie dématérialisée, sous peine d’une majoration de 0,2% du montant des sommes déclarées par une autre voie (par courrier). La déclaration en ligne, via le site Net-Entreprises.fr ou son application mobile, peut être effectuée jusqu’au 7 juin prochain.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038431328&dateTexte=&categorieLien=id

Chefs d’entreprise : les sociétés ayant passé le cap des trois ans sont plus nombreuses

Chef d’entreprise
Création d’entreprise
06 MAI 2019

Selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée le 25 avril 2019, trois entreprises (hors micro-entrepreneurs) créées en 2014 sur quatre (75%) sont encore actives aujourd’hui. « Ce taux de pérennité à trois ans est supérieur de 3 points à celui des entreprises créées au premier semestre 2010 (72 %) », notent ses auteurs. Parmi les facteurs explicatifs de cette amélioration figure d’abord « la conjoncture plus favorable pour la génération 2014 que pour celle de 2010 », notent-ils. Alors que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,3% en 2012 et 0,6% en 2013, il a augmenté de 1,2% en 2016 et de 2,2% en 2017. Mais la pérennité des entreprises dépend aussi du secteur d’activité, la santé, l’enseignement, l’action sociale et les transports étant les domaines les plus porteurs.

Autre facteur déterminant : le statut juridique. 83% des sociétés (SAS, SARL) créées en 2014 sont toujours actives, contre 63% des entreprises individuelles. Les chances de pérennité augmentent également avec les moyens financiers investis au démarrage. Si plus de huit entreprises sur dix ayant bénéficié d’un investissement initial de 40.000 euros sont pérennes à trois ans, ce taux tombe à 64% pour celles ayant démarré avec moins de 1.000 euros. Dernier constat dressé par l’Insee : les structures créées dans les zones rurales ont davantage de chances de prospérer que celles nées dans les grandes agglomérations.

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4130923?pk_campaign=avis-parution

Chefs d’entreprise : les dirigeants de TPE-PME heureux, mais stressés

Chef d’entreprise
PME
29 AVRIL 2019

La grande majorité des patrons de très petites entreprises (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME) se sentent bien dans leur peau. Ils sont 90% à se déclarer « heureux » et 93% à se sentir « utile », d’après la 5ème édition du baromètre de la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur diffusée le 16 avril 2019 et réalisée auprès de 1.501 dirigeants d’entreprises de moins de 50 salariés. 80% des entrepreneurs s’estiment en bonne santé. D’ailleurs, seulement 8% se sont fait arrêter par leur médecin au cours des 12 derniers mois. Toutefois, 70% se disent stressés.

Ce stress est causé par les incertitudes sur leur activité (citées dans 48% des cas), le manque de trésorerie (53%) et, surtout, la surcharge de travail (57%). Les patrons de TPE-PME travaillent, il est vrai, en moyenne 50 heures par semaine. La durée hebdomadaire de travail excède même les 70 heures pour 10% d’entre eux. Résultat : 30% des chefs d’entreprise n’ont pas un sommeil de qualité et 40% ressentent une fatigue récurrente. Pour autant, 85% pensent avoir une bonne hygiène de vie. Celle-ci passe par une bonne alimentation (84%), une activité physique (58%) et une activité intellectuelle (40%). 89% des dirigeants jugent qu’en respectant un mode de vie sain, ils concourent à la réussite de leur entreprise.

Source : https://fondation-entrepreneurs.mma/news/174944/5eme-barometre-de-la-forme-des-dirigeants-de-la-fondation-mma.htm

 

 

Pharmaciens : les conditions de la vaccination à l'officine précisées

Profession libérale
Décret
29 AVRIL 2019

Après deux années d’expérimentation dans les régions Auvergne Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France et Occitanie, les pharmaciens peuvent vacciner, depuis le 1er mars 2019, contre la grippe. Un décret et trois arrêtés, parus le 25 avril 2019 au Journal Officiel, sont venus préciser les conditions de la vaccination antigrippale dans les pharmacies d’officine. Le décret met en place un régime de déclaration de l’activité auprès des directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS). Le texte fixe également les modalités de traçabilité de la vaccination par les pharmaciens et de transmission des informations au médecin traitant. Le premier arrêté encadre les conditions des vaccinations que les pharmaciens d'officine peuvent effectuer pour donner lieu à la tarification d'honoraire.

Le deuxième détaille le cahier des charges relatifs aux conditions techniques à respecter pour exercer l’activité (disposer d’un espace de confidentialité clos sans accès possible aux médicaments, d’un point d’eau pour se laver les mains, d'une enceinte réfrigérée pour le stockage des vaccins...). Le troisième arrêté stipule que le pharmacien est autorisé à vacciner contre la grippe saisonnière « les personnes majeures ciblées par les recommandations vaccinales en vigueur, à l'exception des personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l'ovalbumine ou à une vaccination antérieure qui devront être redirigées vers leur médecin traitant. »

Sources : 
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=EDB5CFBEE7DB5260676050B3B4FD752F.tplgfr28s_1?cidTexte=JORFTEXT000038409863&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038409666https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=EDB5CFBEE7DB5260676050B3B4FD752F.tplgfr28s_1?cidTexte=JORFTEXT000038409885&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038409666https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=EDB5CFBEE7DB5260676050B3B4FD752F.tplgfr28s_1?cidTexte=JORFTEXT000038409892&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038409666https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=EDB5CFBEE7DB5260676050B3B4FD752F.tplgfr28s_1?cidTexte=JORFTEXT000038409906&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038409666

 

TPE-PME : baisse des défaillances pour les entreprises de 3 à 50 salariés

PME
TPE
29 AVRIL 2019

Le nombre de défaillances et de sauvegardes d’entreprises a très légèrement reculé au 1er trimestre, d’après le panorama dévoilé le 11 avril 2019 par le cabinet Altarès. Avec 14.146 procédures collectives engagées de janvier à mars 2019, contre 14.302 de janvier à mars 2018, le repli est de seulement 1,1%. Il est, en revanche, nettement plus impressionnant pour les très petites entreprises (TPE) et pour les petites et moyennes entreprises (PME). Si le volume de défaillances et de sauvegarde a augmenté de 1,5% entre le 1er trimestre 2018 et le 1er trimestre 2019 pour les TPE de moins de 3 salariés, il a baissé de 7,7% pour les sociétés de 3 à 5 salariés, de 7,9% pour celles de 6 à 9 salariés, de 8,6% pour celles de 10 à 19 salariés et même de 19% pour les PME de 20 à 49 salariés.

Par secteurs d’activité, c’est dans l’industrie où le recul de défaillances est le plus important (- 8,1%), suivis de la construction (- 5,4%) et du commerce (-3%). A contrario, les plus fortes hausses de faillites sont enregistrées dans le transport et la logistique (+ 5%) et surtout, dans les activités d’assurance et financières (+ 15,4%).

Source : http://www.datapressepremium.com/rmdiff/1656/PANORAMAALTARESDefaillancesFranceT12019.pdf

 

Médecins : hausse des Rosp pour 2018

Fiscalité
Retraite
29 AVRIL 2019

La rémunération sur objectif de santé publique (Rops) en 2018 est meilleure que celle de 2018. Selon un bilan publié le 25 avril 2019 par la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), 52.939 médecins devraient percevoir, entre le 26 et 30 avril, en moyenne 4.915 euros au titre de la Rosp adulte cette année, contre 4.621 euros l’an passé. Versée entre le 13 et le 15 mai, la Rosp enfant devrait, elle, passer en moyenne de 72 euros en 2017 à 153 euros en 2018. Dans le même temps, le forfait structure, attribué entre le 20 et le 22 mai, devrait être porté en moyenne de 1.455 euros à 2.517 euros.

En cumulant les trois rémunérations, un médecin peut toucher jusqu’à 7.585 euros, soit 23% de plus par rapport à l’exercice 2017. Pour rappel, les Rosp et le forfait structure constituent des rémunérations supplémentaires octroyées par l’Assurance maladie aux médecins acceptant de faire évoluer leurs pratiques en vue d’atteindre certains critères médicaux et économiques.

Source : https://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/CNAM_-_Dossier_de_presse_Rosp_2017_-_25_Avril_2018.pdf

PME : MOINS DE CRÉDITS BANCAIRES, DAVANTAGE DE FINANCEMENT PARTICIPATIF

Chef d’entreprise
PME
22 AVRIL 2019

Dans son tableau de bord du financement des petites et moyennes entreprises (PME) de 46 pays, présenté le 12 avril 2019 à Washington, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèle que, malgré des taux de crédits bancaires très bas, les entreprises se tournent de plus en plus vers des instruments de financement alternatifs. « Les prêts aux PME ont augmenté en moyenne de près de 5% dans la majorité des pays à revenu intermédiaire en 2017, tandis qu'ils ont stagné aux États-Unis et au Royaume-Uni et ont diminué dans les pays européens les plus touchés par la crise financière au cours de la même période », indique le rapport.

L’OCDE souligne que c’est en Chine, aux États-Unis et au Royaume-Uni que le crédit interentreprises et l’investissement dans les PME via le crowdfunding (financement participatif) ont le plus fortement progressé. L’Organisation pointe également la difficulté croissante de certains types de PME à accéder au crédit bancaire. C’est le cas des microentreprises, des entreprises innovantes, des start-ups et des jeunes entreprises qui, aux yeux des banques, présentent un profil trop risqué.

Source : http://www.oecd.org/fr/industrie/financing-smes-and-entrepreneurs-23065265.htm

NOTAIRES-HUISSIERS : L’AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE PRÔNE UNE BAISSE DES TARIFS EN OUTRE-MER

TNS
Profession libérale
22 AVRIL 2019

Dans un avis réalisé à la demande du gouvernement et rendu public le 11 avril 2019, l’Autorité de la concurrence suggère de baisser de 20% à 30% les tarifs pratiqués par les notaires et les huissiers de justice installés en Outre-mer. « Les professionnels en cause bénéficient, en moyenne, de rémunérations anormalement élevées au regard de celles constatées en métropole », estime l’institution indépendante.

« Globalement, les majorations tarifaires entraînent une hausse du prix acquitté par les usagers ultramarins d’environ 26 millions d’euros par an TTC, s’agissant des notaires et d’environ 11 millions d’euros TTC par an, s’agissant des huissiers de justice », constate l’Autorité, qui juge incohérentes les majorations qui diffèrent, « sans justification objective », selon les territoires et les professions. Dans son avis, l’institution de la rue de l’Échelle préconise une refonte du système qui passerait par une baisse progressive des tarifs dans le temps pour ne pas mettre en difficulté financière les offices ultramarins.

Source : http://www.autoritedelaconcurrence.fr/pdf/avis/19a09.pdf

MÉDECINS : LES RENDEZ-VOUS NON HONORÉS, UN FLÉAU QUI SE BANALISE

TNS
Profession libérale
22 AVRIL 2019

La quasi-totalité des médecins sont confrontés à des rendez-vous médicaux non honorés par les patients. C’est ce qui ressort du dernier baromètre « Carnet de santé », réalisé par Odoxa pour la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) auprès de 1.003 personnes représentatives de la population française âgées de 18 ans et plus et de 1.267 professionnels de santé. Selon cette étude, dévoilée le 11 avril 2019, 97% des médecins exerçant en ville affirment avoir vécu cette situation. À l’hôpital, 90% des personnels soignants interrogés sont concernés par cette mauvaise expérience.

