L’assurance vie est plébiscitée par les épargnants français. À juste titre, tant ce placement cumule les avantages.
Introduction
Dans un contexte de taux d’intérêt fluctuants et de variations de l’inflation, les Français recherchent plus que jamais des placements capables de valoriser l’épargne sur le long terme, tout en tenant compte des risques. Dans ces conditions, l’assurance vie reste-t-elle un bon choix aujourd’hui ?
La réponse est affirmative, tant ce placement présente de nombreux atouts : il permet d’effectuer des versements et des retraits à tout moment, il donne accès à plusieurs types de supports d’investissement, il peut proposer une garantie sur le capital, et il offre une fiscalité avantageuse. C’est donc l’enveloppe idéale pour financer ses projets de vie.
On comprend pourquoi avec 20 millions de souscripteurs, 57 millions de contrats et plus de 2.000 milliards d’euros d’encours, l’assurance vie représente plus de la moitié (52%) de l’épargne financière de nos compatriotes, selon les données de France Assureurs. De quoi confirmer son rang de « placement préféré des Français ».
L’assurance vie : un placement souple et adaptable
Des versements libres ou programmés
Vous pouvez alimenter votre contrat d’assurance vie quand vous le souhaitez et de la somme que vous voulez. Vous avez la possibilité d’effectuer des versements libres, c’est-à-dire ponctuels. Vous pouvez également opter pour des versements programmés : vous mettez en place un virement automatique de votre compte bancaire à votre contrat d’assurance vie en choisissant le montant et la périodicité. Vous pouvez stopper vos versements programmés à tout moment. Des frais peuvent être prélevés sur vos versements (de 0% à 5% maximum).
Un accès à différents supports
Dans le cadre d’un contrat d’assurance vie multisupports, vous avez accès à deux types de supports d’investissement : le fonds en euros et les unités de compte (UC*).
Le support en euros correspond à l’actif général de l’assureur. Vous n’avez donc pas la main sur sa composition. Le fonds euros présente deux gros avantages : le capital (les versements cumulés) est garanti par l’assureur et les intérêts annuels sont définitivement acquis grâce à « l’effet cliquet ». Vous êtes ainsi sûr de pouvoir récupérer votre mise quelle que soit l’évolution des marchés financiers et, si vous n’effectuez pas de rachat, vous pouvez bénéficier des intérêts composés (les intérêts génèrent eux-mêmes des intérêts).
Par le biais des UC*, vous pouvez décider de l’allocation d’actifs de votre contrat d’assurance vie. Vous pouvez, en effet, loger dans vos unités de compte des parts de fonds actions (composés d’actions d’entreprises cotées en Bourse), de fonds obligataires (constitués d’obligations), de fonds monétaires (titres de dettes à court terme), de fonds immobiliers (SCPI, OPCI, SC-UC), de fonds indiciels (ETF) ou encore de fonds de « private equity » (titres d’entreprises non cotées). Grâce aux UC*, vous pouvez augmenter le potentiel de rendement de votre contrat d’assurance vie.
En revanche, les unités de compte* n’offrent pas de garantie sur le capital. En cas de baisse des marchés, vous pouvez enregistrer une perte. Cette moins-value demeurera, toutefois, « latente » (virtuelle) tant que vous ne procéderez pas à un rachat.
Une gestion libre ou pilotée
Les contrats d’assurance vie proposent plusieurs modes de gestion. Les deux principaux sont la gestion libre et la gestion pilotée. Avec la première, vous gérez librement le portefeuille de votre assurance vie : c’est vous qui décidez de l’allocation d’actifs de votre contrat et qui réalisez les opérations, notamment d’arbitrage (transfert de capitaux du fonds euros dans une UC, ou inversement).