Un Français sur six (15%) et un jeune sur trois (31%) avouent avoir déjà « posé un lapin » à son médecin. Les professionnels de santé « sont pratiquement tous (80%) persuadés que c'est par négligence (43%) voire par manque de considération (37%) et pas du tout pour des raisons valables (7%) que leurs patients les ‘plantent’ », indiquent les auteurs. Enfin, ils sont 70% à juger que ces défections ont des conséquences importantes sur l’organisation de leur travail.

Source : http://www.odoxa.fr/sondage/rendez-non-honores-patients-constituent-fleau-medecins

EXPLOITANTS AGRICOLES : LA RENONCIATION À LA MOYENNE TRIENNALE EST À SIGNALER AVANT LE 3 MAI

Fiscalité
Exploitant agricole
22 AVRIL 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 17 avril 2019, l’administration fiscale apporte des précisions sur l'entrée en vigueur de la réduction du délai d'option pour le régime de la moyenne triennale proposé aux exploitants agricoles. Pour rappel, le mécanisme de la moyenne triennale permet aux contribuables titulaires de bénéfices agricoles et soumis à un régime réel depuis au moins deux ans de lisser leurs revenus imposables pour tenir compte des variations de revenus particulièrement marquées dans le monde agricole. Ils peuvent ainsi opter pour une imposition sur la moyenne des bénéfices agricoles de l'année d'imposition et des deux années précédentes.

Dans son actualité, l'administration fiscale invite les exploitants, qui ont choisi ce régime au titre d'un exercice clos en 2014 ou 2015 mais qui souhaitent renoncer à cette option (valable pour trois ans depuis le 1er janvier 2018), à « déposer une déclaration rectificative de résultats pour 2017 avant la date limite de dépôt de la déclaration de résultats pour 2018 (soit le 3 mai 2019, sous réserve du délai supplémentaire accordé aux utilisateurs des téléprocédures) ».

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11523-PGP

EXPLOITANTS AGRICOLES : NOUVEAUX MONTANTS POUR LES GAINS MINIMUMS ANNUELS

Exploitant agricole
Prévoyance
15 AVRIL 2019

Un arrêté du 29 mars 2019, publié au Journal Officiel du 10 avril 2019, fixe le gain annuel minimum susceptible d'être déclaré par les exploitants agricoles qui ont contracté une assurance complémentaire contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Ce gain annuel minimum, qui sert de base de calcul à l'indemnité journalière et aux rentes dues au titre des contrats d'assurance, s’élève à 9.622,03 euros pour la période du 1er avril 2019 au 31 mars 2020 (contre 9.593,25 euros auparavant).

Le texte indique que, pour cette même période, le gain forfaitaire annuel s’établit à 13.014,86 euros (au lieu de 12.975,93 euros précédemment). La rente due aux cotisants solidaires en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle est calculée sur la base du tiers de ce gain, soit 4.438,28 euros.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038354123&dateTexte=&categorieLien=id

 

PHARMACIENS : L’ASSIETTE DES COTISATIONS DU RÉGIME COMPLÉMENTAIRE CHANGE

Cotisation
Profession libérale
15 AVRIL 2019

Un décret du 8 avril 2019, portant sur les paramètres du régime d'assurance vieillesse complémentaire des pharmaciens libéraux, est paru au Journal Officiel du 10 avril 2020. Dans ses articles 1 et 3, le texte reconduit les paramètres appliqués en 2018 pour l'année 2019. Il précise qu’« au 1er janvier de chaque année, les assujettis sont inscrits dans la classe de cotisation correspondant à leurs revenus non-salariés de l'avant-dernière année définis à l'article L. 131-6 du code de la Sécurité sociale ».

En revanche, dans son article 3, le décret « introduit de nouvelles classes de cotisations afin de réduire les effets du passage de seuil pour les cotisants et modifie les modalités de leur calcul ». Ainsi, à compter du 1er janvier 2020, le régime de cotisations ne comptera plus six, mais onze classes de cotisation. Pour rappel : chaque classe de cotisation correspond à un niveau de revenu déterminé par référence au plafond annuel de la sécurité sociale (Pass) en vigueur au 1er janvier de l'année précédant celle au titre de laquelle les cotisations sont dues.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038353912&dateTexte=&categorieLien=id

TRAVAILLEURS INDÉPENDANTS : UN SUR DIX DÉPEND EXCLUSIVEMENT D’UN CLIENT

TNS
Chef d’entreprise
15 AVRIL 2019

Dans une étude publiée le 10 avril 2019, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) révèle que sur les 3,1 millions de travailleurs indépendants que comptait la France (hors Mayotte) en 2017 (soit 11,5% des personnes en emploi), « un sur cinq est économiquement dépendant d’une relation avec un client, une organisation en amont ou un intermédiaire ». Autrement dit, une rupture de cette relation pourrait remettre en cause la survie de leur entreprise. Selon l’Insee, la relation à un client arrive en tête des formes de dépendance et concerne 10% des indépendants. Dans le même temps, 7% dépendent d’une relation en amont (groupement, centrale d’achat, franchise, coopérative, licence de marque…) et 4% sont tributaires d’un intermédiaire (une plateforme numérique, par exemple).

Cette situation pèse d’abord sur la qualité de vie des personnes concernées. « Plus le client principal pèse dans l’activité, plus il exerce de contraintes sur l’organisation du travail : 19% des indépendants qui ont travaillé pour un unique client au cours des 12 derniers mois déclarent que le client détermine leurs heures de début et de fin de travail », relève l’étude. Mais ces contraintes limitent aussi l’autonomie quant au contenu des tâches, aux horaires et à la fixation des prix. L’Insee note enfin que c’est dans l’agriculture que cette dépendance économique prévaut (elle concerne 41% des indépendants).

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3974828

TPE-PME : ENTRÉE EN VIGUEUR DU NOUVEAU CODE DE LA COMMANDE PUBLIQUE

PME
TPE
15 AVRIL 2019

Le Centre de documentation du ministère de l'Économie et des Finances (CEDEF) a relayé sur son site Internet l'entrée en vigueur, le 1er avril 2019, du nouveau Code de la commande publique (CPP) avec tous ses textes d’application, à savoir un décret, 16 arrêtés et cinq avis publiés au Journal officiel du 31 mars 2019. Ce CPP parachève la longue série des réformes qui visent à simplifier l'accès aux marchés publics des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME). Comme indiqué dans la notice du décret, celui-ci « modifie la partie réglementaire du Code de la commande publique afin de corriger les erreurs identifiées depuis sa publication le 6 décembre 2018 ».

Il rétablit notamment l’obligation d’informer formellement les entreprises non retenues des motifs du rejet de leur candidature. Par ailleurs, le cadre de l’application de la dématérialisation totale des marchés fait l’objet de plusieurs arrêtés. Un autre arrêté dresse la liste des renseignements et documents que l’acheteur peut exiger des opérateurs économiques pour vérifier que ceux-ci satisfont bien aux conditions de participation à la procédure de passation des marchés publics.

Source : https://www.economie.gouv.fr/cedef/droit-des-marches-publics

TPE-PME : L’USAGE DES TIC PROGRESSE, MAIS RESTE MARGINALE

PME
TPE
08 AVRIL 2019

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a dévoilé, le 1er avril 2019, une étude sur les taux d’équipement des entreprises en technologies de l’information et de la communication (TIC). Cette enquête a été réalisée début 2018 auprès d’un panel de 12.500 sociétés ou entreprises individuelles actives employant au moins 10 personnes (salariés et non-salariés). Il en ressort d’abord que quasiment toutes les sociétés sondées (99 %) disposent d’une connexion à Internet et que plus des deux-tiers (69 %) ont un site web. Mais dans le même temps, seules « 4 % des entreprises ont recours à l’impression en 3D, en interne ou sous-traitée ».

L’Insee note que cette technologie spécialisée « concerne 16 % des sociétés de 250 personnes ou plus, alors qu’elle est très marginale dans les sociétés de 10 à 19 personnes (2 %) ». Elle fait aussi remarquer que c’est dans l’industrie que l’usage de l’impression 3D est le plus répandu, essentiellement pour la réalisation « des prototypes ou des maquettes destinés à un usage interne ». L’étude nous apprend également que 8 % des sociétés utilisent un robot de type industriel ou de service. Enfin, l’étude révèle que 25 % des entreprises interrogées avaient envoyé en 2017 des factures dans un format structuré permettant leur traitement automatique. Une pratique plus développée dans les sociétés de plus de 250 personnes (53 % en ont émis) que dans celles employant entre 50 et 249 salariés (33 %).

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3896461?sommaire=3856444

 

EXPLOITANTS AGRICOLES : LA NOUVELLE CARTE DES « ZONES AGRICOLES DÉFAVORISÉES » PUBLIÉE

Exploitant agricole
Réglementation
08 AVRIL 2019

Un arrêté interministériel en date du 27 mars 2019, paru dans le Journal Officiel du 29 mars 2019, fixe la liste des communes ou parties de communes éligibles, à compter de cette année, aux indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN). Dans son article 1, l’arrêté indique que les collectivités concernées, figurant dans son annexe, « sont classées soit au titre des zones autres que les zones de montagne, qui sont soumises à des contraintes naturelles importantes, dites ZSCN ; soit au titre des autres zones soumises à des contraintes spécifiques, dites ZSCS ».

L’ICHN vient soutenir les agriculteurs installés dans des territoires appelés « zones défavorisées », où les conditions de production sont particulièrement difficiles du fait de contraintes naturelles (altitude, fortes pentes, etc.) ou spécifiques. Elle est attribuée aux éleveurs et peut également être versée pour les productions végétales commercialisées dans les zones de montagne. Elle est financée à 25% par l’État et à 75 % par le Fonds européen agricole de développement rural (FEADER), le deuxième pilier de la politique agricole commune (PAC).

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11536-PGP

MÉDECINS : UN NOUVEAU RECORD DE VIOLENCES ENREGISTRÉ EN 2018

TNS
Profession libérale
08 AVRIL 2019

Selon un rapport du Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom), publié le 4 avril 2019, le nombre de médecins agressés en 2018 a enregistré un nouveau record. L'Observatoire de la sécurité des médecins, réalisé depuis 2003 avec Ipsos, a ainsi recensé 1 126 incidents l'an passé contre 1 035 en 2017, ce qui représente une augmentation de 9%. Dans 66 % des déclarations, il s'agit d'agressions verbales et de menaces. Suivent les vols ou tentatives de vol (18%), le vandalisme (8 %) et les agressions physiques (7 %). L’agresseur est un patient dans plus de la moitié des cas (54 %), plus rarement un accompagnateur (15 %).

Ces incidents sont liés à « un reproche relatif à une prise en charge » dans près d’un tiers des situations (31 %), et plus d’un sur dix à un vol (17 %), un refus de prescription (16 %), une falsification de document (ordonnance ou certificat, 11 %), ou encore d’un temps d’attente jugé trop long (11 %). À noter que les médecins généralistes sont les plus touchés par les incidents : ils ont été concernés dans 70% des cas signalés en 2018 (contre 61% en 2017). Par ailleurs, 49% des agressions ont touché une femme et 30% des victimes sont des spécialistes, principalement des ophtalmologues, des dermatologues et des gynécologues. À noter enfin que l’Île-de-France (171 déclarations), les Hauts-de-France (162) et l’Occitanie (151) sont les trois régions les plus touchées.

Source : https://www.conseil-national.medecin.fr/node/3178

TRAVAILLEURS INDÉPENDANTS : LA DATE LIMITE DE DÉCLARATION EN LIGNE DES REVENUS FIXÉE AU 7 JUIN

Fiscalité
Chef d’entreprise
08 AVRIL 2019

D’après les informations mises en ligne le 1er avril 2019 par le site web Net-Entreprises.fr, la déclaration sociale des indépendants (DSI) peut être remplie par voie dématérialisée depuis le 2 avril. Toujours selon le portail des déclarations sociales en ligne, la date limite pour effectuer cette démarche est fixée au 7 juin prochain. Sont concernés les chefs d’entreprise ayant une activité artisanale, commerciale ou libérale (sans conditions de seuil de revenu), à l’exception des micro-entrepreneurs qui déclarent leurs revenus mensuellement ou trimestriellement. Le non-respect de l’obligation de déclaration en ligne est désormais sanctionné par une majoration de 0,2% du montant des sommes déclarées par une autre voie (formulaire courrier). La DSI peut s’effectuer à partir du site Net-Entreprises.fr ou de l’application mobile de ce dernier (disponible sur Google Play ou l’App Store).

Les tiers déclarants (experts-comptables, associations, centres de gestion) peuvent, de leur côté, passer par un logiciel de comptabilité agréé pour la transmission des déclarations. Une fois l’exercice effectué, les travailleurs indépendants disposent immédiatement d’une évaluation du montant de leurs cotisations sociales. Pour rappel : l’absence de DSI pendant deux ans expose les chefs d’entreprises concernés à leur radiation de la Sécurité sociale des indépendants (SSI), le remplaçant du Régime social des indépendants (RSI).

Source : https://www.net-entreprises.fr/vos-declarations-en-ligne/dsi/#lessentiel

TPE-PME : BERCY INCITE LES ENTREPRISES DU BTP À DEMANDER L’AIDE « BÂTIR + »

PME
TPE
01 AVRIL 2019

Dans une communication publiée sur son site Internet le 11 mars 2019, le ministère de l'Économie, des Finances, de l'Action et des Comptes publics rappelle aux entreprises du bâtiment et travaux publics (BTP) de moins de 50 salariés qu'elles peuvent bénéficier de l'aide intitulée « Bâtir + ». Cette aide financière simplifiée (AFS) permet aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux très petites entreprise (TPE) du secteur de subventionner l’achat de matériel visant à diminuer les risques (notamment de chute) et à améliorer l’hygiène et les conditions de travail de leurs salariés sur les chantiers. Il peut s’agir de l’achat d’une passerelle de chantier, d’une plateforme à maçonner ou d’un bungalow de chantier mobile autonome.

Bercy invite les entreprises éligibles à « faire une demande de réservation le plus tôt possible » en adressant un dossier dûment complété auprès de la caisse régionale de Sécurité sociale (Carsat, Cramif ou CGSS pour l’Outre-mer) dont elles dépendent avant le 31 décembre 2020. « La subvention couvre 40 % du montant de l’équipement (50 % si un bungalow est inclus dans la subvention) dans la limite d’une subvention totale de 25 000 euros par entreprise », précise le ministère.

Source : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/btp-aide-financiere-hygiene-securite

PHARMACIENS : UNE HAUSSE DE 8 % DES EFFECTIFS EN VUE D’ICI 2040

TNS
Profession libérale
01 AVRIL 2019

La pénurie de pharmaciens ne semble pas pour demain en France. C’est ce qui ressort d’une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), un organisme dépendant du ministère des Solidarités et de la Santé, publiée le 21 mars 2019. Selon ses auteurs, le nombre de ces professionnels de santé devrait passer de 73.000 actuellement à 79.000 en 2040, soit une hausse de 8 % des effectifs. Et ce, en dépit des départs massifs à la retraite dans ce laps de temps « des générations ayant connu un numerus clausus élevé au début des années 1980 », poursuivent-ils.

« Dans la mesure où la population française augmenterait au même rythme (8 %) pendant cette période selon l’Insee, la densité resterait stable », note encore la Drees. Après être tombée à 106 pharmaciens pour 100.000 habitants en 2030, cette densité devrait s’établir en 2040 à 109 pharmaciens pour 100.000 habitants (soit un retour au niveau de 2018). L’étude indique par ailleurs que « l’officine resterait le lieu d’exercice principal du pharmacien ». Autres tendances soulignées par la Drees : la poursuite du développement du salariat, une nette féminisation des effectifs et un rajeunissement de la profession.

Source : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/8-de-pharmaciens-en-plus-entre-2018-et-2040-et-une-densite-stabilisee

TPE-PME : UN CHIFFRE D’AFFAIRES EN PROGRESSION EN 2018, L’INVESTISSEMENT TOUJOURS EN REPLI

PME
TPE
01 AVRIL 2019

La croissance de l’activité économique a profité aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux très petites entreprises (TPE) françaises l’année dernière. Leur chiffre d’affaires a augmenté en moyenne de 2 % en 2018, selon le baromètre Image PME réalisé par l'Ordre des ex-perts-comptables et dévoilé le 22 mars 2019. Un regain de croissance dont ont profité quasiment toutes les régions. La Bretagne, les Pays-de-la-Loire et Auvergne-Rhône-Alpes figurent sur le podium, avec des hausses proches des 3 %. Parmi les secteurs les plus dynamiques, on trouve celui du transport et de l’entreposage, mais aussi ceux de l’information et de la communication.

Une donnée vient néanmoins assombrir le tableau : la baisse continue, depuis cinq trimestres, de l’investissement annuel des TPE-PME. Le baromètre des experts-comptables montre un repli de 3,3 % des montants investis en 2018. Le constat est irrévocable : plus la taille de l’entreprise est petite et plus la chute de l’investissement est conséquente. Une tendance à la baisse qui, selon les auteurs de l’étude, « semble donc s’inscrire dans le temps ».

Source : https://www.imagepme.fr/wp-content/uploads/2018T4_France.pdf

MÉDECINS : ENVIRON 8 000 TÉLÉCONSULTATIONS REMBOURSÉES PAR LA SÉCU EN SIX MOIS

TNS
Profession libérale
01 AVRIL 2019

Six mois après le lancement de la prise en charge des actes de télémédecine par la Sécurité sociale, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) dresse un premier bilan chiffré. Dans un communiqué publié le 26 mars 2019, elle note que 7.939 actes de téléconsultation ont été pris en charge depuis le 15 septembre 2018. « Ce bilan, effectué à partir des facturations des téléconsultations, reflète une montée en charge progressive », explique la Cnam, qui évoque aussi un « déploiement progressif qui tend à s’accélérer ». En témoigne le nombre hebdoma-daire moyen de téléconsultations, passé de 200 à la fin de l’année dernière à plus de 800 de-puis la mi-février.

Avec 40,2 % des actes facturés sur la période, ce sont les médecins généralistes qui arrivent en tête, suivis par les spécialistes (32,2 %). Les centres de santé assurent, à eux-seuls, environ un cinquième de ces actes (19,9 %), selon le communiqué. Enfin les établissements de santé réali-sent les 7,7 % des actes restants, « le plus souvent facturés dans le cadre des consultations externes ». La Cnam prédit que « le développement de la téléconsultation devrait s’amplifier dans les prochains mois ». Elle s’appuie notamment sur la récente signature d’accords de remboursement des facturations émises par les pharmaciens et les infirmiers libéraux.

Source : https://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/CP_Bilan_a_6_mois_de_la_Telemedecine.pdf

TPE-PME : ENCORE DU RETARD EN MATIÈRE DE TRANSFORMATION NUMÉRIQUE

PME
TPE
25 MARS 2019

Malgré des efforts, les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) tricolores affichent toujours un certain retard dans l’intégration des technologies numériques. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) et rendue publique le 13 mars 2019. Pour preuve : alors que deux PME fran-çaises sur trois disposent d’un site Internet, la proportion monte à trois sur quatre dans le reste de l’Union européenne. Et seule une PME hexagonale sur huit utilise des solutions de vente en ligne, alors que sept consommateurs français sur dix achètent et paient via la Toile.

Les entreprises interrogées par l’Apec envisagent diversement les outils numériques. Les unes les appréhendent comme une manière de gagner du temps, d’autres comme un moyen de répondre à la forte pression économique à laquelle elles sont confrontées (gain de nou-veaux clients, de nouveaux contrats ou de nouvelles parts de marché). « Les cadres signalent beaucoup plus fréquemment de véritables innovations numériques dans les plus grandes en-treprises que dans les plus petites », souligne l’étude de l’Apec. Autre enseignement : « Les projets de plus grande envergure ont également tendance à intervenir dans des secteurs plus profondément marqués par le numérique, comme le médical, l’hôtellerie, les services, et très fortement concurrentiels ».

https://presse.apec.fr/files/live/mounts/media/fichiers/Apec_TransformationNum%C3%A9rique__mars2019.pdf

EXPLOITANTS AGRICOLES : LA BAISSE DE LA POPULATION COUVERTE EN MALADIE SE POURSUIT

Exploitant agricole
Prévoyance
25 MARS 2019

La Mutualité sociale agricole (MSA), le régime de protection sociale obligatoire des salariés et non-salariés agricoles, indique, dans un communiqué diffusé le 19 mars 2019, que, pour l'ensemble du régime agricole, près de 3,2 millions de personnes étaient protégées au titre du risque maladie au début de cette année. Cela traduit un léger recul de 0,2% en 2018, après une baisse de 1,1% en 2017, précise la MSA.

« La structure démographique est vieillissante, ce qui explique principalement la baisse tendancielle de la population couverte en maladie ».

Autre facteur mis en avant : « Le développement de l'activité professionnelle des conjoints hors du monde agricole, qui conduit à une affiliation dans un autre régime ». La MSA note enfin qu’avec 1,9 million de personnes protégées au titre de l'assurance maladie obligatoire, la population des salariés agricoles a progressé de 1,8% sur un an.

https://statistiques.msa.fr/wp-content/uploads/2019/03/Infostat_RNIAM_janvier2019.pdf

PHARMACIENS : LA DATE BUTOIR DE DÉCLARATION DES ROSP REPOUSSÉE AU 29 MARS

Profession libérale
Réglementation
25 MARS 2019

L'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO) a averti, le 18 mars 2019 via son site Internet, de la prolongation accordée aux pharmaciens pour déclarer leurs rémunérations sur objectifs de santé publique (ROSP) pour 2018. Les professionnels de santé avaient initialement jusqu'au 18 mars pour le faire. Mais par décision de la Commission paritaire nationale (CPN) , la saisie en ligne des nouveaux indicateurs ROSP « qualité de service » et « qualité de la pratique » est prolongée jusqu'au 29 mars prochain. Pour cela, les pharmaciens doivent se connecter à la rubrique « Déclarer mes indicateurs » de la page « Ma convention » sur Amelipro.fr, le portail de l’Assurance maladie réservé aux professionnels de santé.