Avec la gestion pilotée, vous déléguez la gestion de votre contrat d’assurance vie à un professionnel. Celui-ci s’occupera de la répartition des actifs de votre contrat selon votre profil d’investisseur déterminé lors de la souscription. Ce profil prend en compte notamment votre capacité d’épargne, vos objectifs, votre horizon de placement, vos connaissances financières et votre appétence au risque (votre niveau d’acceptation d’une moins-value en contrepartie d’un rendement potentiellement plus élevé).
Les assureurs proposent au moins trois profils d'investisseurs : le profil « prudent », le profil « équilibré » et le profil « dynamique ».


Une fiscalité avantageuse à long terme
Une imposition allégée après huit ans
Dès lors que vous avez ouvert votre contrat d’assurance vie depuis plus de huit ans et que le cumul de vos versements non rachetés, au 31 décembre de l’année précédent votre rachat ne dépasse pas 150 000 €, les gains (intérêts annuels du fonds en euros, plus-values des unités de compte) ne sont plus soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30% (12,8% au titre de l’impôt sur le revenu + 17,2% au titre des prélèvements sociaux), mais à un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) de seulement 7,5%. En y ajoutant les prélèvements sociaux, on arrive à une taxation globale de 24,7% (7,5% de PFL + 17,2% de PS), inférieure au 30% du PFU, plus couramment appelé « flat tax ».
Un abattement annuel sur les gains après huit ans
Toujours après huit ans de détention, les gains issus des rachats sont exonérés d’impôt sur le revenu à hauteur de 4.600 euros par an pour les personnes célibataires ou de 9.200 euros par an pour les personnes mariées ou pacsées qui déclarent leurs revenus en commun avec leur conjoint ou partenaire de PACS. Ainsi, le PFL à 7,5% ou à 12,8% s’applique uniquement sur la fraction des gains supérieure à l’abattement fiscal annuel. Les prélèvements sociaux continuent, quant à eux, de s’appliquer sur l’ensemble des gains sans possibilité d’appliquer un abattement.
Une imposition à la « flat tax » ou au barème progressif avant huit ans
Si vous avez souscrit votre contrat d’assurance vie depuis moins de huit ans, les gains issus de vos rachats sont assujettis au PFU à 30%. Toutefois, au lieu de cette « flat tax », vous avez la possibilité d’opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option est plus favorable si vous êtes dans les deux premières tranches marginales d’imposition (TMI) de 0% (exonération) ou de 11%.
Une transmission facilitée hors succession
L’assurance vie est considérée comme étant « hors succession ». Cela signifie que vous pouvez, par le biais de la clause bénéficiaire intégrée dans votre contrat, désigner la ou les personnes de votre choix (et non vos héritiers comme votre conjoint et/ou vos enfants) qui percevront les capitaux à votre décès. Vous ne pouvez, toutefois, pas utiliser l’assurance vie pour déshériter vos enfants qui recevront obligatoirement une part de votre patrimoine. Cette « réserve héréditaire » correspond à la moitié de vos biens en présence d’un enfant, aux deux tiers avec deux enfants ou au trois-quarts avec trois enfants ou plus.
Par ailleurs, la fiscalité de l’assurance vie est particulièrement avantageuse en cas de succession. À votre décès, les capitaux issus de vos versements (ou « primes ») effectués avant vos 70 ans ainsi que les produits issus de ces primes sont transmis en franchise d’impôt à hauteur de 152.500 euros pour chacun de vos bénéficiaires désignés. L’abattement tombe à 30.500 euros et est partagé par les bénéficiaires pour les capitaux issus des primes versées après vos 70 ans. Vous avez donc intérêt à alimenter votre contrat d’assurance vie avant votre 70ème anniversaire.
Un outil efficace pour préparer des projets de vie
Constitution d’un capital
Sous l’effet des intérêts annuels du fonds en euros et des plus-values des unités de compte*, votre épargne logée dans votre contrat d’assurance vie devrait fructifier au fil du temps. L’objectif est de vous constituer un capital plus important à moyen ou long terme.