« La souplesse accordée du 18 au 29 mars 2019 est sans impact sur la date de paiement de la ROSP qui interviendra en avril 2019 » , précise l’USPO. Pour les pharmaciens, cette saisie vise à déclarer sur l'honneur l'utilisation du matériel de mise à jour des cartes Vitale, d'une messagerie sécurisée de santé (MSS) et la participation à une équipe de soins primaires (ESP) ou à une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS).

https://uspo.fr/rosp-delai-limite-de-declarations-prolonge-jusquau-29-mars-2019

EXPLOITANTS AGRICOLES : LA FISCALITÉ POUR LA TRANSMISSION DE BIENS RURAUX ALLÉGÉE

Fiscalité
Exploitant agricole
25 MARS 2019

Dans une actualité publiée au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 1er mars 2019, l’administration fiscale modifie les règles concernant le régime des droits de mutation à titre gratuit des transmissions de biens ruraux donnés à bail à long terme. Pour rappel, lorsque la valeur totale des biens transmis ne dépassait pas 101.897 eu-ros par donataire, ceux-ci étaient exonérés à concurrence des 75% de leur valeur. Au-delà, le pourcentage était ramené à 50%. Depuis la loi de finances pour 2019, le seuil - prévu à l’article 793 bis du Code général des impôts (CGI) - a été relevé à 300.000 euros.

L’avantage de cette exonération est néanmoins subordonné à une condition : les bénéfi-ciaires d’une succession ouverte ou d’une donation consentie à compter du 1er janvier der-nier ont l’obligation de conserver les biens au moins cinq ans à partir de la date de la trans-mission à titre gratuit. Le non-respect de cette condition entraîne désormais la déchéance du régime de faveur sur les seules parcelles cédées, et non plus une déchéance totale comme Bercy l’énonçait avant de se conformer à un arrêt de la Cour de cassation du 10 juillet 2018.

http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11751-PGP

Professionnels de santé : l’obligation de vaccination par le BCG suspendue

Profession libérale
Réglementation
11 MARS 2019

Un décret du 27 février 2019, paru le 1er mars 2019 au Journal Officiel, suspend à partir du 1er avril prochain l’obligation professionnelle de vaccination antituberculeuse BCG (pour vaccin « bilié de Calmette et Guérin », des noms de ses inventeurs). Sont concernés de nombreux professionnels de santé, dont les étudiants en médecine, chirurgie dentaire, pharmacie et maïeutique ainsi que des « personnes qui exercent une activité professionnelle dans les laboratoires d'analyses de biologie médicale ».

Ce texte fait suite à deux avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) et de la Haute autorité de santé (HAS). Dès 2010, le HCSP recommandait aux autorités de lever l’obligation vaccinale par le BCG des professionnels de santé. Les études réalisées « montrent un degré très variable de protection contre les différentes formes de tuberculose », expliquaient à l’époque les experts. Pour autant, la vaccination contre la tuberculose ne doit pas être abandonnée chez les professionnels de santé, de la petite enfance et d'une manière générale les professionnels exposés à la tuberculose.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038184922&dateTexte=&categorieLien=id

 

Commerçants : 3 millions d’euros pour les plus pénalisés par les gilets jaunes

TNS
Commerçant
11 MARS 2019

Un communiqué conjoint des ministères de l’Économie et de la Cohésion des territoires a été diffusé le 7 mars 2019 à l’issue d’une rencontre avec les élus de France Urbaine et de l’Association des maires de France (AMF). La réunion était notamment consacrée aux mesures d’accompagnement des commerçants impactés par le mouvement des gilets jaunes. Le patron de Bercy, Bruno Le Maire, a déclaré que « les plus pénalisés » pourront bénéficier de la part de l’administration fiscale de « remises gracieuses de créances fiscales ». Le ministre a également indiqué qu’un « formulaire très simplifié » avait été mis en ligne à cet effet sur le site impôts.gouv.fr « pour permettre aux commerçants concernés de formuler leur demande de remise de créances fiscales au plus vite ».

Par ailleurs, Bercy a annoncé le déblocage de 3 millions d'euros pour le « soutien à l'animation commerciale ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre d'une opération lancée le 1er février à Bordeaux par le premier ministre Édouard Philippe. Le communiqué précise que cette enveloppe financière permettra à l’État de co-financer des initiatives « incitant au retour de la clientèle dans les zones commerciales des centres-villes les plus pénalisés par les manifestations ».

Source : https://minefi.hosting.augure.com/Augure_Minefi/r/ContenuEnLigne/Download?id=BF0D8CBC-1798-4CF7-A59E-59DFB973BD82&filename=1078%20-%20Re%CC%81union%20de%20suivi%20avec%20les%20e%CC%81lus%20sur%20l%27impact%20e%CC%81co%20des%20gilets%20jaunes.pdf

PME : les salaires, premier sujet de négociation collective

PME
Code du travail
11 MARS 2019

Une étude publiée le 25 février 2019 par la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), qui dépend du ministère du Travail, nous apprend que les salaires représentent le premier sujet des négociations collectives menées entre 2014 et 2016 dans les entreprises de plus de dix salariés. Ainsi, 82% des établissements indiquent avoir abordé ce thème. Dans les unités dotées d’au moins un délégué syndical, les deux thèmes suivants sont l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (68%) et les conditions de travail (65%).

Autre enseignement des travaux de la Dares : les banques et les assurances figurent parmi les secteurs les plus disposés à l’ouverture de négociations collectives (sept établissements sur dix), suivi des secteurs de l’immobilier et de l’information-communication. Des négociations dont le climat est qualifié de « toujours ou souvent consensuel » par 62% des représentants de la direction, tandis que 11% confient qu’il est « toujours ou souvent tendu ». Enfin, l’étude révèle que la pratique de la négociation collective reste l’apanage des plus grandes entreprises. Sur la période étudiée, « le taux de négociation dans les établissements pourvus des instances nécessaires (salariés élus, mandatés ou délégués syndicaux) va de 23 % dans les établissements de moins de 20 salariés à 98% dans ceux de 1.000 salariés et plus », dit la Dares.

Source : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/dares-etudes-et-statistiques/etudes-et-syntheses/dares-analyses-dares-indicateurs-dares-resultats/article/la-negociation-collective-d-entreprise-entre-2014-et-2016-quelles

 

Chefs d’entreprise : pas de pénalités en cas de retard d’application des exonérations sociales

TNS
Chef d’entreprise
11 MARS 2019

Dans un communiqué publié le 1er mars 2019, la Direction de la sécurité sociale (DSS), rattachée au ministère des Solidarités et de la Santé et au ministère de l'Action et des Comptes publics, rassure les employeurs qui n'ont pu anticiper ou n’ont pas encore appliqué les dispositifs d’exonération de cotisations décidés dans le cadre des mesures d'urgence sociales, entrées en vigueur au 1er janvier pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Cela concerne, entre autres, l’exonération de cotisations sociales sur les rémunérations au titre des heures supplémentaires ainsi que la prime exceptionnelle exonérée de fin d’année.

Les modalités pratiques de mise en œuvre de ces mesures n’ayant été précisées qu’après leur date d’entrée en vigueur, la DSS indique que les organismes de recouvrement des cotisations sociales (Urssaf, caisses locales de la MSA, organismes de recouvrement des cotisations de retraite complémentaire) feront preuve de tolérance. Ainsi, « aucune majoration pénalité » ne sera appliquée en cas d’erreur sur les déclarations sociales du premier semestre, en cas de régularisation tardive ou en cas de dépôt tardif de la déclaration sociale nominative (DSN). Enfin, la DSS affirme que « les organismes de recouvrement ont engagé sur certains dispositifs des actions de vérifications de cohérence des déclarations sociales avant leur prise en compte pour informer les entreprises des erreurs éventuellement détectées et permettre ainsi, dans la mesure du possible, leur correction dès le dépôt ».

Source : https://www.net-entreprises.fr/wp-content/uploads/2019/03/cp-dss.pdf

Agriculteurs : le nouveau dispositif de déclaration des apports d’azote précisés

Exploitant agricole
Réglementation
04 MARS 2019

Un arrêté du 20 février 2019, publié au Journal Officiel du 27 février 2019, modifie l’arrêté du 7 mai 2012 relatif aux actions renforcées à mettre en œuvre dans certaines zones ou parties de zones vulnérables en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d'origine agricole. Il précise les conditions de mise en œuvre du dispositif de surveillance annuelle des quantités d'azote de toutes origines épandues. Il révise aussi certaines modalités qui entourent la déclaration des flux d’azote remplie chaque année par les exploitants agricoles des régions concernées.

Alors que le texte initial indiquait que « la déclaration signée est transmise dans le mois suivant la période de déclaration de l'année en cours au service de l'administration compétent », le nouvel arrêté ajoute qu’il s’agit de la version « papier » de ladite déclaration. Par ailleurs, la formule « dans le mois » est remplacée par« avant le 15 octobre ». Il est précisé que la date limite de déclaration par voie électronique (via le site dédié SILLAGE Télédéclaration pour la Bretagne et la zone de la Corbelière en Nouvelle Aquitaine) est « portée au 31 décembre » et qu’un accusé de réception attestant de l’envoi de la déclaration est téléchargeable.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/

Chefs d’entreprise : plus de 50.000 dirigeants ont perdu leur emploi en 2018

TNS
Chef d’entreprise
04 MARS 2019

Selon la troisième édition de l'Observatoire de l'emploi des entrepreneurs, publiée le 5 février 2019, 50.185 dirigeants d'entreprises ont dû faire face à une liquidation judiciaire en 2018, soit une hausse de 0,3% par rapport à 2017. Ce baromètre, réalisé par l'association GSC et la société d’études Altares, indique que l’âge moyen de ces patrons ayant perdu leur emploi est de 46 ans. Plus d’un tiers (35,8%) des dirigeants concernés ont plus de 50 ans. Les chiffres montrent aussi une progression de 6,7% de la perte d’emploi chez les entrepreneurs de moins de 26 ans, expliquée en partie par une dynamique forte de création d'entreprises depuis deux ans chez les jeunes.

Dans le détail, les liquidations judiciaires des chefs d’entreprise enregistrées en 2018 concernent en grande majorité les artisans, les commerçants et les gérants de très petites entreprises (TPE). Selon l’étude, 74,8% des dirigeants impactés employaient moins de trois personnes et se trouvaient à la tête d'une société dont le chiffre d'affaires était inférieur à 500.000 euros. On y apprend aussi que les entrepreneurs du bâtiment et du commerce représentent la moitié des pertes d’emploi. Quant à la répartition territoriale, l’Observatoire montre que près d’un quart des liquidations (23%) sont situées en Île-de-France, 12% en Rhône-Alpes-Auvergne et 10% en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA).

Source : https://iatranshumanisme.com/

Pharmaciens : la part des ventes de médicaments déremboursés augmente

TNS
Profession libérale
04 MARS 2019

Le déremboursement entraîne une hausse immédiate des ventes des médicaments non remboursables par l’Assurance maladie. C'est ce que constate une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), un organisme dépendant du ministère des Solidarités et de la Santé, publiée le 28 février 2019. Ses auteurs notent que c’est pour compenser la baisse des ventes attendue qu’une majorité de laboratoires pharmaceutiques ont augmenté les prix de ces médicaments jugés peu efficaces.

Alors que le taux de TVA des médicaments est passé de 2,1% à 10% après le déremboursement survenu fin 2011, la plupart des laboratoires ont augmenté leurs tarifs de « 39% en moyenne »dans les douze mois suivants. Certains produits ont alors vu leur prix plus que doubler. De 9% en 2011, « le chiffre d’affaires hors taxes lié aux ventes de médicaments non remboursables a atteint 2,2 milliards d’euros en 2016, soit 10,7% du chiffre d’affaires total des médicaments vendus dans les pharmacies de ville », note la Drees. « Entre 2010 et 2016, ce dernier a reculé de 1% en moyenne annuelle pour s’établir à 20 milliards d’euros, alors que celui des médicaments non remboursables a augmenté de près de 2% en rythme annuel », ajoute l’étude.

Source : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/

TPE : seuls 22% des dirigeants expriment leur crainte face au Brexit

TNS
Chef d’entreprise
04 MARS 2019

Alors qu’approche la date de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), fixée au 29 mars 2019, très peu de chefs d’entreprise français avouent se sentir concernés par le « Brexit ». C’est ce qui ressort de la « grande consultation » réalisée par OpinionWay pour la Chambre de commerce et d'industrie de France (CCI France), La Tribune et LCI. Rendu public le 28 février 2019, le sondage témoigne d’un paradoxe : si 60% des 614 dirigeants interrogés considèrent que le retrait du Royaume-Uni de l’UE aura des répercussions négatives sur l'activité tricolore, ce scénario ne suscite aucune inquiétude pour 78% d’entre eux. Et seuls 12% estiment qu’un Brexit sans accord aurait des conséquences négatives pour leur entreprise.

Autre enseignement : la perspective d’un divorce entre Londres et les Vingt-sept semble tracasser un petit peu plus les dirigeants des entreprises de plus de 10 salariés que ceux qui gèrent une société de moins de 10 collaborateurs, même si tous affichent majoritairement leur sérénité face à cette situation. Si les premiers sont 29% à répondre « Beaucoup » ou « Assez » à la question de savoir si le Brexit les inquiète, les seconds ne sont que 22% à faire de même.

Source : https://www.opinion-way.com

ETI : plus de 100.000 emplois créés en Île-de-France depuis 2012

Chef d’entreprise
Création d’entreprise
25 FÉVRIER 2019

Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) prospèrent bien en Île-de-France. C’est ce qui ressort de l’étude - la première du genre - publiée le 20 février 2019 par la Banque de France et le Club ETI Île-de-France. La région francilienne compte 1.768 entreprises employant entre 250 et 4.999 salariés, soit près du tiers (30%) des 5.800 ETI implantées en France. Fortes de plus de 1,2 million de salariés, les ETI franciliennes génèrent un chiffre d’affaires de près de 400 milliards d’euros.

Toujours d’après cette étude, les entreprises de taille intermédiaire ont créé plus de 100.000 emplois en Île-de-France depuis 2012. « Sur cette période, 97 ETI nouvelles ont été créées, contribuant pour une large part à ces nouvelles embauches », notent ses auteurs. C’est dans le secteur des services que les ETI franciliennes sont majoritairement actives (60%). On apprend enfin que l’âge moyen de ces entreprises est de 30 ans et que leur effectif moyen frôle les 700 salariés.

Source : https://www.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/communique_de_presseetibdf_vf2.pdf

 

Coiffeurs : l'aide à la prévention des risques professionnels de nouveau active

TNS
Artisans
25 FÉVRIER 2019

Dans un communiqué mis en ligne le 11 février 2019, le site aides-entreprises.fr, qui recense tous les dispositifs publics d’aide aux entreprises, rappelle que l’ensemble des salons de coiffure de moins de 50 salariés (y compris les apprentis) souhaitant s’équiper de nouveaux matériels ergonomiques pour réduire les risques d'allergies respiratoires et de troubles musculo-squelettiques (TMS) peuvent à nouveau bénéficier de l’aide Préciséo depuis le 1er janvier de cette année. Le dispositif, relancé par la branche risques professionnels de l'Assurance maladie, en collaboration avec les Institutions de la coiffure, premier acteur de la protection sociale du secteur, est mobilisable jusqu’au 31 décembre prochain.

L’aide Préciséo, qui s'élève à 50% du montant brut investi sur les matériels, est plafonnée cette fois à 25.000 euros hors taxe, contre 5.000 euros lors de son premier lancement en 2013. Elle concerne les bacs à shampooing avec réglage électrique en hauteur, les ciseaux sans anneaux ou à anneaux rotatifs, les sièges de coupe à hauteur réglable électrique, les sèche-cheveux légers de moins de 400 grammes et les hottes aspirantes.

Source : http://www.aides-entreprises.fr/actualites/6451

Bâtiment : 360travaux, la plateforme web qui met en relation artisans et particuliers

TNS
Artisans
25 FÉVRIER 2019

La confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), qui regroupe plus de 400.000 entreprises de moins de 20 salariés, a annoncé, dans un communiqué diffusé le 12 février 2019 sur son site Internet, le lancement, le 16 avril prochain, d’une nouvelle plateforme numérique baptisée « 360travaux ». Lancé en association avec cinq partenaires (Covea, EDE, Siagi, Orcab et la Coop 3.0), cet outil novateur entend mettre en relation les artisans du bâtiment avec leurs futurs clients jusqu’à l’achèvement des travaux.

Pour rejoindre gratuitement et sans abonnement cette « marketplace », l’entreprise doit notamment être inscrite au répertoire des métiers ou au registre du commerce. Elle doit aussi être à jour en matière d'assurances et de cotisations sociales et pouvoir justifier de ses compétences. L’artisan est tenu de signer une charte d’engagement client. Outre la prise de rendez-vous par SMS, le suivi des factures ou une proposition de médiation à l’amiable en cas de difficultés, la plateforme propose un service « 360 matos » pour les échanges de matériel entre artisans.

Source : http://www.capeb.fr/www/capeb/media/document/cp-lancement-plateforme-360-travaux-capeb-covea-siagi-ede-orcab-v2.pdf

TPE-PME : pour le juridique, les dirigeants préfèrent consulter un expert-comptable

PME
TPE
25 FÉVRIER 2019

Selon une étude rendue publique le 20 février 2019 et réalisée par OpinionWay pour Captain Contrat, les dirigeants de très petites entreprises (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME) s'orientent majoritairement vers leur expert-comptable pour répondre à leurs besoins en matière de gestion administrative et juridique. Ils sont ainsi 68% à passer par ce biais, quand 20% recherchent des réponses sur Internet et 18% se tournent vers un collaborateur interne. Seuls 30% des chefs d’entreprise interrogés font appel à un avocat. Pour expliquer cette désaffection, ils pointent massivement une dépense trop chère pour leur société (55%), une procédure trop longue (47%), ou tout simplement des difficultés à identifier le bon avocat (40%).

L’étude met aussi en avant la forte attente des TPE et des PME sur le juridique : 69% des entrepreneurs sondés reconnaissent qu’une bonne gestion de ces problématiques est un levier stratégique créateur de valeur. La proportion passe à 92% chez les grosses PME de plus de 250 collaborateurs. Dans leur ensemble, 62% des dirigeants interrogés avouent avoir mal vécu l’absence d’interlocuteurs pour les accompagner au moment du lancement de leur activité. Un tiers considère même avoir perdu du temps et de l’argent sans vraiment savoir comment s’y prendre.

Source : https://www.captaincontrat.com/hubfs/Notori%C3%A9t%C3%A9/CaptainContrat-Etude-Difficulte%CC%81s-Juridiques-Administratives-TPE-PME.pdf

 

Exploitants agricoles : le crédit d’impôt pour congés prolongé jusqu’au 31 décembre 2020

TNS
Exploitant agricole
18 FÉVRIER 2019

Dans une actualité au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 13 février 2019, l’administration fiscale précise que le crédit d'impôt dont bénéficient certains exploitants agricoles au titre des dépenses de remplacement pour congé, a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2022 par la loi de finances pour 2019, promulguée le 28 décembre 2018. Cet avantage fiscal, plafonné à 74,34 euros par jour de remplacement en 2019, devait en principe arriver à échéance le 31 décembre prochain.

Pour rappel, l'activité exercée par le contribuable doit requérir sa présence sur l'exploitation chaque jour de l'année. Le crédit d'impôt est réservé aux exploitants et associés imposés dans la catégorie des bénéfices agricoles. Son montant est égal à 50% des dépenses, dans la limite annuelle de quatorze jours de remplacement. Le coût d’une journée de remplacement est plafonné à 42 fois le taux horaire du minimum garanti.

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11612-PGP

Chefs d’entreprise : les commerçants impactés par les gilets jaunes invités à utiliser les aides

Artisans
Commerçant
18 FÉVRIER 2019

Dans un communiqué publié le 11 février 2019, le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et sa secrétaire d’État, Agnès Pannier-Runacher, invitent les commerçants et les artisans impactés par le mouvement des gilets jaunes à se saisir du dispositif d’aide et d’accompagnement mis en place par le gouvernement. Ils disent compter sur les fédérations professionnelles et les chambres consulaires pour relayer auprès de leurs adhérents ces mesures, mises en place depuis le 26 novembre 2018 et prolongées jusqu’au 31 mars prochain.

Le communiqué rappelle d’abord que « les professionnels peuvent solliciter l’étalement des échéances sociales » en contactant leur organisme de recouvrement. Il évoque aussi la présence, au niveau régional, de « référents territoriaux uniques (…), chargés d’aiguiller les entreprises fragilisées vers les dispositifs adaptés ». Il indique, par ailleurs, que « le ministère de l’Action et des Comptes publics a demandé à ses services d’accélérer les remboursements de crédits d’impôts (CICE au titre de l’année 2018, TVA), dès lors que les entreprises concernées en font la demande ».