Financement des études, achat immobilier, complément de revenus à la retraite
Votre assurance vie peut vous servir à acquérir votre logement, à financer les études supérieures de vos enfants ou encore à investir dans l’immobilier locatif. Vous pouvez également mettre en place des rachats programmés à votre départ à la retraite pour compléter vos pensions de vieillesse. Certains contrats proposent une sortie en rente viagère (une somme d’argent calculée en fonction de l’épargne constituée et de votre espérance de vie, et versée régulièrement jusqu’à votre décès).
Anticipation de la succession
Comme vu précédemment, l’assurance vie constitue un bon outil pour anticiper votre succession. Vous pouvez désigner librement la ou les personnes qui toucheront les capitaux de votre contrat en étant peu, voire pas, imposées.
Pourquoi l’assurance vie reste compétitive aujourd’hui
Résilience face aux marchés financiers
Investir sur le fonds euros au par l’intermédiaire de l’assurance vie permet de se protéger en partie des fluctuations des marchés boursiers. Même en cas de baisse de ces marchés, vous êtes assuré de récupérer le cumul de vos versements sur le fonds en euros. En outre, les intérêts sur ce support sont définitivement acquis, quoi qu’il arrive.
Enfin, vous pouvez, grâce aux unités de compte*, investir sur d’autres marchés, comme l’immobilier ou le non coté.
Rééquilibrage entre fonds euros et unités de compte
Par le biais des arbitrages, vous pouvez rééquilibrer l'allocation d’actifs de votre contrat d’assurance vie.
Comparaison avec les autres placements
| Placement | Liquidité | Sécurité | Diversification | Rendement | Fiscalité |
| Assurance vie | Versements et retraits à tout moment | Capital garanti sur le fonds euros, pas de garantie sur les UC | Oui (investissement possible dans les actions, les obligations, le monétaire, l’immobilier, le non coté) | 2,6% en moyenne pour le fonds euros en 2024 | Abattement annuel de 4.600 euros pour les célibataires ou de 9.200 euros pour les couples mariés ou pacsés après huit ans de détention |
| Livret A | Versements et retraits à tout moment | Capital garanti | Non | 1,7% depuis le 1er août 2025 | Exonération d’impôt et de prélèvements sociaux |
| Plan d’épargne en actions (PEA) | Versements et retraits à tout moment | Pas de garantie sur le capital | Non (investissement uniquement dans les actions françaises et européennes) | Dépend de la composition du portefeuille | Exonération d’impôt après cinq ans de détention (mais assujettissement aux prélèvements sociaux) |
| Plan d’épargne retraite (PER) | Blocage des capitaux jusqu’à la retraite | Capital garanti sur le fonds euros, pas de garantie sur les UC | Oui (investissement possible dans les actions, les obligations, le monétaire, l’immobilier, le non coté) | Taux moyens non communiqués | Déduction des versements volontaires du revenu imposable |
| Immobilier locatif | Faible liquidité | Pas de garantie sur le capital | Non | Variable selon le niveau de loyer et les charges | Revenus fonciers imposables |
Conclusion
L’assurance vie dispose de nombreuses forces clés : la liquidité, la sécurité (garantie sur le capital du fonds en euros), la variété des actifs, la rentabilité et une fiscalité avantageuse au-delà de huit ans de détention et en cas de succession. Ce placement est intéressant quelle que soient la capacité d’épargne et la stratégie patrimoniale choisie.
Le plus simple est de prendre rendez-vous avec un conseiller AGIPI. Ce professionnel pourra vous aider à calibrer vos versements, à choisir votre mode de gestion et à déterminer l’allocation d’actifs de votre contrat d’assurance vie en fonction de votre profil d’investisseur et de vos objectifs.
* Les montants investis sur les supports en unités de compte sont sujets à des fluctuations à la hausse comme à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers, d’où un risque de perte en capital.