Source : https://minefi.hosting.augure.com/Augure_Minefi/default.ashx?WCI=EmailViewer&id=18b54375-6a54-49ad-8b4b-5cba6f8d6cfe

Médecins : la téléexpertise à son tour prise en charge par l’Assurance maladie

TNS
Profession libérale
18 FÉVRIER 2019

Après la téléconsultation, la téléexpertise est prise en charge par la Sécurité sociale depuis le 10 février 2019. Dans un communiqué diffusé le 11 février dernier, l’Assurance maladie rappelle que la procédure « permet à un médecin, dit « médecin requérant », de solliciter un confrère, dit « médecin requis », en raison de sa formation ou d’une compétence particulière, sur la base d’informations ou d’éléments médicaux liés à la prise en charge d’un patient. »

Avant sa généralisation, prévue en 2020, la facturation de la téléexpertise à l’Assurance maladie est réservée, dans un premier temps, à certaines catégories de patients : ceux en affection longue durée (ALD), ceux qui résident en zones dites « sous-denses » ou en établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ainsi que ceux qui sont détenus en maison d’arrêt. La procédure, qui nécessite certains prérequis (autorisation du patient, traçabilité de l’acte…), est rémunérée entre 12 et 20 euros pour le « médecin requis » et entre 5 et 10 euros pour le « médecin requérant ».

Source : https://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/FAQ-Teleexpertise_fevrier-2019.pdf

PME : une mission pour accélérer le développement de l'épargne salariale

Chef d’entreprise
PME
18 FÉVRIER 2019

Sensibiliser les chefs d'entreprise au partage des profits pour accélérer le développement de l'épargne salariale dans les petites et moyennes entreprises (PME) : c'est le sens de la mission confiée, le 12 février 2019, à Thibaut Lanxade, ancien responsable du Medef, et François Perret, directeur général de Pacte PME, une association de grands groupes et de collectivités œuvrant au développement des PME. L'objectif affiché du gouvernement, qui les a nommés « ambassadeurs à l'intéressement et la participation » : doubler le nombre de salariés profitant d'un dispositif d'épargne salariale dans les PME, pour arriver à 3 millions de bénéficiaires fin 2020 (contre 1,4 million actuellement).

Leur rôle est ainsi détaillé dans le communiqué diffusé le même jour par Bercy : « Promouvoir auprès des entreprises et des partenaires sociaux les dispositifs de partage de la valeur et [..] encourager l’échange de bonnes pratiques entre entreprises dans ce domaine, notamment à travers l’organisation de réunions de sensibilisation sur l’ensemble du territoire ». Le gouvernement mise aussi beaucoup sur l'entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2019, de la suppression du forfait social à la charge de l’employeur sur l’intéressement et la participation pour les entreprises de moins de 50 salariés.

Source : https://minefi.hosting.augure.com/Augure_Minefi/r/ContenuEnLigne/Download?id=79113FE0-E99E-4A99-AD00-EA2AB882423D&filename=1027%20-%20CP%20-%20Sensibilsation%20des%20chefs%20d%27entreprise%20aux%20nouvelles%20mesures%20visant%20%C3%A0%20favoriser%20l%27%C3%A9pargne%20salariale.pdf

 

Exploitants agricoles : les conditions d’accès aux aides ovines dévoilées

TNS
Exploitant agricole
11 FÉVRIER 2019

Un arrêté du 31 janvier 2019, publié au Journal Officiel du 1er février 2019, définit les conditions d’accès aux aides animales des filières ovines en faveur des agriculteurs pour la campagne 2019 en France métropolitaine (hors DOM). Le texte indique que pour être éligible à l’aide ovine de base, « le demandeur s’engage à maintenir sur son exploitation, pendant la période de détention obligatoire telle que définie à l’article 3 du présent arrêté, un effectif d’animaux éligibles au moins égal à l’effectif engagé ». Cette période correspond à 100 jours à compter de la date limite de demande d’aide. Le nombre minimal de brebis est fixé à cinquante.

L’arrêté précise, par ailleurs, les modalités pour prétendre à l’aide ovine complémentaire. Le demandeur y est éligible « s’il bénéficie de l’aide ovine de base et s’il est nouveau producteur ». Cela implique qu’il doit justifier « détenir pour la première fois un cheptel ovin depuis trois ans au plus ». Dans ce cas, l’aide est versée au maximum pendant trois années à partir de la date de fondation du troupeau. Enfin, le nombre d’animaux primés est égal au nombre de bêtes primées à l’aide ovine de base.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038081677&dateTexte=&categorieLien=id

Chefs d’entreprise : l’intelligence artificielle utilisée pour mieux anticiper les défaillances

Chef d’entreprise
PME
11 FÉVRIER 2019

Dans un communiqué publié le 30 janvier 2019, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) rappelle que la détection précoce des difficultés des entreprises peut permettre au ministère de l’Économie et des Finances, dont elle dépend, de les soutenir par toute une série d’actions. Selon elle, « plus l'accompagnement d'une entreprise se met en place tôt, plus les chances de redressement sont avérées ». Elle précise que ses équipes agissent déjà régulièrement en ce sens au niveau local, notamment par le biais de la Commission des chefs de services financiers (CCSF), pour venir en aide aux sociétés en proie à des problèmes pour régler leurs impôts ou leurs cotisations Urssaf.

Mais en 2019, la DGFiP innove. En complément de son action de terrain, elle annonce son choix de mobiliser l’intelligence artificielle pour identifier les structures qui connaissent une période de fragilité. L’administration fiscale indique que ses « compétences (…) en matière de modélisation et d’analyse des données fiscales, économiques et financières des entreprises » lui ont permis de mettre au point un algorithme qui détermine le risque de difficultés pour l’entreprise. Déjà testé depuis un an, le projet « va être déployé sur l’ensemble du territoire début 2019, en lien avec d’autres services de l’État contribuant aussi à cette mission de soutien », précise la DGFiP.

Source : https://minefi.hosting.augure.com/Augure_Minefi/default.ashx?WCI=EmailViewer&id=05dc17c4-7d36-4ce1-9f3b-7816b299b3b9

 

Exploitants agricoles : bientôt un statut pour le conjoint qui travaille sur l'exploitation ?

Fiscalité
Exploitant agricole
11 FÉVRIER 2019

Dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), les sénateurs ont adopté un amendement présenté par le gouvernement qui étend aux chefs d'une exploitation ou d'une entreprise agricole le dispositif garantissant un statut aux conjoints d’entrepreneurs. Depuis le 1er janvier 2019, les chefs d'entreprises artisanales, commerciales ou libérales doivent obligatoirement déclarer un statut pour leur conjoint marié ou partenaire de Pacs qui travaille pour eux. Il existe trois statuts : « conjoint salarié » si le conjoint est rémunéré, « conjoint associé » s'il détient des parts de l'entreprise, « conjoint collaborateur » s'il n'est ni salarié, ni associé.

À défaut de déclaration, le statut de conjoint salarié est appliqué et l'entrepreneur est alors redevable des cotisations sociales. Le projet de loi Pacte prévoit d'étendre cette mesure aux collaborateurs agricoles, c'est-à-dire aux conjoints mariés, partenaires de Pacs, mais aussi aux concubins, travaillant pour le compte de l'exploitant agricole. Le vote du projet de loi Pacte au Sénat devrait avoir lieu le 12 février 2019. Il y a de grandes chances pour qu'il y est une seconde lecture. En conséquence, le texte devrait être définitivement adopté au printemps.

Source : http://www.senat.fr/enseance/2018-2019/255/Amdt_273.html

TPE-PME : les « petits patrons » apportent leurs propositions au Grand débat national

PME
TPE
11 FÉVRIER 2019

Alors que le Grand débat initié par Emmanuel Macron pour sortir de la crise des « Gilets jaunes » se poursuit jusqu’au 15 mars, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), qui représente les sociétés de moins de 250 salariés, a publié le 30 janvier 2019 un document de synthèse à partir des contributions recueillies au niveau national au sein de ses rangs. Ses 104 unions territoriales ont organisé, durant tout le mois dernier, des réunions auxquelles ont participé des dirigeants de très petites entreprises (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que des commerçants, des artisans et des professionnels libéraux.

Les rencontres ont porté sur quatre thématiques issues de la grande consultation nationale : la fiscalité, les services publics, la transition écologique et la citoyenneté. La CPME note que « la question du mille-feuille administratif arrive en tête des sujets de préoccupations ». Elle souligne que « la plupart » des dirigeants interrogés « préconisent de mettre fin aux doublons » entre les services de l’État et les collectivités territoriales. Autres sujets récurrents : « la traçabilité des impôts » et « la nécessité de corriger l'iniquité fiscale entre PME et grandes entreprises ». Sur la question de la citoyenneté, la prise en compte du vote blanc et la réforme du paritarisme sont activement réclamées.

Source : https://www.cpme.fr/upload/ftp/livret-cpme-grand-debat.pdf

TPE-PME : encore des progrès à faire en matière de cybersécurité

PME
TPE
04 FÉVRIER 2019

La Confédération des petites et moyennes Entreprises (CPME) a dévoilé le 22 janvier 2019 les résultats de son enquête sur la sensibilité, l'intérêt et les actions des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprise (PME) en matière de cybersécurité. Cette étude, menée en partenariat avec plusieurs partenaires spécialisés, a été réalisée auprès de 374 dirigeants d’entreprise. Il en ressort d’abord que 41% des TPE interrogées ont déjà subi une ou plusieurs attaques ou tentatives d'attaques informatiques, soit presque autant que les PME (44%).

Si les solutions de protection semblent relativement utilisées (91% des dirigeants sondés confirment la présence d’un logiciel antivirus sur leurs ordinateurs de bureau, 63% un pare-feu et 55% un antispam), les moyens mis en place pour assurer la sécurité du réseau d’entreprise sont bien moins complets (avec des taux respectifs de 73%, 66% et 42%). Plus inquiétant : la gestion des mots de passe. Seules 14% des entreprises interrogées expliquent changer les codes sur leurs ordinateurs de bureau au moins une fois tous les trois mois, quand un tiers 33% affirment les modifier peu régulièrement (entre six et douze mois). Et elles sont aussi 29% à le faire moins d’une fois par an. Autre enseignement guère rassurant : 17% seulement des sociétés questionnées sont assurées contre les attaques informatiques. La sensibilisation des salariés aux risques est plus répandue : 76% des entreprises s’y astreignent, dont 44% au moins tous les ans.

Source : https://www.cpme.fr/upload/ftp/enqute-cyberscurit-50-salaris.pdf

Chefs d’entreprise : les entreprises de proximité ont aussi leur « grand débat »

Profession libérale
Commerçant
04 FÉVRIER 2019

L’Union des entreprises de proximité (U2P), qui représente 2,8 millions d’artisans, de commerçants et de professionnels libéraux en France, a officiellement lancé le 29 janvier 2019 son « Grand débat des entreprises de proximité ». Cette initiative reprend le principe général de la consultation lancée par le gouvernement pour répondre à la colère et aux questions soulevées par les gilets jaunes. L’objectif vise à traiter plus spécifiquement les problématiques des entreprises de proximité, comme la fiscalité locale, la revitalisation des centres-villes et centres-bourgs, le pouvoir d’achat, l’égalité de traitement entre entreprises ou les besoins en compétences professionnelles.

Pas moins de quarante réunions locales sont prévues dans toute la France d’ici la fin du mois de février. Sur la page de son site Internet dédiée à cet événement, l’U2P invite les chefs d'entreprises à participer à ces rencontres, afin qu'ils puissent exprimer « leurs réalités quotidiennes, parfois proches de celles des gilets jaunes », de manière ensuite à « recueillir leurs revendications et propositions en vue de les présenter publiquement le 7 mars 2019 et de les transmettre au gouvernement ».

Source : https://granddebat.u2p-france.fr

Exploitants agricoles : très légère hausse des installations en 2017

TNS
Exploitant agricole
04 FÉVRIER 2019

Les installations de nouveaux chefs d’exploitation agricole sont légèrement reparties à la hausse en France en 2017, selon les statistiques publiées le 28 janvier 2019 par la Mutualité sociale agricole (MSA), le régime de sécurité sociale des salariés et non-salariés agricoles. Ce sont ainsi 14.319 nouveaux exploitants agricoles qui se sont installés il y a deux ans, soit 173 de plus qu'en 2016. Les deux-tiers (9.533) étaient âgés de moins de 40 ans, l'âge qui détermine le statut de jeune agriculteur et permet d'accéder aux aides européennes, qui ont augmenté de 3,1%.

La MSA note que contrairement aux années précédentes, les « installations tardives ne résultant pas d'un transfert entre époux » ont baissé de 4% en 2017. Elles ne représentaient à l’époque que 25,6% des installations réalisées, contre 27% l’année précédente. Les régions Corse et Centre-Val-de-Loire ont été les plus dynamiques, avec des hausses d’installation respectives de 44% et 19,4%. À l’inverse du Grand Est (-7,8%) et de la Bretagne (-7,5%), en net repli. La superficie moyenne par exploitation agricole a connu une augmentation : elle est passée de 64,4 hectares en 2016 à 65 hectares en 2017.

Source : https://statistiques.msa.fr/publication/les-installations-de-chefs-dexploitation-agricole-en-2017-infostat

Chefs d’entreprise : 66.500 micro-entreprises créées en France en 2018

Micro-entrepreneur
Création d’entreprise
04 FÉVRIER 2019

Dix ans après sa création, l’auto-entreprise a le vent en poupe. C’est ce qui ressort du baromètre statistique de la création d'entreprises en France au titre de l'année 2018, publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) le 29 janvier 2019. Sur les 691.000 sociétés créées l’an passé, 66.500 sont des micro-entreprises. Soit une progression de 28% par rapport à 2017. « Ce succès peut s'expliquer par les évolutions législatives entrées en vigueur depuis le 1er janvier 2018, et notamment le doublement des seuils de chiffre d'affaires permettant d'accéder au régime fiscal simplifié de la micro-entreprise », avancent les analystes.

Si la création d’auto-entreprises s’est fortement accrue dans le pays, c’est en Île-de-France que la progression a été la plus forte (une entreprise sur d’eux a été créée sous le régime de la micro-entreprise en 2018). Les plus fortes hausses concernent ensuite la Guyane (+35%) et la Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Normandie (+19%). Le secteur des transports et de l'entreposage (+68%) contribue le plus à la hausse globale. Il est suivi par les activités spécialisées, scientifiques et techniques. À noter enfin que la création d’entreprises individuelles a été le fait de 39% de femmes l’année dernière, un chiffre stable depuis 2015.

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3703745

Chefs d’entreprise : déclaration d'emploi de travailleurs handicapés (DOETH) avant le 1er mars

Chef d’entreprise
Réglementation
28 JANVIER 2019

Le site web de la télédéclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (Télé-DOETH) rappelle que les entreprises de vingt salariés et plus ont jusqu'au 1er mars 2019 pour déclarer les actions mises en œuvre l’année dernière en faveur de l'emploi des personnes handicapées. Deux solutions s’offrent aux sociétés concernées : par correspondance, en retournant le formulaire papier Cerfa qui leur a été adressé à l’Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées (Agefiph), soit via le service en ligne Télé-DOETH. Une entreprise non concernée jusque-là doit renvoyer le formulaire complété afin que l’Agefiph soit informée de sa situation.

Les entreprises d’au moins vingt salariés qui ne se conforment pas à l’obligation d’employer des personnes handicapées à hauteur de 6% de leur effectif doivent verser une contribution financière à l’Agefiph. À compter du 1er janvier 2020, toutes les entreprises, y compris les très petites entreprises (TPE), devront déclarer leurs mesures prises en faveur de l’emploi de travailleurs handicapés.

Source : https://www.teledoeth.travail.gouv.fr/teledoeth/

Infirmiers : les diplômés peinent plus qu’avant à trouver des débouchés

TNS
Profession libérale
28 JANVIER 2019

Une enquête rendue publique le 24 janvier 2019 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), qui dépend du ministère des Solidarités et de la Santé, révèle une insertion professionnelle de plus en plus compliquée pour les infirmiers. Alors que le nombre des nouveaux diplômés sortis des instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) a fortement augmenté entre 2010 et 2016 (il est passé d’un peu plus de 22.000 à près de 26.000 en 2016), la proportion des infirmiers en recherche d’emploi a bondi dans le même temps. Ils étaient 21.030 dans ce cas à la fin de l’année 2017, contre 8.060 sept ans plus tôt.

Les nouveaux diplômés ont plus de mal qu’avant à trouver des débouchés. La Drees indique que dans la promotion sortie des Ifsi en 2013 « 74% ont trouvé leur premier emploi en moins d'un mois, contre 85% des diplômés de 2007 ». La profession conserve toutefois une « qualité d'insertion plus favorable que la moyenne », relativise la Drees, qui précise que« trois ans après leur formation, 96% des infirmiers occupent un emploi ». Et de faire noter que trois ans après l’obtention de leur diplôme, les infirmiers libéraux gagnent en moyenne 28% de plus que ceux qui exercent comment salariés.

Source : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1099.pdf

Notaires : les taux 2019 de cotisation à la garantie de responsabilité professionnelle

Cotisation
Profession libérale
28 JANVIER 2019

Un arrêté du 15 janvier 2019, publié au Journal Officiel du 18 janvier 2019, fixe le montant de la cotisation due par chaque notaire au titre de la garantie collective de responsabilité professionnelle pour l'année en cours. Le texte précise que le taux de la cotisation, prévue à l'article 7 du décret du 29 février 1956, s'élève à « 0,25% de la moyenne de ses produits totaux réalisés au cours des années 2016 et 2017 ».

Il est par ailleurs indiqué dans l’arrêté que certains membres de la profession sont susceptibles d’être totalement exonérés : il s’agit de ceux dont la moyenne des produits totaux des années 2016 et 2017 est inférieure à 137.204 euros. D’autres peuvent bénéficier d’une décote allant de 25 à 50%, selon que la moyenne ne dépasse pas respectivement 176.231 euros et 157.022 euros. Chaque notaire est tenu de cotiser à la caisse de garantie collective, un dispositif unique en son genre chez les professions juridiques. Si besoin, la garantie collective intervient en complément de l’assurance responsabilité civile si celle-ci s’avère insuffisante pour couvrir un dommage.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038021095&dateTexte=&categorieLien=id

Chefs d’entreprise : plus de la moitié des patrons de PME-ETI comptent verser une prime à leurs salariés

Chef d’entreprise
PME
28 JANVIER 2019

Selon le dernier Observatoire des PME-ETI, diffusé le 24 janvier 2019, une majorité de patrons de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont donné ou envisagent de donner des primes à leurs salariés cette année. Ils sont ainsi 56% à opter pour ce mode de rémunération variable, selon cette enquête réalisée par l’institut OpinionWay pour le magazine Challenges et la Banque Palatine auprès de 302 dirigeants d’entreprises. Pour rappel, ils n’étaient que 42% à s’être prononcés en ce sens en 2018.

À la question « Avez-vous donné ou comptez-vous donner une prime à vos salariés pour 2018 ? », ils sont même plus d’un tiers (34%) à répondre qu’ils vont faire ce geste financier à destination de « tous les salariés ». Pour les auteurs de l’enquête, ce rebond massif constitue « un probable effet de la défiscalisation annoncée par l’exécutif ». Pour apaiser la colère des gilets jaunes, Emmanuel Macron a dévoilé le 10 décembre 2018 une série de mesures en faveur du pouvoir d’achat. Il a ainsi demandé aux entreprises de distribuer, avant le 31 mars 2019, une prime exceptionnelle défiscalisée pouvant atteindre 1.000 euros à leurs salariés ayant perçu moins de trois fois le Smic en 2018 (soit moins de 3.500 euros nets par mois.

Source : https://www.opinion-way.com/fr/component/edocman/opinionway-pour-banque-palatine-x-challenges-observatoire-de-la-performance-des-pme-eti-janvier-2019/viewdocument.html?Itemid=0

TPE-PME : un guide sur la protection des données personnelles

PME
TPE
21 JANVIER 2019

La Fédération française de l'assurance (FFA) a publié, le 14 janvier 2019 sur son site Internet, un guide pédagogique d’une trentaine de pages censé aider les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) à faire le point sur leurs obligations au titre du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et les risques encourus. « Ce document recense notamment les principales mesures de prévention à prendre pour assurer la sécurité du traitement des données personnelles », précise d’entrée la FFA, qui rappelle des statistiques selon lesquelles 79% des entreprises ont déclaré au moins une cyber-attaque en 2017 et que 77% de ces méfaits concernent des PME.

Dans la première partie de son document, la fédération qui représente la quasi-totalité des mutuelles et compagnies d'assurance implantées en France détaille notamment les risques encourus par l’entreprises en cas de violation de la réglementation européenne entrée en vigueur le 25 mai 2018 (atteinte à l’image et à la réputation, amende administrative, sanctions pénales, etc.). Une deuxième partie est plus spécifiquement consacrée à la mise en jeu de la responsabilité de la TPE ou de la PME. Enfin, dans la troisième partie, la FFA donne des clés aux entreprises pour mettre en place des mesures de prévention. Dans cette optique, elle se propose de les seconder à travers une garantie d’assurance qu’elle a mise en place à leur attention.

Source : https://www.ffa-assurance.fr/content/protection-des-donnees-personnelles-risques-encourus-et-assurance?parent=79&lastChecked=152

Chefs d’entreprise : les dirigeants ayant connu deux liquidations moins pénalisés

Chef d’entreprise
Décret
21 JANVIER 2019

Le 1er janvier 2019 a été marqué par la suppression du code « 050 » de la base de données du fichier bancaire des entreprises (FIBEN) de la Banque de France. Cet indicateur était attribué à un dirigeant d’entreprise qui a fait l’objet de deux jugements distincts de liquidation judiciaire au cours des cinq dernières années ou d’une sauvegarde suivie d'un plan depuis moins de trois ans. La mesure a pris effet conformément à un décret du 1er octobre 2018 qui modifie un article du Code monétaire et financier (CMF). Elle devrait à coup sûr favoriser les démarches auprès des banques des entrepreneurs qui ont rencontré des difficultés.

Une nouvelle étape est donc franchie, après la suppression en 2013 du fichage « 040 », l’indicateur de la Banque de France qui recensait les dirigeants ayant fait l'objet d'une liquidation judiciaire au cours des trois dernières années. Désormais, le FIBEN ne retient que deux catégories de dirigeants : ceux classés « 000 », pour lesquels il n’y a rien à signaler ou qui ont été frappés par une liquidation judiciaire il y a plus de cinq ans ; et ceux classés « 060 », ce qui correspond à trois liquidations judiciaires en cinq ans, à un jugement de faillite personnelle ou à une mesure d’interdiction de gérer.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000037457899

Exploitants agricoles : les taux de cotisation AT-MP 2019 dévoilés

Cotisation
Exploitant agricole
21 JANVIER 2019

Un arrêté publié le 16 janvier 2019 au Journal Officiel fixe les taux de cotisations dues cette année au titre du régime de l'assurance obligatoire des salariés agricoles contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Selon les productions de l’exploitation ou l’activité de l’entreprise pour laquelle les salariés sont embauchés, le taux varie de 0,20% à 11,36%. Le plus bas s’applique pour les employés des sociétés d'intérêt collectif agricole en électricité (Sicae). Le plus élevé concerne ceux du secteur du traitement de la viande (hors volailles) effectuant des opérations d’abattage, de découpe-désossage ou de conserverie.

En outre, le texte révèle la part des cotisations assignées à chacune des catégories de dépenses du régime. En 2019, les dépenses de gestion, de contrôle médical et d'action sanitaire et sociale représentent 7,60% de l’affectation globale. Le fonds national de prévention équivaut à 6,38% de l’ensemble, quand les avances accordées dans le cadre des conventions d'objectifs affichent une part de 0,70%. Les charges techniques représentent la plus grosse portion du montant des cotisations, puisqu’elles en constituent 85,32%.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038006991&dateTexte=&categorieLien=id

PME : deux nouvelles mesures pour améliorer la trésorerie des entreprises

TNS
PME
21 JANVIER 2019

Dans un communiqué publié le 16 janvier 2019, Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, relaie deux « mesures essentielles » prises par le gouvernement pour améliorer la trésorerie des petites et moyennes entreprises (PME) dans le cadre de l’innovation dans la commande publique. « En quadruplant le montant des avances versées par l’État aux PME titulaires de marchés publics et en baissant à 3% le taux maximal de la retenue de garantie financière, le besoin de trésorerie des PME sera diminué dès 2019 de 125 millions d’euros par an et d’ici 2022 de près de 175 millions d’euros par an », annonce-t-elle.

La secrétaire d’État rappelle que, conformément à un décret en date du 24 décembre 2018, une expérimentation de trois ans permet, depuis le 1er janvier dernier, aux acheteurs publics de passer des marchés négociés pour leurs achats innovants d’un montant inférieur à 100.000 euros. « De trop nombreux acheteurs demeurent réticents à s’engager dans des procédures de passation formalisées pour investir dans de nouvelles technologies, et se tournent vers des produits plus traditionnels », regrette-t-elle. « Une commande publique plus innovante sera (…) bénéfique pour nos services publics puisque les usagers seront les premiers bénéficiaires de ces solutions innovantes », prophétise pour conclure Agnès Pannier-Runacher.

Source : https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgccrf/presse/communique/2019/968-dossier-de-presse-commande-publique.pdf

Exploitants agricoles : les taux de cotisation AT-MP 2019 dévoilés

Cotisation
Exploitant agricole
21 JANVIER 2019

Un arrêté publié le 16 janvier 2019 au Journal Officiel fixe les taux de cotisations dues cette année au titre du régime de l'assurance obligatoire des salariés agricoles contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Selon les productions de l’exploitation ou l’activité de l’entreprise pour laquelle les salariés sont embauchés, le taux varie de 0,20% à 11,36%. Le plus bas s’applique pour les employés des sociétés d'intérêt collectif agricole en électricité (Sicae). Le plus élevé concerne ceux du secteur du traitement de la viande (hors volailles) effectuant des opérations d’abattage, de découpe-désossage ou de conserverie.

En outre, le texte révèle la part des cotisations assignées à chacune des catégories de dépenses du régime. En 2019, les dépenses de gestion, de contrôle médical et d'action sanitaire et sociale représentent 7,60% de l’affectation globale. Le fonds national de prévention équivaut à 6,38% de l’ensemble, quand les avances accordées dans le cadre des conventions d'objectifs affichent une part de 0,70%. Les charges techniques représentent la plus grosse portion du montant des cotisations, puisqu’elles en constituent 85,32%.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038006991&dateTexte=&categorieLien=id

PME : deux nouvelles mesures pour améliorer la trésorerie des entreprises

TNS
PME
21 JANVIER 2019

Dans un communiqué publié le 16 janvier 2019, Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, relaie deux « mesures essentielles » prises par le gouvernement pour améliorer la trésorerie des petites et moyennes entreprises (PME) dans le cadre de l’innovation dans la commande publique. « En quadruplant le montant des avances versées par l’État aux PME titulaires de marchés publics et en baissant à 3% le taux maximal de la retenue de garantie financière, le besoin de trésorerie des PME sera diminué dès 2019 de 125 millions d’euros par an et d’ici 2022 de près de 175 millions d’euros par an », annonce-t-elle.

La secrétaire d’État rappelle que, conformément à un décret en date du 24 décembre 2018, une expérimentation de trois ans permet, depuis le 1er janvier dernier, aux acheteurs publics de passer des marchés négociés pour leurs achats innovants d’un montant inférieur à 100.000 euros. « De trop nombreux acheteurs demeurent réticents à s’engager dans des procédures de passation formalisées pour investir dans de nouvelles technologies, et se tournent vers des produits plus traditionnels », regrette-t-elle. « Une commande publique plus innovante sera (…) bénéfique pour nos services publics puisque les usagers seront les premiers bénéficiaires de ces solutions innovantes », prophétise pour conclure Agnès Pannier-Runacher.

Source : https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgccrf/presse/communique/2019/968-dossier-de-presse-commande-publique.pdf

Chef d’entreprise : le régime social applicable aux contrats d’apprentissage a changé

Cotisation
Chef d’entreprise
14 JANVIER 2019

Dans une publication sur son site internet en date du 26 décembre 2018, l’Union de recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’allocations familiales (Urssaf) a égrené la liste des modifications qui impactent les contrats d’apprentissage depuis le 1er janvier 2019. « L’exonération de cotisations patronales applicable aux rémunérations versées aux apprentis est supprimée » à compter de cette date pour les employeurs du secteur privé, indique l’organisme. « En contrepartie, ces rémunérations pourront donner lieu à l’application de la réduction générale de cotisations étendue aux cotisations de retraite complémentaire et d’assurance chômage, à déclarer selon les mêmes modalités que celles prévues pour l’ensemble des salariés », ajoute l’Urssaf.

Toujours selon cette publication, la rémunération de l'apprenti est exonérée de la totalité des cotisations salariales d'origine légale et conventionnelle, mais dans la limite d'un plafond fixé par décret. La part de rémunération inférieure au plafond d’exonération et la part versée au-delà de ce même plafond sont à déclarer sur des codes type de personnel (CTP) distincts rappelés par l’Urssaf.

Source : https://www.urssaf.fr/portail/home/actualites/toute-lactualite-employeur/reforme-de-dispositifs-specifiqu.html

PME : la facturation électronique pour les marchés publics est désormais obligatoire

PME
Réglementation
14 JANVIER 2019

Depuis le 1er janvier 2019, les petites et moyennes entreprises (PME) ont l’obligation d’adopter la dématérialisation des factures pour les contrats conclus avec l'État, les collectivités locales et les établissements publics. Après les grandes entreprises de plus de 5.000 salariés en 2017, puis les entreprises de taille intermédiaire (ETI) de 250 à 5.000 salariés en 2018, c’est au tour des sociétés employant de 10 à 250 salariés d’adresser leurs demandes de paiement par voie électronique aux acheteurs publics.

Pour faciliter l’arrivée des PME dans le dispositif, l’Agence pour l’informatique financière de l’État (AIFE) a renforcé l’offre d’accompagnement à travers la plateforme Chorus Pro. Cet outil permet, quel que soit l’interlocuteur public, l’envoi sécurisé et gratuit des factures. Celles-ci doivent être déposées sous format PDF. Le portail permet de suivre en temps réel le traitement des factures jusqu’à leur paiement. A noter : à partir du 1er janvier 2020, l’obligation de recourir à une facture électronique s’appliquera également aux très petites entreprises (TPE) de moins de 10 salariés.

Source : https://communaute.chorus-pro.gouv.fr/emetteur-de-factures-electroniques

Chef d’entreprise : le montant de l’abattement fiscal des contrats courts fixé à 624 euros

Fiscalité
Chef d’entreprise
14 JANVIER 2019

Dans une actualité au Bulletin officiel des Finances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) du 28 décembre 2018, l’administration fiscale a confirmé la nouvelle valeur de l’abattement applicable aux contrats courts depuis le 1er janvier 2019. Pour rappel, des dispositions particulières s’appliquent pour ces contrats (CDD de deux mois ou moins, mission d’intérim dont le terme minimal est inférieur à deux mois…) dans le cadre du prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu (IR) entré en vigueur le premier jour de cette année.

Pour éviter que le barème du taux neutre (aussi appelé « taux par défaut » ou « taux non personnalisé ») ne les pénalise, les salariés concernés bénéficient d’un abattement correspondant à la moitié du montant mensuel net imposable du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic). Avec un Smic net imposable d’un montant de 1.247,55 euros en vigueur au 1er janvier 2019, les services fiscaux ont donc fixé l’abattement à 624 euros (la moitié de 1.247,55 euros).

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/ext/pdf/createPdfWithAnnexePermalien/BOI-BAREME-000037-20181228.pdf?doc=11255-PGP&identifiant=BOI-BAREME-000037-20181228

Chefs d’entreprise : un dispositif de réduction générale des cotisations transitoire en 2019

Cotisation
Chef d’entreprise
14 JANVIER 2019

Un décret d’application de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2018, publié le 30 décembre 2018 au Journal Officiel, fixe les nouvelles valeurs maximum du taux de la réduction générale des cotisations et contributions à la charge des employeurs (ex-réduction Fillon) pour 2020, ainsi que les valeurs transitoires applicables en 2019. Outre les modalités de limitation de ce taux maximum, le texte précise les conditions d’imputation de la réduction sur les cotisations, compte tenu du fait que ces cotisations sont recouvrées par plusieurs organismes (régime général de la Sécurité sociale, régime agricole, régime des clercs et employés de notaires, régime des mines, régime des marins).

Le renforcement de la réduction générale de cotisations patronales fait notamment suite à la suppression du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). Pour les entreprises concernées, le renforcement de la réduction générale de cotisations patronales intervient en deux temps cette année. Durant la période allant du 1er janvier au 30 septembre 2019, elle est étendue aux cotisations patronales de retraite complémentaire obligatoires (Agirc-Arrco). La réduction sera élargie à la contribution patronale d’assurance chômage (taux à 4,05%) pour les périodes d’activité courant du 1er octobre au 31 décembre prochains.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037884638&dateTexte=&categorieLien=idagriculteurs